19 juillet 2019

Un peu de temps sur le vélo …

 

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C’est parti, juste une lueur devant toi qui va te guider pendant quelques heures …

Mercredi 17 juillet, 0h00 ou presque, bords du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds. Philippe m’a transporté jusque-là, j’équipe le vélo, sacoches, éclairages, je donne le premier coup de pédale d’une longue journée dont l’objectif est d’arriver à Oléron …
Presque 430 kilomètres prévus, 350 effectifs sur le vélo, objectif quand même atteint pour moi, je vais vous raconter tout cela …

Comme prévu, pas grand monde le long du canal de nuit : des rats, des ragondins, des échassiers, des chouettes dont une superbe effraie, des lapins, des hérissons, deux gars couchés à même le sol en bord de piste enroulés dans une couverture, vélo couché, quelques cartons, un peu de lumière auprès des maisons des environs, quelques lumières sur les nombreux bateaux arrêtés en bord de canal ou dans les ports, des jeunes qui fument quelques herbes tard dans la nuit ou vraiment très tôt le matin à Agen, des tentes posées par-ci par-là, des aires de camping-cars en sommeil, deux ou trois voitures dont les occupants semblent bien occupés, Versailles à Golfech, des poissons bruyants, des chats, des quais de gare déserts, des usines qui tournent 24/24 on dirait toutes seules, des terrasses de restaurants éclairées désertes,  …

 

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Gestion du temps et de l’effort, je roule à 25-26 au départ pour ne pas trop me cramer et tenir quand même (à mon niveau) un bon rythme, j’étais parti sur du 23 de moyenne sur l’ensemble du parcours, sans compter les arrêts, soit 18 heures effectives à pédaler … Sous réserve que le vent ne soit pas trop défavorable … Dans ce cas, je pouvais rajouter au moins 2 heures de plus.

Le vent … Je vais en parler de suite car il s’est invité assez tôt au voyage, dès Moissac, défavorable bien sûr, souvent de face, assez fort en Gironde puis en Charente-Maritime, voilà pourquoi je n’ai pas fait le total du parcours sur le vélo, n’allons pas trop vite, prenons le temps, je vais vous raconter.

Rouler de nuit est particulier, je l’ai fait en pleine nature, en montagne, seul, accompagné ou sur des raids, mais le long du canal une atmosphère bien particulière imprègne les lieux, même quand l’activité ou la présence humaine sont proches … Cette nuit j’étais accompagné d’une belle Lune quasiment pleine, j’aurais pu rouler – en tout cas sur les portions dégagées – sans lumière, je l’ai d’ailleurs fait quelques minutes.
Rouler seul et longtemps est aussi particulier, je ne l’avais jamais fait sur une si longue distance et aussi longtemps de nuit, le temps peut passer assez vite, cela a été le cas jusqu’à Agen.

 

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Golfech, c’est Versailles : les quais de canal éclairés comme en plein jour, des lampadaires partout, un pont tout de bleu éclairé, la centrale illuminée, c’est Versailles … Une centrale, c’est pas beau, c’est pas bon, je ne vais partir dans les discours sur le bon ou pas bon du nucléaire, il faut que nos politiques prennent leurs responsabilités et des décisions cohérentes pour l’avenir et donnent aussi aux gens les moyens d’enclencher la transition énergétique … Tout ça pour dire que malgré tout, j’ai trouvé beau ce 100 % industriel de nuit, comme j’ai trouvé beaux ce quai de gare désert ou cette usine semblant fonctionner toute seule …

Je roule régulièrement le long de ce canal au moins jusqu’à Montech, j’aime beaucoup le site de la pente d’eau même s’il est abandonné, ce qui est bien dommage.

http://www.ville-montech.fr/cote-tourisme/presentation/la-pente-deau/

Et j’ai roulé avant ce voyage par deux fois plus loin, de nuit jusqu’à Agen avec Dominique et de jour l’an dernier pour mon voyage en 3 étapes vers Oléron jusqu’au bout du canal à Castets-en-Dorthe.

Ce canal, prolongement du canal du Midi vers l’Océan, relève tout de même d’un sacré défi ! Et que dire des ponts-canaux dont le plus long est celui d’Agen, magnifiquement entretenu. Drôle d’impression de nuit, même s’il est très joliment éclairé, de rouler sur celui-ci entre canal et Garonne dans le noir juste à droite plus bas, impression de vide même s’il y a une bordure en dur …
Tout le bord du canal est aménagé en cyclable, plus ou moins bien bitumée, on change juste de rive régulièrement, le lien avec la Garonne est ténu puisque qu’on la borde plusieurs fois et la dernière écluse à Castets-en-Dorthe ouvre les portes à la Garonne et un peu plus loin l’océan … Mais nous n’y sommes pas encore.

 

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Le vent a commencé à se montrer présent dès Moissac et même si le canal est souvent bordé d’arbres, je le sentirai bien, défavorable …

Fin de nuit entre Agen et Castets-en-Dorthe, environ 80 kilomètres, un peu dur, bonne occupation : compter les ponts qui enjambent le canal. Il y en a un tous les kilomètres environ (tout au long du canal en fait), et contrairement à tous ceux rencontrés plus tôt, on ne passe pas dessous, ce qui me fait affirmer qu’il y du dénivelé le long du canal, et je vais en faire rigoler certains ou beaucoup en écrivant cela … Mais multiplie le nombre de ponts par le nombre de fois où tu vas prendre ces quelques mètres et tu verras que cela commence à faire …
Et chaque pont a son nom et sa commune, je peux dire que Bruch, par exemple, dont la population ne doit pas être trop élevée, est un commune étendue, je ne sais combien de ponts en dépendent … Ou alors, j'ai eu cette impression car la vitesse moyenne avait cruellement chuté sur cette portion ...

 

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Très beau lever de soleil sur le Lot-et-Garonne, les communes se réveillent, les magasins lèvent leurs devantures, les cafés et restaurants en bord de canal reprennent vie, les propriétaires ou employés nettoient les restes de la soirée précédente pour préparer la journée à venir …
Chocolat au lait pris au premier resto trouvé ouvert, à Castets-en-Dorthe, après cette portion de 80 bornes et avant de prendre les petites ou plus grosses routes vers Bordeaux. Un peu plus loin, un pain aux raisins et un coca.

De jolies communes traversées, Buzet-sur-Baïse, Daumazan ou le Mas d’Agenais, Caumont-sur-Garonne, et d’autres. De nombreux aménagements ont été faits pour accueillir les touristes ou permettre aux voyageurs, notamment en vélo, de faire halte et dormir.

 

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Premier point sur l’horaire, je ne dois pas oublier, cela aura son importance par la suite, que je dois prendre le bateau au Verdon, en Pointe de Grave et donc je ne dois pas trop tarder, je suis en retard sur mon horaire et ai rendez-vous sur les quais de Garonne à Bordeaux, Place des Quinconces, avec notre cousine Christiane, amatrice elle aussi de vélo. Le temps se rappelle donc à moi dans ce périple dont il est un des sujets : prendre du temps, prendre le temps nécessaire, passer du temps. Il va quand même falloir faire avec.
Sur le vélo, le temps prend une autre dimension, mais cette fois encore une barrière horaire s’impose (si je loupe le bateau, je dois redescendre jusqu’à Bordeaux, ou dormir sur place, je ne me suis pas équipé pour cette éventualité). Le temps commence donc à me rattraper, je vais relancer un peu la machine, tomber 2 dents, beaucoup moins sortir l’appareil photo tout en gardant la boîte à souvenirs naturelle bien ouverte. Et le problème avec le vent, quand tu l’as dans la tronche, que tu n’es pas abrité et que tu es tout seul (essaye de te mettre dans ta roue, ça marche pas, j’ai essayé), c’est qu’il souffle et te ralentit méchamment, tu perds facilement 10 km/h pour la même énergie …

J’aime le vin, avec modération bien sûr, et comme l’an dernier, je vais prendre plaisir à traverser ces terres de vignobles aux noms prestigieux : Sauternes, Barsac, Cadillac (rive droite), Graves, Pessac-Léognan, Haut-Médoc, Margaux, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, etc. De superbes châteaux s’offrent à la vue.

J’arrive rapidement sur l’agglomération bordelaise. C’est grand Bordeaux … J’ai failli ne pas sortir de Bègles : je tombe sur un rond-point où toutes les accès donnent sur des voies rapides interdites aux deux roues non motorisés, gag … Je prends le seul accès possible qui donne sur une zone commerciale, passe derrière 2 ou 3 bâtiments et retrouve enfin mon chemin.
13 heures passées quand je m’arrête sur les quais de Garonne à Bordeaux, en bout de la Place des Quinconces pour manger et passer un petit moment avec Christiane qui m’a apporté aussi de quoi me ravitailler : barres et eau. Merci !
Bordeaux est une très belle ville, venant d’un Toulousain le compliment a sa valeur ! Les quais de Garonne ont été très joliment rénovés, mis en valeur. Très joli le miroir d’eau, point incontournable d’une visite.

 

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(Merci Christiane pour cette belle photo du miroir d'eau)

 

 

 

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Je fais un point horaire avant de repartir : le chemin est encore long jusqu’à la Pointe de Grave, et le moindre pépin mécanique pourrait compromettre mon passage de l’estuaire (la troisième option, traverser à la nage, étant impossible malgré mes qualités quasi-exceptionnelles de nageur, ayant gagné à la nage mon surnom de « fer à repasser »), je choisis de pousser jusqu’à Lamarque après Marsac, un bac en part pour rallier Blaye, j’y serai rapidement et aviserai ensuite en descendant rive droite jusqu’à Royan, quitte à demander à Sylvie de venir me chercher si le vent persiste …

Les deux rives de la Gironde sont magnifiques, j’ai voisiné les îles du Nord à proximité du confluent Garonne-Dordogne.

Et belle surprise en arrivant sur la commune de Macau, à une quinzaine de bornes du port Lamarque. Et aide appréciable et appréciée. Je peux le révéler dans ces lignes, ça va faire le buzz dans le monde du cyclisme : une équipe continentale à prétention World Tour italo-berrichonne ou berricho-italienne est en train de se monter avec quelques jeunes espoirs très talentueux et d’anciens pros encore bien en cannes. Cette équipe était dans le coin pour un premier regroupement sportif et touristique. Bus, voitures, mécanos, une belle organisation. Et là, incroyable, la directrice sportive (car c’est une femme) me reconnaît. « C’est bien vous Thierry du Cyclerit et d’À deux c’est encore mieux ? On suit votre blog régulièrement ! ». Là, je me dis que j’ai un avenir là-dedans … Nom de l’équipe : « Bella-mama y papa ».

J’ai oublié de vous dire que ma chère et tendre était un peu inquiète de ce périple nocturne puis diurne, mon paternel aussi … C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait acquérir ma balise satellite qui m’accompagne dans mes balades à vélo quand je suis seul, elle propose un suivi en temps réel et permet de faire appel aux secours même en zone non couverte par le réseau téléphonique, et il y en a !
J’avais aussi promis à mon paternel de couper le périple en deux étapes : Toulouse-Bordeaux le matin et Bordeaux-Oléron l’après-midi, cela ne l’avait pas convaincu …
Qui vois-je donc à Macau en bord de route : mon père et Marie-Aimée … Belle surprise ! Je m’arrête bien sûr, les remercie d’avoir fait tout ce chemin juste pour voir un mec tout seul passer sur une petite route de Gironde à un rythme bien inférieur aux cadences des compétiteurs et des professionnels … Comme ils sont là tous les deux, je vais pousser jusqu’à la Pointe de Grave avec eux, transporté, pour les 70 kilomètres qui restent pour prendre le ferry là-bas et poursuivre mon périple.
Nous rallions donc Le Verdon-sur-Mer et la Pointe de Grave où je pourrai prendre le bateau largement dans les temps. Un point pour moi face au temps, je suis allé plus vite que lui ! J'ai remonté le temps !

 

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Traversée de ce beau territoire du Médoc avec ses châteaux somptueux, le territoire est prospère.

 

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Très jolie, cette Pointe de Grave où la Gironde rejoint l’océan. On distingue bien la rive droite avec Royan juste en face.

 

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Je prends donc le bateau au Verdon-sur-mer à 18h10, comme prévu initialement mais plus tôt que prévu malgré le temps passé et en remerciant comme il se doit mes deux directeurs sportifs.
Gros ferry, pouvant accueillir des camions, des voitures, des vélos (c’est gratuit pour les vélos) et leurs passagers ou usagers pour traverser la Gironde entre Grave et Royan, moins de 4 euros pour la traversée, ce n’est vraiment pas onéreux.
J’accoste à Royan, j’appelle Sylvie pour lui dire que tout va bien, depuis Bordeaux mon téléphone indique que la batterie n’est pas loin d’être déchargée, je l’utilise avec parcimonie. Je vais essayer de terminer mon périple sur le vélo, il reste une cinquantaine de bornes à couvrir, si besoin j’appellerai Sylvie qui viendra me chercher.

Vous ai-je déjà parlé de ces cyclistes que je croise régulièrement, en général le dimanche (d’où l’expression à venir) sans aucun équipement mais qui n’ont pas oublié leur téléphone, arrêtés au bord de la route suite à une crevaison ou un petit pépin technique et qui appellent à la maison pour qu’on vienne les chercher … Cyclistes du dimanche ! Vous pourrez toujours m’appeler, je ne viendrai pas ! Tu ne pars pas rouler sans un minimum d’équipement. Sur ce parcours, j’ai roulé avec mes deux sacoches, la sacoche de cadre (pas de sac à dos) et de l’équipement nécessaire : vêtements, 3 batteries pour la nuit au cas où (j’en utiliserai deux, la troisième pourrait servir le soir), un éclairage de rechange, deux éclairages arrières, un litre d’eau en plus des deux bidons, des barres, une petite pharmacie, un minimum d'outillage, etc. Le vélo était un peu chargé, pas autant que si j’étais parti pour un parcours avec bivouac, même si j’ai un équipement léger pour. J’ai croisé quelques cyclistes en itinérance.

Je pars de Royan pour quelques deux heures et demie de route, le vent n’ayant pas freiné sa fougue et le terrain étant plutôt dégagé.
Je vais chercher les bords de Seudre, ce coin est aussi superbe, avec ses marais, ses claires, ses prés dans les marais, etc. Direction La Tremblade, le pont sur la Seudre, Marennes et Oléron.
J’ai déjà parlé de ce clocher de Marennes que tu vois au loin et que cela n’en finit pas de le rejoindre …

Le vent a eu raison du cycliste, et je trouvais que j’avais quand même pas mal réussi mon truc, j’ai donc appelé Sylvie qui est venue me chercher à La Tremblade avec Bastien pour finir, sans déshonneur, mon parcours.

 

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Un grand merci au paternel, à Marie-Aimé, à mon épouse et mes enfants, à mes amis, à Philippe et Christiane, pour les encouragements et l’aide apportée.
J’ai d’autres projets en tête, j’ai du temps devant moi même si je n’ai pas les commandes de l’horloge, on en reparlera, avec toujours cet objectif à très long terme, mais le temps en décidera vraiment même si j’ai quelques cartes à lui jouer, ce record de l’heure détenu par Monsieur Robert Marchand.

Quand même 350 kilomètres parcourus, 30 heures éveillé depuis la petite sieste de la veille après-midi, plus de 18 heures effectives de vélo, je n’avais pas besoin de passer dans le rouge pour ces quelques 15 derniers kilomètres, et j’avais déjà passé le pont sur le vélo l’an dernier en fin de voyage de 3 jours.
Un petit défi personnel relevé, pas grand chose par rapport à beaucoup d'autres choses ...
30 heures … Certaines professions sont confrontées à cela, on nous en parle dans les médias pour la police, les hôpitaux, etc. Danger ! Même si ces personnes sont très consciencieuses, ce n’est pas possible de garder une vigilance nécessaire au bon exercice du métier dans de telles conditions … Danger pour elles et pour les autres ...
En forme le lendemain, pas grillé, pas mal aux jambes, un peu de raideur quand même, prêt à rouler pour faire un peu de garnotte sur cette belle île d’Oléron ; je vous invite d’ailleurs à lire tout ce que j’ai déjà publié sur le sujet.

Et toujours le chapeau bas aux cyclistes professionnels en particulier et autres sportifs de haut niveau pour leurs exploits et à ces cyclistes moins médiatisés qui alignent des milliers de kilomètres en continu, que ce soit sur des épreuves comme le Paris-Brest-Paris, la BTR (pas la clé, la Born to Ride), la Great Divide, les Race across, la Transcontinentale qui se court en ce moment (le Graal), ou sans challenge sportif en voyageant en itinérance … Tous les sports sont difficiles, sans aucun doute ; le cyclisme a sa particularité. Par exemple d’offrir un spectacle gratuit, il suffit de se poster en bord de route, nous sommes en plein Tour de France, pour en profiter, même si l’instant peut être bref quand on voit les vitesses atteintes. Et même si le sport professionnel en général, le cyclisme étant particulièrement exposé médiatiquement, a ses côtés cachés dont le dopage, ce que font ces gars est du domaine de l’exceptionnel, il faut souffrir pour faire ça, ça change de cinéma à la Neymar ou maintenant à la M’Bappé (on nous l’a vendu comme un grand intellectuel, il s’est planté dans ses dernières prestations, c’est dommage, il est aussi très très médiatisé, il est aussi très très très bien payé), les féminines ont apporté une sacré coup de fraîcheur au football mondial en ce début d’été (même si les grosses équipes comme les états-uniennes sont outillées question cinéma). On ne verra jamais un cycliste, un marathonien, un trailer, faire du cinéma … Je sais bien aussi que beaucoup de footballeurs savent ce que signifie mouiller le maillot et connaissent la dureté du sport.

Et quand je parle des exploits au long court, j’aime aussi beaucoup cet anonymat, le gars fait ça pour lui, pas besoin d’en parler, sans forcément se fixer un challenge, c’est aussi beau pour cela.

Et je ne vous ai pas parlé des quelques chansons qui ont traversé mon esprit en roulant, qui m’ont accompagné en pédalant (on a tous une play-list dans la tête …), des quelques jurons que j’ai pu pousser à certains moments face au vent, je le prenais à partie lui précisant que je plaisantais, au cas où il aurait envie de forcer, de tout ce que j’ai pu me raconter, de ce que j’ai pu ne rien me dire quand j’avais tout débranché …

Prendre son temps … J’en ai pas mal pris pendant ce parcours d’un jour … Pas grand-chose finalement mais une belle expérience !

 

 


02 mars 2019

Semi-nocturne (ou 3/4 nocturne) le long du canal latéral à la Garonne

 

 

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Rouler de nuit est vraiment particulier, sur route ou encore plus en VTT.

Longue le long du canal latéral à la Garonne faite ce soir (ou plutôt hier soir, enfin tout à l'heure quoi, on est parti vers 18h30) avec Dominique « team machine ».
Dominique est un garçon modeste. Et même s’il travaille dans le domaine pharmaceutique, il roule 100% naturel, et il envoie, tu peux même mettre une sangle à sa tige de selle, il t’ouvrira la route sans problème et te tirera, pour rendre service. Un gars à qui tu as envie, sans aucune arrière-pensée, de sucer la roue, encore faut-il s’accrocher …

Personne sur la piste (ou quelques rares piétons qui te prennent pour un extraterrestre : « Où allez-vous ? À Bordeaux … », on a un peu menti, mais on aurait pu, je devrais le faire en juillet, un peu plus tard dans la nuit, ou plus tôt le matin, et même aller plus loin), pas de danger, quelques lumières par-ci par-là au gré des communes traversées …  Le pont-canal de Moissac, la gare de Castelsarrasin, la façade éclairée de l’hôtel Le moulin de Moissac ou du pont Napoléon, les lumières sur la brique orange la nuit ou la pierre blanche, ou pas de lumière du tout dans les communes ayant choisi d’éteindre l’éclairage public en pleine nuit, je ne crois pas que cela augmente la délinquance urbaine, les éclairages dans les péniches, bout de vies nocturnes, les bords de Garonne à Valence, les petits villages traversés saisis dans leur nuit immobile, Donzac, Sainte-Sixte ... La pente d'eau de Montech saisie par la nuit, le bistrot Constant qui reçoit ses clients, on a envie de s’y arrêter,  très bonne adresse …

Les abords de la centrale de Golfech qui dégagent une certaine poésie industrielle ... Golfech qui illumine par contre, le petit pont sur le canal étincèle, toutes les bâtisses sont bien retapées, je pense que monsieur EDF participe largement et grassement aux impôts locaux, les infrastructures ne manquent pas ... Quand tu roules sur cette portion de canal, tu vois de loin les cheminées de Golfech, c’en est même presque décourageant car elles sont quand même imposantes et tu les voies à plus de 10 km à la ronde, ou au moins leur panache de (je l’espère) vapeur d’eau. Tu es content de ne plus les voir, cela signifie que tu as envoyé quelques bons kilomètres …

De nuit, tu n’as pas d’appréhension face au relief (bon ce soir, il n’y en avait pas …), un autre monde s’offre à toi. Et c’est encore plus vrai en VTT.

Température assez clémente pour la saison, peu de dénivelé, parfait pour une longue en nocturne, belle sortie !

Petit bonsoir au gars en vélo croisé à Montech qui a cru en nous voyant arriver de front que c’était une voiture et s’est rangé sur la côté. Petit bonsoir aux quelques chiens que nous avons dérangés, aux ragondins, échassiers et autre gibiers rencontrés ; et petite dédicace à l'ami Christophe qui devait en être ... Mais s'il était venu, le connaissant avec ses gênes booneniens, il aurait lui aussi appuyé et moi j'en aurais encore plus bavé avec mon vélo aux gros pneus et avec mes sacoches remplies. Vélo aux gros pneus capable quand même d'envoyer pour peu que le pilote soit à la hauteur ... Je continue de le dire et de l'écrire : le vélo de garnotte est une excellente machine pour celui qui veut un seul vélo et c'est un excellent lien pour celui qui pratique aussi le VTT exclusif. Ça envoie si tu appuies, ça répond, ça passe sans problèmes le mauvais bitume ou les chemins même cahotiques, c'est confortable quand ça devrait tabasser, bref, ce n'est vraiment un phénomène marketing, ou les gars qui voulaient en faire un simple phénomène marketing se sont plantés et on fait une superbe machine ! Essayez-le !

 

 

 

 

23 février 2019

D’un coteau à l’autre en vélo de garnotte autour de Toulouse

Boucle de 90 km (plus de 100 bornes pour sortir cette trace "propre") avec de bonnes portions gravel ou de pistes cyclables ralliant les coteaux du nord-est toulousain de la vallée du Girou aux coteaux du Lauragais du côté de Pech-David.

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On longe d’abord le Girou (rencontre insolite avec un ragondin albinos, je n’ai pas eu le temps de sortir l’appareil photo) pour monter à Lapeyrouse-Fossat et basculer sur la vallée de la Garonne. On passe à Launaguet, on va chercher le canal latéral à la Garonne, on suit le canal de Brienne pour arriver sur les berges de Garonne en face du dôme de La Grave. Ensuite, on passe à l’île du Ramier et son superbe pôle nature. Là, on prend le chemin des Étroits et on attaque le chemin des Canalets avec ses premiers 200 m avec une pente à 24 % (la côté fait 850 m pour 12 % de pente moyenne) …  Je pense que c'est "la" pente de l'agglomération toulousaine, je voulais y passer, le 44-42 a été bienvenu ...

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On arrive à Pech-David, où passe le GR 653. De nombreuses possibilités en VTT dans le coin.

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Passage à Ramonville pour aller rouler le long du canal du Midi. On reprend les coteaux à Odars, on passe à Lauzerville, de nombreux chemins existent dans le coin …

On va ensuite rejoindre le Girou du côté de Verfeil en passant par Aigrefeuille, Dremil-Lafage et Gauré. Fin du circuit sur les terres de Riquet.

Traversée de Toulouse très agréable par le canal ou le long de la Garonne. Le soleil présent sur la région a bien séché les chemins et a apporté un petit avant-goût de printemps avec les premières violettes.

Le vent s’est levé et a soufflé fort et de face sur le retour, dur …

Toujours un dénivelé cumulé beaucoup plus important sur mon GPS qu’à la publication sur VisuGPX, pareil pour la vitesse moyenne, même si ce n’est pas si me préoccupe quand je roule, c’est un peu contrariant …

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De superbes vues sur les coteaux, la vallée de la Garonne, les bords de canaux sont très agréables. La traversée de Toulouse par les canaux ou le log de la Garonne est très agréable.

L’île du ramier est un petit écrin de nature en pleine ville, même si la faune qu’on peut y rencontrer est un peu particulière …

J’ai déjà parlé sur ce blog des coteaux de Pech-David et des nombreuses possibilités qu’ils offrent à la pratique VTT ou gravel, que ce soit en suivant le GR653 ou en partant vers l’Ariège.

Les coteaux du côté d’Escalquens, Odars, Lauzerville présentent aussi de nombreux chemins ou sentiers.

On trouve facilement et rapidement des coins de nature aux portes de l’agglomération toulousaine.

 

 

Je suis repassé dans des coins que je connais à VTT et je me suis régalé à y passer en vélo de garnotte, le circuit m’a aussi permis d’aligner plus de bornes … Quand je roule en VTT du côté de Pech-David ou d'Escalquens, j'y vais en voiture ...

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Sur un sujet plus technique, le 1x11 est vraiment judicieux pour cette prtaique ou en tout cas la mienne. D'ailleurs, je suis aussi passé au mono plateau 1x12 pour mon VTT avec un belle galette de 50 à l'arrière, test la semaine prochaine du côté de Carcassonne et la montagne d'Alaric sur des terrains réservés au VTT ...

 

La trace du jour : https://www.visugpx.com/cnZy012pzr

 

 

Toujours sur un autre sujet (j’aime disgresser), la longue distance, je me suis lancé cette année dans deux défis.

Le premier est de participer à l’ultraVTT Causses et vallée Lot Dordogne à Cahors le 14 avril, et être finisher … Mon ami Dominique s’y est inscrit aussi, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km, Philippe et Hervé sur le 87 km VTTAE …
J’ai déjà écrit sur le sujet : 180 km de VTT entre Cahors et Gramat le long de la vallée de la Dordogne, départ à 3h00 du matin, ça fait rêver … J’y serai, je pars un peu vers l’inconnu, 180 bornes de VTT c’est quand même quelque chose, j’espère faire ça en moins de 18h …

Deuxième défi : rallier l’île d’Oléron par le canal de Garonne et la Gironde via la pointe de Grave et Royan et avec quelques portions gravel (400 km avec passage par le bac) sur la journée en juillet avec départ à 0h00, arrivée en fin d'après-midi …

Mais pourquoi faire ça ? Je ne sais pas si j’ai une explication à cela.
Je ne suis pas un drogué du vélo, je n’ai pas besoin de rouler 3 fois par semaine pour avoir ma dose, je me fiche du chrono, de la perf, même si bien sûr j’aime accrocher les potes ou un autre cycliste que j’ai vais rencontrer sur une sortie.
Pour moi, ce n’est pas une question de performance sportive, c’est plus, même si je le fais en solo, une expérience de vie, une étape, on se construit à travers ce genre d’expérience, mais à 50 ans passé. Ce n’est pas non plus une pratique par procuration, les gars qui font de l’ultra en bike-packing sur la TCR ou en solo à travers le monde me font bien sûr rêver mais sans regret, j’apprécie ma vie ici, aux côtés de ma tendre et de mes enfants.
Mais le vélo fait partie de ma vie, à mon petit niveau, il m’accompagne partout.

 

Je n’en serai pas maître, mais je l’écris aujourd’hui, j’aimerais accrocher un jour le record de Monsieur Robert Marchand, un sacré monsieur …

Robert_Marchand

 

 

 

 

19 juillet 2018

Petit défi ...

Le défi a été relevé !

 

Départ lundi 16 juillet vers 14h à cause des grosses averses tombées jusqu’à cette heure-là … Direction Castelnau d’Estretefonds pour longer le canal latéral à la Garonne et prendre la véloroute vers Bordeaux. Du plat mais un petit vent défavorable …
Parcours ombragé, passage à Montech et sa belle mais abondonnée pente d’eau, sur le superbe pont canal de Moissac, passage à Golfech et sa célèbre centrale, traversée d’Agen, pas trop le temps de faire du tourisme car je suis parti plus de 2 heures en retard sur l’horaire prévu …

 

Si vous cherchez une raison pour faire une halte à Golfech (le coin est très joli mais est surtout connu pour sa centrale nucléaire), passez à Go cycles, très proche du canal, j’y ai fait une halte pour acheter deux chambres à air, j’étais parti avec 2 chambres, j’ai préféré « assurer » …


Première étape quelques 150 bornes après le départ à Damazan, chez Béatrice et James. Une jolie maisonnette isolée dans un coin de leur jardin, et une gentille attention : « Bienvenue Thierry » sur un petit écriteau à l’entrée.
Accueil chaleureux (j’étais un peu en retard sur l’horaire), très agréable (et bon) repas partagé avec mes deux hôtes. Le monde est petit : James est originaire de L’Union, on s’est déjà croisé.
La chambre est très bien aménagée, avec goût, salle de bains, toilettes, télé, wifi, bref le luxe ! L’atmosphère de ce que devrait être une chambre d’hôte. Merci à mes deux hôtes.

 

https://www.airbnb.fr/rooms/18924140?location=Damazan&search_id=7ec61dc5-9a82-4ee2-88b2-bbcb04394015&federated_search_id=bb597700-df98-43b6-9800-2ba2ca9e3d6c

 

Lieu d’étape idéal pour les cyclistes qui font le canal, le coin est très joli et on est juste à côté des vignobles de Buzet-sur-Baïse.

 

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Mardi matin, pas trop mal aux jambes, déjeuner sur place, départ pour la grosse étape : 160 bornes qui en feront 170 …
Je continue la véloroute du canal jusqu’à Langon et là je passe rive droite de la Garonne pour rouler sur les terres des vignobles de Sauternes, Barsac, puis repasse sur la rive gauche à Cadillac dont j’ai le souvenir d’un excellent blanc moelleux. Malheureusement, je n’aurai pas l’occasion de m’arrêter dans les châteaux, de goûter ou de charger 1 ou 2 bouteilles …
Et là, je me dis, si j’allais à Libourne voir ses quais sur la Dordogne, d’où les 10 kilomètres de plus … Très joli Libourne ! Je file donc vers Saint-André-de-Cubzac puis vers la chambre d’hôte d’Alexandre et Jérémy à La Garde à Saint-Seurin-de-Cursac, près de Blaye (Côtes de Blaye, Côtes de Bourg, grands vins).

 

https://www.airbnb.fr/rooms/17879656?

 

Très jolie maison de village retapée avec goût, alliant ancien et moderne, au calme au milieu des vignobles. Là aussi, accueil chaleureux. Comme je suis un peu fatigué, je ne descends pas à Blaye tout proche pour manger mais vais à 2 km dans une zone industrielle manger un hamburger léger avec frites, coca et glace. Tout mon parcours (à part le repas chez Béatrice et James et les petits-déjeuners pris chez mes hôtes) aura été soumis à un régime très étudié : bière pression + coca (voire deux), pizza ou hamburger, mêmes boissons l’après-midi avec une pâtisserie (tarte au citron meringuée ou flan).
Petit luxe : je m’offre une séance de jacuzzi chez Alexandre et Jérémy le soir avant d’aller bouquiner et dormir.

J’ai fait chaque étape sans autres pauses que le repas et le goûter, soit 6 à 7 heures de vélo, en essayant toujours de ne pas aller dans le rouge, pas trop le temps de faire du tourisme, mais c’était calculé … Les dernières dizaines de bornes, à mon niveau, j’ai lancé le pilote automatique et tout débranché … Et toujours avec un vent de face …

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Dernière étape mercredi 18 juillet, je modifie mon parcours car la météo s’annonce maussade. Je descends quand même sur Blaye (je dis « Je descends » car il y a quand même quelques petites bosses …), essaie ensuite de rouler au plus près de la Gironde mais ne passe pas à Talmont-sur-Gironde qui mérite pourtant largement le détour mais l’orage menace.

 

Pour la petite histoire, je me suis arrêté pour manger à Brie-sous-Mortagne à la boulangerie « Aux bons pains », je confirme que c’est bon et l’accueil a été d’autant plus chaleureux que la dame qui tient la boulangerie est la  fille de Michel ROUSSEAU, cycliste sur piste champion du monde et champion olympique à Melbourne en 1956.

 

michel rousseau

Je rejoins donc Saujon pour aller chercher la Seudre et rallier Marennes. Marennes et son clocher … Quand tu l’aperçois, vu sa taille, ça signifie que tu es au moins à 10 bornes du dit-clocher, tu as donc le temps d’y penser …
Pause rapide goûter à Marennes, le but est tout proche. Merci la pluie qui tombe et l’orage qui menace : ça me donne un coup de fouet et je redescends 2 pignons pour finir à plus de 30 à l’heure. Exultation et grosse émotion au passage du pont vers l’île d’Oléron … Sylvie et Bastien m'auront précédé.

 

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Grosse pensée pour mon épouse et mes enfants que j’aime tant, que ce projet un peu « fou » inquiétait (je n’avais pas vraiment le niveau) ; pensée pour les membres de la Farfelue Team garidéchoise et spéciale dédicace pour mes élèves du CM1 cépétois et leurs familles (dont l’équipe des Baltringues cépétois) qui m’ont offert, en plus de leur affection, la superbe tenue très technique que j’ai portée pendant tout le périple, et à qui j’avais dit que j’utiliserai cette tenue pour un petit défi personnel … J'y associe aussi mes gentilles et gentils collègues qui eux m'ont offert une belle veste de vélo que je porte quand la température descend.

 

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Pensée aussi pour la machine qui m’a porté : ce « vieux » Look KG 381 qui n’a pas bronché, équipé du superbe porte-sacoches tout carbone Tailfin et de deux sacoches.

J’avais opté pour un équipement minimum : de quoi réparer, une tenue pour le soir avec chaussures, une tenue vélo de rechange, un coupe-vent imperméable et une superbe veste de pluie ArroWhere, des feux montés sur le vélo, un bouquin, le GPS, des piles, de quoi recharger, une serviette, une brosse à dent, deux mini-tubes de de gel douche et de dentifrice, de la crème solaire et de la pommade pour les frottements à certains endroits, deux bidons, mes papiers, téléphone et appareil photo.

 

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450 kilomètres en 3 jours … Et tu te dis qu’il y a des gars dont c’est le métier qui font ça toute l’année et sur les grands tours, avec des dénivelés de « ouf » et à des moyennes aussi folles. Et parmi ces gars, j’ose penser que la (grande) majorité roule propre. Chapeau bas !

 

Pour les jours qui restent à passer sur l’île d’Oléron, je vais changer de monture et passer au VTT, je vous invite d’ailleurs à visiter ma rubrique « Circuits, traces, GPS », voir les albums photos dédiés, pour trouver tous mes articles qui parlent de cette très belle île.