02 mars 2019

Semi-nocturne (ou 3/4 nocturne) le long du canal latéral à la Garonne

 

 

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Rouler de nuit est vraiment particulier, sur route ou encore plus en VTT.

Longue le long du canal latéral à la Garonne faite ce soir (ou plutôt hier soir, enfin tout à l'heure quoi, on est parti vers 18h30) avec Dominique « team machine ».
Dominique est un garçon modeste. Et même s’il travaille dans le domaine pharmaceutique, il roule 100% naturel, et il envoie, tu peux même mettre une sangle à sa tige de selle, il t’ouvrira la route sans problème et te tirera, pour rendre service. Un gars à qui tu as envie, sans aucune arrière-pensée, de sucer la roue, encore faut-il s’accrocher …

Personne sur la piste (ou quelques rares piétons qui te prennent pour un extraterrestre : « Où allez-vous ? À Bordeaux … », on a un peu menti, mais on aurait pu, je devrais le faire en juillet, un peu plus tard dans la nuit, ou plus tôt le matin, et même aller plus loin), pas de danger, quelques lumières par-ci par-là au gré des communes traversées …  Le pont-canal de Moissac, la gare de Castelsarrasin, la façade éclairée de l’hôtel Le moulin de Moissac ou du pont Napoléon, les lumières sur la brique orange la nuit ou la pierre blanche, ou pas de lumière du tout dans les communes ayant choisi d’éteindre l’éclairage public en pleine nuit, je ne crois pas que cela augmente la délinquance urbaine, les éclairages dans les péniches, bout de vies nocturnes, les bords de Garonne à Valence, les petits villages traversés saisis dans leur nuit immobile, Donzac, Sainte-Sixte ... La pente d'eau de Montech saisie par la nuit, le bistrot Constant qui reçoit ses clients, on a envie de s’y arrêter,  très bonne adresse …

Les abords de la centrale de Golfech qui dégagent une certaine poésie industrielle ... Golfech qui illumine par contre, le petit pont sur le canal étincèle, toutes les bâtisses sont bien retapées, je pense que monsieur EDF participe largement et grassement aux impôts locaux, les infrastructures ne manquent pas ... Quand tu roules sur cette portion de canal, tu vois de loin les cheminées de Golfech, c’en est même presque décourageant car elles sont quand même imposantes et tu les voies à plus de 10 km à la ronde, ou au moins leur panache de (je l’espère) vapeur d’eau. Tu es content de ne plus les voir, cela signifie que tu as envoyé quelques bons kilomètres …

De nuit, tu n’as pas d’appréhension face au relief (bon ce soir, il n’y en avait pas …), un autre monde s’offre à toi. Et c’est encore plus vrai en VTT.

Température assez clémente pour la saison, peu de dénivelé, parfait pour une longue en nocturne, belle sortie !

Petit bonsoir au gars en vélo croisé à Montech qui a cru en nous voyant arriver de front que c’était une voiture et s’est rangé sur la côté. Petit bonsoir aux quelques chiens que nous avons dérangés, aux ragondins, échassiers et autre gibiers rencontrés ; et petite dédicace à l'ami Christophe qui devait en être ... Mais s'il était venu, le connaissant avec ses gênes booneniens, il aurait lui aussi appuyé et moi j'en aurais encore plus bavé avec mon vélo aux gros pneus et avec mes sacoches remplies. Vélo aux gros pneus capable quand même d'envoyer pour peu que le pilote soit à la hauteur ... Je continue de le dire et de l'écrire : le vélo de garnotte est une excellente machine pour celui qui veut un seul vélo et c'est un excellent lien pour celui qui pratique aussi le VTT exclusif. Ça envoie si tu appuies, ça répond, ça passe sans problèmes le mauvais bitume ou les chemins même cahotiques, c'est confortable quand ça devrait tabasser, bref, ce n'est vraiment un phénomène marketing, ou les gars qui voulaient en faire un simple phénomène marketing se sont plantés et on fait une superbe machine ! Essayez-le !

 

 

 

 


23 février 2019

D’un coteau à l’autre en vélo de garnotte autour de Toulouse

Boucle de 90 km (plus de 100 bornes pour sortir cette trace "propre") avec de bonnes portions gravel ou de pistes cyclables ralliant les coteaux du nord-est toulousain de la vallée du Girou aux coteaux du Lauragais du côté de Pech-David.

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On longe d’abord le Girou (rencontre insolite avec un ragondin albinos, je n’ai pas eu le temps de sortir l’appareil photo) pour monter à Lapeyrouse-Fossat et basculer sur la vallée de la Garonne. On passe à Launaguet, on va chercher le canal latéral à la Garonne, on suit le canal de Brienne pour arriver sur les berges de Garonne en face du dôme de La Grave. Ensuite, on passe à l’île du Ramier et son superbe pôle nature. Là, on prend le chemin des Étroits et on attaque le chemin des Canalets avec ses premiers 200 m avec une pente à 24 % (la côté fait 850 m pour 12 % de pente moyenne) …  Je pense que c'est "la" pente de l'agglomération toulousaine, je voulais y passer, le 44-42 a été bienvenu ...

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On arrive à Pech-David, où passe le GR 653. De nombreuses possibilités en VTT dans le coin.

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Passage à Ramonville pour aller rouler le long du canal du Midi. On reprend les coteaux à Odars, on passe à Lauzerville, de nombreux chemins existent dans le coin …

On va ensuite rejoindre le Girou du côté de Verfeil en passant par Aigrefeuille, Dremil-Lafage et Gauré. Fin du circuit sur les terres de Riquet.

Traversée de Toulouse très agréable par le canal ou le long de la Garonne. Le soleil présent sur la région a bien séché les chemins et a apporté un petit avant-goût de printemps avec les premières violettes.

Le vent s’est levé et a soufflé fort et de face sur le retour, dur …

Toujours un dénivelé cumulé beaucoup plus important sur mon GPS qu’à la publication sur VisuGPX, pareil pour la vitesse moyenne, même si ce n’est pas si me préoccupe quand je roule, c’est un peu contrariant …

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De superbes vues sur les coteaux, la vallée de la Garonne, les bords de canaux sont très agréables. La traversée de Toulouse par les canaux ou le log de la Garonne est très agréable.

L’île du ramier est un petit écrin de nature en pleine ville, même si la faune qu’on peut y rencontrer est un peu particulière …

J’ai déjà parlé sur ce blog des coteaux de Pech-David et des nombreuses possibilités qu’ils offrent à la pratique VTT ou gravel, que ce soit en suivant le GR653 ou en partant vers l’Ariège.

Les coteaux du côté d’Escalquens, Odars, Lauzerville présentent aussi de nombreux chemins ou sentiers.

On trouve facilement et rapidement des coins de nature aux portes de l’agglomération toulousaine.

 

 

Je suis repassé dans des coins que je connais à VTT et je me suis régalé à y passer en vélo de garnotte, le circuit m’a aussi permis d’aligner plus de bornes … Quand je roule en VTT du côté de Pech-David ou d'Escalquens, j'y vais en voiture ...

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Sur un sujet plus technique, le 1x11 est vraiment judicieux pour cette prtaique ou en tout cas la mienne. D'ailleurs, je suis aussi passé au mono plateau 1x12 pour mon VTT avec un belle galette de 50 à l'arrière, test la semaine prochaine du côté de Carcassonne et la montagne d'Alaric sur des terrains réservés au VTT ...

 

La trace du jour : https://www.visugpx.com/cnZy012pzr

 

 

Toujours sur un autre sujet (j’aime disgresser), la longue distance, je me suis lancé cette année dans deux défis.

Le premier est de participer à l’ultraVTT Causses et vallée Lot Dordogne à Cahors le 14 avril, et être finisher … Mon ami Dominique s’y est inscrit aussi, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km, Philippe et Hervé sur le 87 km VTTAE …
J’ai déjà écrit sur le sujet : 180 km de VTT entre Cahors et Gramat le long de la vallée de la Dordogne, départ à 3h00 du matin, ça fait rêver … J’y serai, je pars un peu vers l’inconnu, 180 bornes de VTT c’est quand même quelque chose, j’espère faire ça en moins de 18h …

Deuxième défi : rallier l’île d’Oléron par le canal de Garonne et la Gironde via la pointe de Grave et Royan et avec quelques portions gravel (400 km avec passage par le bac) sur la journée en juillet avec départ à 0h00, arrivée en fin d'après-midi …

Mais pourquoi faire ça ? Je ne sais pas si j’ai une explication à cela.
Je ne suis pas un drogué du vélo, je n’ai pas besoin de rouler 3 fois par semaine pour avoir ma dose, je me fiche du chrono, de la perf, même si bien sûr j’aime accrocher les potes ou un autre cycliste que j’ai vais rencontrer sur une sortie.
Pour moi, ce n’est pas une question de performance sportive, c’est plus, même si je le fais en solo, une expérience de vie, une étape, on se construit à travers ce genre d’expérience, mais à 50 ans passé. Ce n’est pas non plus une pratique par procuration, les gars qui font de l’ultra en bike-packing sur la TCR ou en solo à travers le monde me font bien sûr rêver mais sans regret, j’apprécie ma vie ici, aux côtés de ma tendre et de mes enfants.
Mais le vélo fait partie de ma vie, à mon petit niveau, il m’accompagne partout.

 

Je n’en serai pas maître, mais je l’écris aujourd’hui, j’aimerais accrocher un jour le record de Monsieur Robert Marchand, un sacré monsieur …

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19 juillet 2018

Petit défi ...

Le défi a été relevé !

 

Départ lundi 16 juillet vers 14h à cause des grosses averses tombées jusqu’à cette heure-là … Direction Castelnau d’Estretefonds pour longer le canal latéral à la Garonne et prendre la véloroute vers Bordeaux. Du plat mais un petit vent défavorable …
Parcours ombragé, passage à Montech et sa belle mais abondonnée pente d’eau, sur le superbe pont canal de Moissac, passage à Golfech et sa célèbre centrale, traversée d’Agen, pas trop le temps de faire du tourisme car je suis parti plus de 2 heures en retard sur l’horaire prévu …

 

Si vous cherchez une raison pour faire une halte à Golfech (le coin est très joli mais est surtout connu pour sa centrale nucléaire), passez à Go cycles, très proche du canal, j’y ai fait une halte pour acheter deux chambres à air, j’étais parti avec 2 chambres, j’ai préféré « assurer » …


Première étape quelques 150 bornes après le départ à Damazan, chez Béatrice et James. Une jolie maisonnette isolée dans un coin de leur jardin, et une gentille attention : « Bienvenue Thierry » sur un petit écriteau à l’entrée.
Accueil chaleureux (j’étais un peu en retard sur l’horaire), très agréable (et bon) repas partagé avec mes deux hôtes. Le monde est petit : James est originaire de L’Union, on s’est déjà croisé.
La chambre est très bien aménagée, avec goût, salle de bains, toilettes, télé, wifi, bref le luxe ! L’atmosphère de ce que devrait être une chambre d’hôte. Merci à mes deux hôtes.

 

https://www.airbnb.fr/rooms/18924140?location=Damazan&search_id=7ec61dc5-9a82-4ee2-88b2-bbcb04394015&federated_search_id=bb597700-df98-43b6-9800-2ba2ca9e3d6c

 

Lieu d’étape idéal pour les cyclistes qui font le canal, le coin est très joli et on est juste à côté des vignobles de Buzet-sur-Baïse.

 

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Mardi matin, pas trop mal aux jambes, déjeuner sur place, départ pour la grosse étape : 160 bornes qui en feront 170 …
Je continue la véloroute du canal jusqu’à Langon et là je passe rive droite de la Garonne pour rouler sur les terres des vignobles de Sauternes, Barsac, puis repasse sur la rive gauche à Cadillac dont j’ai le souvenir d’un excellent blanc moelleux. Malheureusement, je n’aurai pas l’occasion de m’arrêter dans les châteaux, de goûter ou de charger 1 ou 2 bouteilles …
Et là, je me dis, si j’allais à Libourne voir ses quais sur la Dordogne, d’où les 10 kilomètres de plus … Très joli Libourne ! Je file donc vers Saint-André-de-Cubzac puis vers la chambre d’hôte d’Alexandre et Jérémy à La Garde à Saint-Seurin-de-Cursac, près de Blaye (Côtes de Blaye, Côtes de Bourg, grands vins).

 

https://www.airbnb.fr/rooms/17879656?

 

Très jolie maison de village retapée avec goût, alliant ancien et moderne, au calme au milieu des vignobles. Là aussi, accueil chaleureux. Comme je suis un peu fatigué, je ne descends pas à Blaye tout proche pour manger mais vais à 2 km dans une zone industrielle manger un hamburger léger avec frites, coca et glace. Tout mon parcours (à part le repas chez Béatrice et James et les petits-déjeuners pris chez mes hôtes) aura été soumis à un régime très étudié : bière pression + coca (voire deux), pizza ou hamburger, mêmes boissons l’après-midi avec une pâtisserie (tarte au citron meringuée ou flan).
Petit luxe : je m’offre une séance de jacuzzi chez Alexandre et Jérémy le soir avant d’aller bouquiner et dormir.

J’ai fait chaque étape sans autres pauses que le repas et le goûter, soit 6 à 7 heures de vélo, en essayant toujours de ne pas aller dans le rouge, pas trop le temps de faire du tourisme, mais c’était calculé … Les dernières dizaines de bornes, à mon niveau, j’ai lancé le pilote automatique et tout débranché … Et toujours avec un vent de face …

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Dernière étape mercredi 18 juillet, je modifie mon parcours car la météo s’annonce maussade. Je descends quand même sur Blaye (je dis « Je descends » car il y a quand même quelques petites bosses …), essaie ensuite de rouler au plus près de la Gironde mais ne passe pas à Talmont-sur-Gironde qui mérite pourtant largement le détour mais l’orage menace.

 

Pour la petite histoire, je me suis arrêté pour manger à Brie-sous-Mortagne à la boulangerie « Aux bons pains », je confirme que c’est bon et l’accueil a été d’autant plus chaleureux que la dame qui tient la boulangerie est la  fille de Michel ROUSSEAU, cycliste sur piste champion du monde et champion olympique à Melbourne en 1956.

 

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Je rejoins donc Saujon pour aller chercher la Seudre et rallier Marennes. Marennes et son clocher … Quand tu l’aperçois, vu sa taille, ça signifie que tu es au moins à 10 bornes du dit-clocher, tu as donc le temps d’y penser …
Pause rapide goûter à Marennes, le but est tout proche. Merci la pluie qui tombe et l’orage qui menace : ça me donne un coup de fouet et je redescends 2 pignons pour finir à plus de 30 à l’heure. Exultation et grosse émotion au passage du pont vers l’île d’Oléron … Sylvie et Bastien m'auront précédé.

 

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Grosse pensée pour mon épouse et mes enfants que j’aime tant, que ce projet un peu « fou » inquiétait (je n’avais pas vraiment le niveau) ; pensée pour les membres de la Farfelue Team garidéchoise et spéciale dédicace pour mes élèves du CM1 cépétois et leurs familles (dont l’équipe des Baltringues cépétois) qui m’ont offert, en plus de leur affection, la superbe tenue très technique que j’ai portée pendant tout le périple, et à qui j’avais dit que j’utiliserai cette tenue pour un petit défi personnel … J'y associe aussi mes gentilles et gentils collègues qui eux m'ont offert une belle veste de vélo que je porte quand la température descend.

 

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Pensée aussi pour la machine qui m’a porté : ce « vieux » Look KG 381 qui n’a pas bronché, équipé du superbe porte-sacoches tout carbone Tailfin et de deux sacoches.

J’avais opté pour un équipement minimum : de quoi réparer, une tenue pour le soir avec chaussures, une tenue vélo de rechange, un coupe-vent imperméable et une superbe veste de pluie ArroWhere, des feux montés sur le vélo, un bouquin, le GPS, des piles, de quoi recharger, une serviette, une brosse à dent, deux mini-tubes de de gel douche et de dentifrice, de la crème solaire et de la pommade pour les frottements à certains endroits, deux bidons, mes papiers, téléphone et appareil photo.

 

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450 kilomètres en 3 jours … Et tu te dis qu’il y a des gars dont c’est le métier qui font ça toute l’année et sur les grands tours, avec des dénivelés de « ouf » et à des moyennes aussi folles. Et parmi ces gars, j’ose penser que la (grande) majorité roule propre. Chapeau bas !

 

Pour les jours qui restent à passer sur l’île d’Oléron, je vais changer de monture et passer au VTT, je vous invite d’ailleurs à visiter ma rubrique « Circuits, traces, GPS », voir les albums photos dédiés, pour trouver tous mes articles qui parlent de cette très belle île.