14 août 2019

Gravel autour de Toulouse

140 km autour de Toulouse (160 pour sortir cette trace), de coteaux à d’autres, puis le long de la Garonne.

Sur les 70 premiers kilomètres, les quelques portions de goudron se font oublier au profit des portions gravel ou tout-terrain avec quelques belles pépites … De nombreuses portions sont ombragées.
Le circuit rallie les coteaux du Girou, terres de Riquet, aux coteaux du Lauragais à Donneville, en passant par Lavalette, Mons, Flourens, Aigrefeuille, Sainte-Foy d’Aigrefeuille, Odars, Saint-Lautier, un peu de dénivelé donc à passer …
Ensuite le circuit part sur les magnifiques coteaux du Lauragais par le GR 653 ou des circuits balisés pour suivre les berges de l’Ariège et rejoindre le confluent avec la Garonne que l’on ne va plus quitter jusqu’à Gagnac-sur-Garonne. D'ailleurs, ces coteaux entre Toulouse Pech-David et Montgiscard sont tout simplement superbes à fréquenter en randonnée ou en vélo ...

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Du goudron entre Lacroix-Falgarde et Toulouse par le Chemin des Étroits assez fréquenté par le gente automobile, la traversée de Toulouse le long de la Garonne est superbe, attention les quais du centre ville ne sont pas forcément cyclables.

Toulouse, c’est grand, c’est beau, c’est souvent en travaux. La cyclable le long des quais rive droite entre le Pont des Catalans et Blagnac était en travaux, bon fléchage vélo mis en place pour pallier à cela.

Toulouse, c’est grand. Quelques campements le long de la Garonne entre Empalot et Saint-Michel, pas forcément des migrants, pas non plus des clodos, pas non plus des voyous, des familles avec enfants, voiture, deux ou trois vieilles caravanes ou sous tentes ou abris bricolés … Des enfants souriants, cela va sans doute être plus dur l’hiver, les bidonvilles ne sont plus aux portes des agglomérations. Par contre, je n’ose pas imaginer la situation si la Garonne devait être en grosse crue …

 

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Le circuit redevient tout-terrain à Blagnac, superbe trace qui suit la rive gauche de la Garonne jusqu’à Beauzelle, puis après Seilh jusqu’à la passerelle de Gagnac.
Goudron ensuite pour rejoindre Saint-Jory et Saint-Sauveur.
Très jolis passages dans les bois de Cépet, Labastide-Saint-Sernin, Lapeyrouse-Fossat pour terminer le long du Girou.

Bug … J’aime prendre des photos et les publier sur ce blog, sans prétention. Bug : du côté de Goyrans, je sors l’appareil, le compartiment batterie-carte SD s’ouvre, la carte sort, je la remets, toutes les photos prises précédemment sont effacées, dommage, je m’étais appliqué … La boîte à images et souvenirs naturelles, elle, a bien fonctionné. À vous d’en prendre plein les mirettes si vous suivez cette trace … De superbes lieux s’offrent au regard, il faut les gagner aussi, le dénivelé est conséquant sur les 70 bornes ralliant Lacroix-Falgarde puis en fin de parcours, les terrains sont vraiment hors-pistes …

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Un peu dur aujourd’hui, le pilote a souffert …

La trace : https://www.visugpx.com/8HW6zJP6vF

 

 


12 août 2019

Mountain bike

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Mountain bike … Même si les américains (états-uniens) reconnaissent une certaine paternité française (merci le Vélo Cross Club Parisien des années cinquante), c’est à eux que l’on doit le développement du VTT dans le monde, son succès, et donc l’appelation Mountain bike. Le Mont Tamalpais, site mythique du MTB culmine à 785 m, ce circuit rend bien hommage à cette première appelation.

Vélo de montagne donc avec cette boucle au départ d’Eylie pour monter aux anciennes mines du Bentaillou pour basculer ensuite sur l’étang d’Arraing.
2 heures (ou moins pour les plus rapides) de montée ininterrompue jusqu’au site des anciennes mines du Bentaillou, par la route forestière, d’abord en sous-bois dans une hêtraie puis à decouvert, immersion dans un monde quasi-minéral, où l’activité de l’homme a laissé des traces, et où le pastoralisme est présent mais où la nature a aussi su garder ses droits.

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Vélo de montagne : après cette montée sur le vélo, un vrai porté d’une heure environ (ou moins pour les plus rapides) est nécessaire pour atteindre la serre d’Arraing et basculer vers 2200 m sur l’autre versant avec un splendide panorama sur les massifs environnants, le Valier, le Crabère et l’étang d’Arraing qui semble à nos pieds alors qu’il est quand même quelques 300 mètres plus bas.

 

 

 

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Vélo de montagne : la descente commence, superbe, très ludique, puis très technique voire trialisante … Du porté aussi donc sur certains passages (ou moins ou pas du tout pour les trialistes ou enduristes ou descendeurs très chevronnées ou en tout cas bien meilleurs que moi) …

Arrivé à l’étang d’Arraing, une variante en vélo de montagne (du gros …) prend le GR10, passe au Col d’Auéran, suit le Grp Tour du Cagire Burat, monte à la Calabasse, descend au Col D’Osquet puis au Col de Nédé pour basculer sur la bellongue ou rester sur le Biros et passer au-dessus d’Antras, Irazein, Balacet et Uchentein … Un sacré programme !
Pour ma part, j’avais quand même déjà prévu un bon programme en descendant au site de la Fontaine d’Illau pour ensuite remonter sur un autre versant pour aller chercher la Chapelle de l’Isard. Les pélerins ont rendez-vous chaque début août à la chapelle, pour ma part, ce circuit était aussi une sorte de pèlerinage aux fées du vélo de montagne car j’avais fait ce circuit il y a un certain nombre d’années et je voulais le refaire, la beauté des lieux a de nouveau opéré.

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L’Ariège est le pays de la Fiat Panda 4x4 et de la Lada Niva, j’en ai croisé une qui descendait des Bentaillou.

 

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Même si ce circuit est connu des vététistes, les randonneurs croisés sont toujours étonnés de voir des types sur un vélo à ces altitudes et surtout dans cette caillasse.

Si vous n’avez jamais goûté au vélo de montagne en version originale, c’est-à-dire en immersion dans la nature, même si le site est marqué par l’empreinte de l’homme mais la nature a su s’y faire respecter – ou craindre -, sans remontées mécaniques, sans bike park (je n’ai rien contre les bike parks, ils sont une bonne activité pour les stations l’été), c’est un truc à faire !

La trace : https://www.visugpx.com/26OgydDr5U

Voir aussi l'album photo dédié. 

 

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Un peu d’histoire ...

Pendant plus d’un siècle (1850-1950) le Biros est un pays minier, on y extrait du zinc et du plomb argentifère sur les sites de Bulard et du Bentaillou. Deux autres concessions espagnoles sont aussi exploitées par les Français : celle du Fourcail qui ramène le minerai par le Port d’Orle et celle de Montoulieu qui descend le « tout venant » par l’infranchissable Port d’Urets. Le minerai est concassé et trié selon les époques au cirque de la Plagne, à Orle et au Bocard d’Eylie.

Le Baron de Boisrouvray et le banquier Espeletta constituent en 1848 la première compagnie des Mines…Bien d’autres suivront.

Le paysan, laissant sa femme à l’agriculture, devient mineur.
Partout, on bati des baraques dont les plus spectaculaires sont sans doute celles du piton rocheux de Bulard qui plus tard lui vaudra le nom de Macchu Picchu, faisant d’elle la mine la plus haute d’Europe. On taille des chemins dans des falaises impressionantes comme à Bulard ou au port d’Urets. On trace sur 10 kilomètres de descente la piste du Bentaillou pour les charrettes à bœufs ou des goulottes pour acheminer le minerai jusqu’au fond de la vallée. On perce des tunnels pour installer les porteurs Decauville parfois démontables afin de passer les hivers sans trop de dégâts. Plus tard on hissera pylônes et câbles pour des descentes plus sûres et plus rapides. Tous ces travaux se font en altitude avec le vide, le froid, la neige, le vent, la pluie et certains ne serviront à rien !

La main de l’homme laisse dans le paysage une empreinte de souffrance mais surtout de richesse et de grandeur…

Les premières galeries sont attaquées au pic de mineur et à la dynamite. En 1910, le marteau pneumatique fait son apparition mais ne soulage guère le travail du mineur sur le Front de Taille. Les mineurs se sont familiarisés avec les galeries en les appelant : Ste Amèlie, Ste Eugénie, Ste Geneviève, Ste Victorine, Ste Cécile, Anita, Pépita ou encore Jesussita, Maison neuve ou quartier de Ita. Ils y ont vu aussi un côté maudit comme « La mangeuse d’Homme » à la Mail de Bulard. Mais la galerie n’a pas toujours été saine, outre l’explosif et la poussière du minerai, c’est à la « colique du plomb » et la silicose que le mineur a du faire face. Certains y ont péri par la maladie, l’explosion, l’accident et même la chute dans le vide. Quelques enfants ont travaillé sur le site du Bentaillou et deux à la mine de Bulard. Trente à quarante femmes ont trié le minerai au fond de la vallée du Bocard d’Eylie. En 1907, dans le plein essor, la mine du Bentaillou emploie plus de 500 mineurs. Il faut deux écoles pour contenir les 200 élèves de la commune de Sentein.

Au début du siècle, les mineurs travaillent 12 heures par jour et les conditions sont déplorables (froid et nourriture infecte). Une suite de grève s’installe…les salaires arrivent enfin et on ne travaille plus que 10 heures par jour. En 1926, le cours du zinc s’effondre, s’instaure alors une gigantesque grève et la mine ferme. Beaucoup d’ouvriers iront travailler au chantier du barrage d’Araing jusqu’en 1942. L’Union Minière des Pyrénées réouvre la mine pour 14 années jusqu’à sa fermeture définitive…

 

https://www.ariege.com/decouvrir-ariege/geologie/les-mines-du-biros

 

  

L'étang d'Araing, 1910 m, 33 ha et profond de 43 mètres, long de près d'1 km, fut domestiqué par EDF qui construisit le barrage (1939-1942) à la place d'un autre, très rudimentaire, façonné de toutes pièces au XVIIIe siècle ! Celui-ci était destiné à "déchaîner", en l'ouvrant, l'afflux de courant des eaux libérées afin d'entraîner des coupes de bois dans la vallée.
Années de construction : 1939-1942 Mise en service : 1942
Type de barrage : enrochements et masque amont
Surface du bassin versant : 2,90 km2 - Surface de la retenue : 33 ha
Volume de la retenue : 8,44 millions de m3

 

 

 

 

 

03 août 2019

VTT sur les coteaux du Lauragais au départ de Péchabou

Superbe boucle faite en très bonne compagnie avec Pascale et Pierre-Yves qui connaît plutôt bien le coin et a servi de guide. Merci Pierre-Yves !

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Un beau florigèle de sentiers en sous-bois avec quelques portions en crète avec vue sur la Montagne Noire, les Pyrénées, les vallées de l’Ariège et de la Garonne, des portions du GR653, de sentiers balisés ou de traces plus sauvages, nous avons croisé ce matin deux chevreuils.

On passe à Pompertuzat, Deyme, Montbrun-Lauragais et son joli moulin, Espanès, au très joli site de Notre-Dame des Bois avant de suivre le ruisseau du même nom pour rallier Clermont-le-Fort. Pour ceux qui ne connaissent pas, pousser jusqu’à Clermont-le-Fort pour le superbe point de vue. On suit ensuite la rive droite de l’Ariège, superbe et sauvage, pour passer à Lacroix-Falgarde et rejoindre le confluent avec la Garonne. On remonte ensuite sur les coteaux le long du ruisseau d’Auzil jusqu’à Vigoulet-Auzil. On reprend le GR6353 du côté de Mervilla avant de terminer la boucle par Castanet-Tolosan.

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Circuit ombragé très varié par les terrains, la végétation, le relief (ces coteaux sont pentus et parfois raides), certains passages sont aussi plus techniques.

La trace : https://www.visugpx.com/RdpvIW2VWa

 

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Pour les amateurs, ne manquez pas le Run and Bike de Péchabou : https://www.runandbikepechabou.fr/

 

Pierre-Yves est mon mentor question VTT, Mon pater vetetis spiritualis, c’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier, ou plutôt la cale à la pédale quand je m’y suis mis sérieusement en 95 (1995, au siècle dernier, à la grande époque SUNN de Miguel Martinez, Christophe Dupouey, Nicolas Vouilloz ou Caroline Chausson). J’ai bien mordu ! On a pas mal roulé ensemble sur ces coteaux quand j’habitais Toulouse, ou sur la région (je me souviens d'une Birado où nous avions pas mal pédalé avec nos deux titanes semi-rigides, lui sur son Marin et moi sur mon Muddy Fox). Et je reviens toujours avec grand plaisir dans ce secteur si propice à la pratique du VTT, souvent au départ de Pech-David, j’en ai déjà parlé dans ces pages. Il y a de quoi faire tout le long du GR653 ou en partant vers l’Ariège.
Le Grand Toulouse est entouré de pas mal de coins assez proches, paradis du VTT : ces coteaux du Lauragais, le secteur de Bouconne, le Nord vers Montastruc et Buzet, etc. Les coteaux et le relief, les bois et forêts, l’activité agricole, tout cela contribue à préserver des coins naturels et sauvages aux portes de la grande agglomération, propices à la randonnée en tous genres.

L’élève n’a pas dépassé le maître et ne le dépassera pas, je le savais, Pierre-Yves est comme Domnique, toujours impressionnant sur le vélo. C’est pour cela que je veux un jour rouler avec les deux, c’est toujours comme dans la chanson de Brassens, moi derrière et eux devant, mais avec eux deux ensemble, je peux sortir les sangles et m’accrocher à leurs deux vélos sans qu’ils s'en rendent compte, souci quand même dans les sentiers sinueux …
Ça existe, la preuve, mieux que le VTTAE, pas de problème de gestion de batterie :

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Un peu d’Histoire

 

Notre-Dame des Bois

 

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La petite statue en bois polychrome a été datée du début du XIIIe siècle d'après son style qui est celui des vierges romanes mais avec un certain nombre de détails indiquant déjà le gothique commençant.
Les troubles de l'époque, les chevauchées du prince Noir, du comte de Foix ou du comte d'Armagnac, semblent avoir détruit le premier sanctuaire élevé au milieu des bois sur un chemin descendant vers l'Ariège. La statue aurait alors été cachée sous terre. C'est là que s'introduit la légende conservée par la tradition locale.

À cet endroit, un jeune taureau quittait souvent le reste du troupeau pour venir gratter de ses sabots, la terre près d'une touffe de genévriers.
Le bouvier le suivit un jour et vit l'animal contempler à ses pieds une petite statue de bois de la Sainte Vierge avec l'enfant Jésus. Cette découverte provoqua l'enthousiasme général mais quand on voulut porter la statue en procession dans les paroisses voisines, l'attelage s'arrêta à la limite de Clermont et revint à toute vitesse vers le lieu de la découverte où fut construite une nouvelle église champêtre.

Ce monument subit de nombreuses vicissitudes au cours des siècles. Il eut une vie propre avant d'être rattaché au clergé de Clermont.
Ce qui restait de l'ensemble conventuel fut vendu, sous le Directoire, à un particulier qui le démolit et fit disparaître jusqu'aux fondations.
La statue fut une nouvelle fois cachée par une femme qui la restitua au curé de Clermont.

Le pèlerinage ne fut autorisé qu'à partir de 1 810 et rassembla les fidèles d'Aureville, Goyrans, Venerque, Issus, le Vernet, Corronsac, Rebigue et Auragne dont on retrouve les images sur le grand arc de l'église de Clermont.
Après la seconde guerre mondiale, il ne restait pas grand-chose du sanctuaire ; la commune acheta le terrain où se rassemblaient les fidèles et le curé Labit fit construire le petit oratoire que l'on voit aujourd'hui, inauguré en 1951.
La vieille statue reste cachée chez une habitante du village. Elle n'est sortie qu'une fois par an, autour du 30 avril, pour le pèlerinage.

Tiré de l'opuscule « Notre-Dame des Bois de Clermont » de Geneviève Durand-Sendrail, publié par les Amis de Clermont le Fort (2004) – La Dépêche du Midi

 

 

 

Le pont métallique de Lacroix-Falgarde : un pont construit par l’un des disciples de Gustave Eiffel

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Posé en travers de la rivière Ariège, tel un membre arraché du squelette métallique de la Tour Eiffel, le pont en fer de Lacroix-Falgarde attend patiemment que l’on se penche avec bienveillance sur son sort. Son histoire plaide amplement en sa faveur.

Sa première évocation est consignée dans le rapport des délibérations du conseil général de la Haute-Garonne où il est mentionné en séance du 23 août 1893 une « décision de principe pour la construction d’un pont métallique à Lacroix-Falgarde moyennant le concours des communes intéressées (Lacroix-Falgarde et Pinsaguel, NDLR) ».


Cet ouvrage d’art à une voie, deux travées solidaires de 110 m d’ouverture totale et aux rampes d’accès aux abords sur une longueur de 473 mètres, était inauguré le 25 avril 1903. Il était l’œuvre de l’entreprise Kessler et Cie, basée à Argenteuil dans le Val d’Oise.
Cette société appartenait à l’ingénieur Émile Nouguier, celui-là même à qui Gustave Eiffel racheta le brevet de son projet d’une tour métallique de 300 m de hauteur destinée à l’exposition universelle de 1889, qu’il conçut avec ses comparses Maurice Koechlin et Stephen Sauvestre

À Lacroix-Falgarde au bout de l’avenue des Pyrénées, ce pont métallique est donc l’héritage de toute l’expertise de l’ingénieur Nouguier devenu – chez son employeur Gustave Eiffel – l’un des plus éminents spécialistes en charpente métallique.

Après plusieurs décennies de bons et loyaux services, l’incendie d’un véhicule volé en 2010 ayant endommagé la structure du treillis et son système de rivetage à chaud, imposait pour des raisons de sécurité sa fermeture aux véhicules.
Depuis ce sinistre, des grilles barricadent l’accès depuis les deux rives et la nature qui a horreur du vide étire chaque jour davantage son long tapis anarchique de verdure.
Résolue à ne pas voir disparaître ce patrimoine architectural, la municipalité cruci-falgardienne déploie toute son énergie pour sauver ce pont, propriété du conseil départemental de la Haute-Garonne. Mais se pose le problème du financement de sa rénovation.

À ce jour les deniers publics manquent et le pont demeure toujours fermé au public. Il attend sa réouverture qui devrait s’inscrire – selon les orientations prises par les élus locaux – dans une démarche écoresponsable et citoyenne parce que tournée vers un mode de déplacement non-polluant alternatif à la voiture, une mobilité durable.

Henri Marcellin – La voie du Midi

 

 

 

26 juillet 2019

Estuaire de la Seudre

 

 

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Boucle avec de vraies portions gravel au départ de l’île d’Oléron qui suit l’estuaire de la Seudre au plus près de l’eau, rive droite, jusqu’à Saujon, pour descendre vers La Tremblade et passer le pont sur la Seudre. Cette boucle peut se faire sans passer par l’île, au départ du très joli site de Marennes-plage.

Une belle promenade dans les marais de la Seudre, des endroits très sauvages, des prés occupés par le bétail, des espaces de l’activité ostréicole typique.
Ne pas hésiter à pousser dans les accès à l’estuaire, de superbes points de vue s’offrent à vous, par contre cela oblige à faire demi-tour … En fin de journée, j'aurai parcouru bien plus que les quelques 100 km publiés sur la trace.

A Marennes, le circuit suit le canal de la Seudre à la Charente dont j’ai déjà parlé sur une trace publiée au départ de Bourcefranc.

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https://www.moulin-des-loges.com/

 

 

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Passage sur le très beau site du Moulin des Loges, en plein marais. De nombreux échassiers, dont des cigognes, nichent là. Si vous voulez les voir de près, il faut se faire très discret : les échassiers ont sûrement de très bonnes raisons de craindre l’homme et s’envolent dès qu’ils vous repèrent …

Saujon est une bourgade très agréable, la Seudre la traverse très sagement avant de s’ouvrir très largement au niveau de l’Eguille. Quelques carrelets pittoresques sont placés là. Ne pas manquer le point de vue à la Pointe de l’Eguille.

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Le circuit passe ensuite rive gauche de l’estuaire et suit la voie de chemin de fer du Petit train des mouettes qui rallie La Tremblade.

https://www.traindesmouettes.fr/

Ne pas manquer le village de Mornac-sur-Seudre, pittoresque.

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Arrivé à La Tremblade, donner quelques coups de pédale le long du chenal vers l’esuaire avant d’aller chercher le pont sur la Seudre. Vous pouvez aussi pousser jusqu’à Ronce-les-Bains pour un point de vue sur Saint-Trojan, Gatseau et le pertuis de Maubuisson.

Circuit très peu ombragé, à faire plutôt tôt le matin ou en fin de journée en semi-nocturne, tenir compte aussi du vent …

La trace :

https://www.visugpx.com/p8SPsWe4cV

 

 

 

 

 

Gravel or not gravel ?

Je n’aurai pas fait ce circuit avec mon VTT : un peu trop de goudron pour du pur VTT et pourtant de bien belles choses à voir … Prendre du plaisir sur son VTT, c’est pour moi à la fois du domaine du visuel, de l’immersion dans des milieux naturels ou en tout cas assez préservés, et du domaine du technique : suivre des traces où tu vas aussi être obligé de regarder au sol quelques mètres devant toi si tu ne veux pas t’en prendre une, réfléchir à la trace, prendre de la caillasse, passer où rien ne passe sauf le randonneur à pied … En gravel, on est moins soumis à cette technicité même si, sur les portions engagés (et j’en recherche sur tous mes cicuits en garnotte), tu dois aussi bien choisir ta trace et piloter « fluide » ou « léger ». Tu fais plus de bornes, attention toujours à ne pas se laisser aller à l’euphorie du rendement accru de la machine, le moteur doit suivre …

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Je me répète : si tu ne recherches pas une pratique « extrême », technique, de la grosse caillasse, si tu veux juste pédaler ou bon te semble, y compris hors des sentiers battus, suivre ce chemin en terre, gravier ou herbe, même si 500 mètres plus loin, tu seras obligé de faire demi-tour car tu te retrouveras devant un énorme roncier, un ruisseau, ou en plein champ de maïs ou de tournesol (ça m’est arrivé plusieurs fois sur ce circuit), un vélo de garnotte pourra être ton seul vélo. Et les marques qui ont d’abord surfé sur cette vague à la mode et marketing, conçoivent de vrais vélos, bien réfléchis, dédiés à cette pratique qui a toute sa place puisqu’elle renvoie aux origines mêmes du deux-roues à moteur musculaire.

 

22 juillet 2019

Oléron ...

Cela fait un certain nombre d’années que nous venons sur Oléron, plutôt l’été. Je continue d’écrire que cette île est ou peut être superbe (peut être car tout site touristique a sa face cachée : dépôts d’ordures sauvages, zones lugubres, etc.), et est très adaptée à la pratique cycliste en tous genres (freerdiders et descendeurs auront je pense vite compris qu’il n’y a rien pour eux ici, quoique je connaisse une petite descente du côté de Saint-Trojan qui pourrait être ludique, oui, oui, descente). On y trouve des coins encore très sauvages malgré l’activité humaine et le tourisme.

Je vous invite d’ailleurs à parcourir les articles de ce blog et les albums dédiées à Oléron, ainsi que les traces que je vérifie pratiquement chaque année.

 

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Aujourd’hui, j’ai fait une variante en vélo de garnotte du tour de l’île en essayant d’être au plus près de l’eau, avec un peu plus de route donc que la trace publiée. 100 km quasiment tout ronds pour 4h et quart de roulage effectif  (avec un petit peu de vent, pas mal donc …) sur du bitume, de la cyclable en terre, du chemin et du single, car oui il y a des singles sur Oléron ! Pas en grand nombre il est vrai, mais très ludiques et vallonnés, entre La Rémigeasse et Vert-Bois, sous les arbres.

Je pars donc du Grand-Village-plage dans la forêt pour aller chercher par des chemins et des pistes les abords de Gatseau et remonter vers Saint-Trojan-les-Bains, un des incontournables de l’île, passage au point culminant de l’île entre le château d’eau, le poste d’observation D.F.C.I et la maison forestière de Saint-Trojan. Je roule ensuite sur la cyclable pour passer au Petit-Village et au site lui aussi incontournable des Salines.

http://www.port-des-salines.fr/

L’intérêt de ce circuit est de passer dans les sites les plus intéressants de l’île, rues marchandes de Dolus avec son très bon bouquiniste et de Saint-Pierre, l’église de Saint-Georges et sa cloche et Marais aux oiseaux mis à part.

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http://www.ot-chateau-oleron.fr/

Le Château d’Oléron vaut la visite, que ce soit pour sa citadelle ou pour ses boutiques dans les cabanes du port, sa Fête de l’huître et du pineau et son très beau feu d’artifice … Un bon resto juste à l’entrée du port : L’Annex, cuisine façon tapas ou sur la plancha, réussie.

Site pittoreque aussi : les cabanes de La Baudissière entre Le Château et Boyardville avec la cabane « Chez Mamelou » très courrue.

Parcours entre marais, rivage avec vue sur le continent, l'île Madame, l'île d'Aix, Fort Boyard, Brouage, Rochefort, et plus loin La Rochelle.
Petite incursion dans les marais entre Les Allards, Arceau et l’Aiguille, coin très sauvage, propice à l’observation d’échassiers ou autres.

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Passage à Boyardville qui comme son nom l’indique est un point de départ de croisières vers le fort du même nom ou l’île d’Aix, très joli site.

On longe ensuite la forêt des Saumonards avec ses jolies plages.

La trace que j’ai publiée part ensuite vers l’intérieur de l’île pour rester sur des pistes ou chemins. Aujourd’hui, j’ai voulu rester au plus près de l’eau et donc suis parti sur du bitume vers La Brée-les-Bains. On passe d’abord au port du Douhet, d’où part une cyclable vers le centre de l’île le long du chenal du même nom.
On peut observer plusieurs écluses à poissons entre La Brée et Chassiron : murets bâtis par l’homme destinés à la pêche.

http://www.saintdenisoleron.fr/decouvrir/le-petit-train-de-chassiron/ 
(lien renvoie bien aux écluses à poissons, pas au peit train qui est aussi très joli à prendre)

 

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Le phare de Chassiron marque le bout de l’île et la nuit il balaye l’océan de son faisceau lumineux. Il répond aux autres phares de la côte …

C’est là que commence la Côte « sauvage », plein pied sur l’océan et en face de New-York …

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Je longe la côté jusqu’au port de La Continière, site pittoresque et très touristique, incontournable, surtout le soir !

http://www.saint-pierre-oleron-tourisme.fr/decouvrir/le-port-de-peche-de-la-cotiniere/

Je continue ma route jusqu’au joli site de La Perroche pour aller ensuite chercher ce fameux single à la
Remigeasse et rallier Le-Grand-Village via la passe de l’Ecuissière et la forêt au niveau de Vert-Bois.

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Le vélo de garnotte, le gravel, est vraiment parfait pour ces types de terrains, très roulants même si parfois en peu cabossés. Je commence à avoir une certaine pratique de la chose, n’hésite pas à utiliser mon garnotte tant que la caillasse n’est pas trop grosse … Et ça envoie ! C’est du 29 pouces avec des développpements supérieurs et des boudins plus fins (je roule avec des Overide en 38 mm qui offrent un bon grip et un très bon rendement). Et dans les singles en virages, le vélo joue bien et est très réactif, ça révise un peu mes a-priori sur le 29 pouces …

 

 


19 juillet 2019

Un peu de temps sur le vélo …

 

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C’est parti, juste une lueur devant toi qui va te guider pendant quelques heures …

Mercredi 17 juillet, 0h00 ou presque, bords du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds. Philippe m’a transporté jusque-là, j’équipe le vélo, sacoches, éclairages, je donne le premier coup de pédale d’une longue journée dont l’objectif est d’arriver à Oléron …
Presque 430 kilomètres prévus, 350 effectifs sur le vélo, objectif quand même atteint pour moi, je vais vous raconter tout cela …

Comme prévu, pas grand monde le long du canal de nuit : des rats, des ragondins, des échassiers, des chouettes dont une superbe effraie, des lapins, des hérissons, deux gars couchés à même le sol en bord de piste enroulés dans une couverture, vélo couché, quelques cartons, un peu de lumière auprès des maisons des environs, quelques lumières sur les nombreux bateaux arrêtés en bord de canal ou dans les ports, des jeunes qui fument quelques herbes tard dans la nuit ou vraiment très tôt le matin à Agen, des tentes posées par-ci par-là, des aires de camping-cars en sommeil, deux ou trois voitures dont les occupants semblent bien occupés, Versailles à Golfech, des poissons bruyants, des chats, des quais de gare déserts, des usines qui tournent 24/24 on dirait toutes seules, des terrasses de restaurants éclairées désertes,  …

 

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Gestion du temps et de l’effort, je roule à 25-26 au départ pour ne pas trop me cramer et tenir quand même (à mon niveau) un bon rythme, j’étais parti sur du 23 de moyenne sur l’ensemble du parcours, sans compter les arrêts, soit 18 heures effectives à pédaler … Sous réserve que le vent ne soit pas trop défavorable … Dans ce cas, je pouvais rajouter au moins 2 heures de plus.

Le vent … Je vais en parler de suite car il s’est invité assez tôt au voyage, dès Moissac, défavorable bien sûr, souvent de face, assez fort en Gironde puis en Charente-Maritime, voilà pourquoi je n’ai pas fait le total du parcours sur le vélo, n’allons pas trop vite, prenons le temps, je vais vous raconter.

Rouler de nuit est particulier, je l’ai fait en pleine nature, en montagne, seul, accompagné ou sur des raids, mais le long du canal une atmosphère bien particulière imprègne les lieux, même quand l’activité ou la présence humaine sont proches … Cette nuit j’étais accompagné d’une belle Lune quasiment pleine, j’aurais pu rouler – en tout cas sur les portions dégagées – sans lumière, je l’ai d’ailleurs fait quelques minutes.
Rouler seul et longtemps est aussi particulier, je ne l’avais jamais fait sur une si longue distance et aussi longtemps de nuit, le temps peut passer assez vite, cela a été le cas jusqu’à Agen.

 

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Golfech, c’est Versailles : les quais de canal éclairés comme en plein jour, des lampadaires partout, un pont tout de bleu éclairé, la centrale illuminée, c’est Versailles … Une centrale, c’est pas beau, c’est pas bon, je ne vais partir dans les discours sur le bon ou pas bon du nucléaire, il faut que nos politiques prennent leurs responsabilités et des décisions cohérentes pour l’avenir et donnent aussi aux gens les moyens d’enclencher la transition énergétique … Tout ça pour dire que malgré tout, j’ai trouvé beau ce 100 % industriel de nuit, comme j’ai trouvé beaux ce quai de gare désert ou cette usine semblant fonctionner toute seule …

Je roule régulièrement le long de ce canal au moins jusqu’à Montech, j’aime beaucoup le site de la pente d’eau même s’il est abandonné, ce qui est bien dommage.

http://www.ville-montech.fr/cote-tourisme/presentation/la-pente-deau/

Et j’ai roulé avant ce voyage par deux fois plus loin, de nuit jusqu’à Agen avec Dominique et de jour l’an dernier pour mon voyage en 3 étapes vers Oléron jusqu’au bout du canal à Castets-en-Dorthe.

Ce canal, prolongement du canal du Midi vers l’Océan, relève tout de même d’un sacré défi ! Et que dire des ponts-canaux dont le plus long est celui d’Agen, magnifiquement entretenu. Drôle d’impression de nuit, même s’il est très joliment éclairé, de rouler sur celui-ci entre canal et Garonne dans le noir juste à droite plus bas, impression de vide même s’il y a une bordure en dur …
Tout le bord du canal est aménagé en cyclable, plus ou moins bien bitumée, on change juste de rive régulièrement, le lien avec la Garonne est ténu puisque qu’on la borde plusieurs fois et la dernière écluse à Castets-en-Dorthe ouvre les portes à la Garonne et un peu plus loin l’océan … Mais nous n’y sommes pas encore.

 

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Le vent a commencé à se montrer présent dès Moissac et même si le canal est souvent bordé d’arbres, je le sentirai bien, défavorable …

Fin de nuit entre Agen et Castets-en-Dorthe, environ 80 kilomètres, un peu dur, bonne occupation : compter les ponts qui enjambent le canal. Il y en a un tous les kilomètres environ (tout au long du canal en fait), et contrairement à tous ceux rencontrés plus tôt, on ne passe pas dessous, ce qui me fait affirmer qu’il y du dénivelé le long du canal, et je vais en faire rigoler certains ou beaucoup en écrivant cela … Mais multiplie le nombre de ponts par le nombre de fois où tu vas prendre ces quelques mètres et tu verras que cela commence à faire …
Et chaque pont a son nom et sa commune, je peux dire que Bruch, par exemple, dont la population ne doit pas être trop élevée, est un commune étendue, je ne sais combien de ponts en dépendent … Ou alors, j'ai eu cette impression car la vitesse moyenne avait cruellement chuté sur cette portion ...

 

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Très beau lever de soleil sur le Lot-et-Garonne, les communes se réveillent, les magasins lèvent leurs devantures, les cafés et restaurants en bord de canal reprennent vie, les propriétaires ou employés nettoient les restes de la soirée précédente pour préparer la journée à venir …
Chocolat au lait pris au premier resto trouvé ouvert, à Castets-en-Dorthe, après cette portion de 80 bornes et avant de prendre les petites ou plus grosses routes vers Bordeaux. Un peu plus loin, un pain aux raisins et un coca.

De jolies communes traversées, Buzet-sur-Baïse, Daumazan ou le Mas d’Agenais, Caumont-sur-Garonne, et d’autres. De nombreux aménagements ont été faits pour accueillir les touristes ou permettre aux voyageurs, notamment en vélo, de faire halte et dormir.

 

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Premier point sur l’horaire, je ne dois pas oublier, cela aura son importance par la suite, que je dois prendre le bateau au Verdon, en Pointe de Grave et donc je ne dois pas trop tarder, je suis en retard sur mon horaire et ai rendez-vous sur les quais de Garonne à Bordeaux, Place des Quinconces, avec notre cousine Christiane, amatrice elle aussi de vélo. Le temps se rappelle donc à moi dans ce périple dont il est un des sujets : prendre du temps, prendre le temps nécessaire, passer du temps. Il va quand même falloir faire avec.
Sur le vélo, le temps prend une autre dimension, mais cette fois encore une barrière horaire s’impose (si je loupe le bateau, je dois redescendre jusqu’à Bordeaux, ou dormir sur place, je ne me suis pas équipé pour cette éventualité). Le temps commence donc à me rattraper, je vais relancer un peu la machine, tomber 2 dents, beaucoup moins sortir l’appareil photo tout en gardant la boîte à souvenirs naturelle bien ouverte. Et le problème avec le vent, quand tu l’as dans la tronche, que tu n’es pas abrité et que tu es tout seul (essaye de te mettre dans ta roue, ça marche pas, j’ai essayé), c’est qu’il souffle et te ralentit méchamment, tu perds facilement 10 km/h pour la même énergie …

J’aime le vin, avec modération bien sûr, et comme l’an dernier, je vais prendre plaisir à traverser ces terres de vignobles aux noms prestigieux : Sauternes, Barsac, Cadillac (rive droite), Graves, Pessac-Léognan, Haut-Médoc, Margaux, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, etc. De superbes châteaux s’offrent à la vue.

J’arrive rapidement sur l’agglomération bordelaise. C’est grand Bordeaux … J’ai failli ne pas sortir de Bègles : je tombe sur un rond-point où toutes les accès donnent sur des voies rapides interdites aux deux roues non motorisés, gag … Je prends le seul accès possible qui donne sur une zone commerciale, passe derrière 2 ou 3 bâtiments et retrouve enfin mon chemin.
13 heures passées quand je m’arrête sur les quais de Garonne à Bordeaux, en bout de la Place des Quinconces pour manger et passer un petit moment avec Christiane qui m’a apporté aussi de quoi me ravitailler : barres et eau. Merci !
Bordeaux est une très belle ville, venant d’un Toulousain le compliment a sa valeur ! Les quais de Garonne ont été très joliment rénovés, mis en valeur. Très joli le miroir d’eau, point incontournable d’une visite.

 

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(Merci Christiane pour cette belle photo du miroir d'eau)

 

 

 

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Je fais un point horaire avant de repartir : le chemin est encore long jusqu’à la Pointe de Grave, et le moindre pépin mécanique pourrait compromettre mon passage de l’estuaire (la troisième option, traverser à la nage, étant impossible malgré mes qualités quasi-exceptionnelles de nageur, ayant gagné à la nage mon surnom de « fer à repasser »), je choisis de pousser jusqu’à Lamarque après Marsac, un bac en part pour rallier Blaye, j’y serai rapidement et aviserai ensuite en descendant rive droite jusqu’à Royan, quitte à demander à Sylvie de venir me chercher si le vent persiste …

Les deux rives de la Gironde sont magnifiques, j’ai voisiné les îles du Nord à proximité du confluent Garonne-Dordogne.

Et belle surprise en arrivant sur la commune de Macau, à une quinzaine de bornes du port Lamarque. Et aide appréciable et appréciée. Je peux le révéler dans ces lignes, ça va faire le buzz dans le monde du cyclisme : une équipe continentale à prétention World Tour italo-berrichonne ou berricho-italienne est en train de se monter avec quelques jeunes espoirs très talentueux et d’anciens pros encore bien en cannes. Cette équipe était dans le coin pour un premier regroupement sportif et touristique. Bus, voitures, mécanos, une belle organisation. Et là, incroyable, la directrice sportive (car c’est une femme) me reconnaît. « C’est bien vous Thierry du Cyclerit et d’À deux c’est encore mieux ? On suit votre blog régulièrement ! ». Là, je me dis que j’ai un avenir là-dedans … Nom de l’équipe : « Bella-mama y papa ».

J’ai oublié de vous dire que ma chère et tendre était un peu inquiète de ce périple nocturne puis diurne, mon paternel aussi … C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait acquérir ma balise satellite qui m’accompagne dans mes balades à vélo quand je suis seul, elle propose un suivi en temps réel et permet de faire appel aux secours même en zone non couverte par le réseau téléphonique, et il y en a !
J’avais aussi promis à mon paternel de couper le périple en deux étapes : Toulouse-Bordeaux le matin et Bordeaux-Oléron l’après-midi, cela ne l’avait pas convaincu …
Qui vois-je donc à Macau en bord de route : mon père et Marie-Aimée … Belle surprise ! Je m’arrête bien sûr, les remercie d’avoir fait tout ce chemin juste pour voir un mec tout seul passer sur une petite route de Gironde à un rythme bien inférieur aux cadences des compétiteurs et des professionnels … Comme ils sont là tous les deux, je vais pousser jusqu’à la Pointe de Grave avec eux, transporté, pour les 70 kilomètres qui restent pour prendre le ferry là-bas et poursuivre mon périple.
Nous rallions donc Le Verdon-sur-Mer et la Pointe de Grave où je pourrai prendre le bateau largement dans les temps. Un point pour moi face au temps, je suis allé plus vite que lui ! J'ai remonté le temps !

 

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Traversée de ce beau territoire du Médoc avec ses châteaux somptueux, le territoire est prospère.

 

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Très jolie, cette Pointe de Grave où la Gironde rejoint l’océan. On distingue bien la rive droite avec Royan juste en face.

 

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Je prends donc le bateau au Verdon-sur-mer à 18h10, comme prévu initialement mais plus tôt que prévu malgré le temps passé et en remerciant comme il se doit mes deux directeurs sportifs.
Gros ferry, pouvant accueillir des camions, des voitures, des vélos (c’est gratuit pour les vélos) et leurs passagers ou usagers pour traverser la Gironde entre Grave et Royan, moins de 4 euros pour la traversée, ce n’est vraiment pas onéreux.
J’accoste à Royan, j’appelle Sylvie pour lui dire que tout va bien, depuis Bordeaux mon téléphone indique que la batterie n’est pas loin d’être déchargée, je l’utilise avec parcimonie. Je vais essayer de terminer mon périple sur le vélo, il reste une cinquantaine de bornes à couvrir, si besoin j’appellerai Sylvie qui viendra me chercher.

Vous ai-je déjà parlé de ces cyclistes que je croise régulièrement, en général le dimanche (d’où l’expression à venir) sans aucun équipement mais qui n’ont pas oublié leur téléphone, arrêtés au bord de la route suite à une crevaison ou un petit pépin technique et qui appellent à la maison pour qu’on vienne les chercher … Cyclistes du dimanche ! Vous pourrez toujours m’appeler, je ne viendrai pas ! Tu ne pars pas rouler sans un minimum d’équipement. Sur ce parcours, j’ai roulé avec mes deux sacoches, la sacoche de cadre (pas de sac à dos) et de l’équipement nécessaire : vêtements, 3 batteries pour la nuit au cas où (j’en utiliserai deux, la troisième pourrait servir le soir), un éclairage de rechange, deux éclairages arrières, un litre d’eau en plus des deux bidons, des barres, une petite pharmacie, un minimum d'outillage, etc. Le vélo était un peu chargé, pas autant que si j’étais parti pour un parcours avec bivouac, même si j’ai un équipement léger pour. J’ai croisé quelques cyclistes en itinérance.

Je pars de Royan pour quelques deux heures et demie de route, le vent n’ayant pas freiné sa fugue et le terrain étant plutôt dégagé.
Je vais chercher les bords de Seudre, ce coin est aussi superbe, avec ses marais, ses claires, ses prés dans les marais, etc. Direction La Tremblade, le pont sur la Seudre, Marennes et Oléron.
J’ai déjà parlé de ce clocher de Marennes que tu vois au loin et que cela n’en finit pas de le rejoindre …

Le vent a eu raison du cycliste, et je trouvais que j’avais quand même pas mal réussi mon truc, j’ai donc appelé Sylvie qui est venue me chercher à La Tremblade avec Bastien pour finir, sans déshonneur, mon parcours.

 

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Un grand merci au paternel, à Marie-Aimé, à mon épouse et mes enfants, à mes amis, à Philippe et Christiane, pour les encouragements et l’aide apportée.
J’ai d’autres projets en tête, j’ai du temps devant moi même si je n’ai pas les commandes de l’horloge, on en reparlera, avec toujours cet objectif à très long terme, mais le temps en décidera vraiment même si j’ai quelques cartes à lui jouer, ce record de l’heure détenu par Monsieur Robert Marchand.

Quand même 350 kilomètres parcourus, 30 heures éveillé depuis la petite sieste de la veille après-midi, plus de 18 heures effectives de vélo, je n’avais pas besoin de passer dans le rouge pour ces quelques 15 derniers kilomètres, et j’avais déjà passé le pont sur le vélo l’an dernier en fin de voyage de 3 jours.
Un petit défi personnel relevé, pas grand chose par rapport à beaucoup d'autres choses ...
30 heures … Certaines professions sont confrontées à cela, on nous en parle dans les médias pour la police, les hôpitaux, etc. Danger ! Même si ces personnes sont très consciencieuses, ce n’est pas possible de garder une vigilance nécessaire au bon exercice du métier dans de telles conditions … Danger pour elles et pour les autres ...
En forme le lendemain, pas grillé, pas mal aux jambes, un peu de raideur quand même, prêt à rouler pour faire un peu de garnotte sur cette belle île d’Oléron ; je vous invite d’ailleurs à lire tout ce que j’ai déjà publié sur le sujet.

Et toujours le chapeau bas aux cyclistes professionnels en particulier et autres sportifs de haut niveau pour leurs exploits et à ces cyclistes moins médiatisés qui alignent des milliers de kilomètres en continu, que ce soit sur des épreuves comme le Paris-Brest-Paris, la BTR (pas la clé, la Born to Ride), la Great Divide, les Race across, la Transcontinentale qui se court en ce moment (le Graal), ou sans challenge sportif en voyageant en itinérance … Tous les sports sont difficiles, sans aucun doute ; le cyclisme a sa particularité. Par exemple d’offrir un spectacle gratuit, il suffit de se poster en bord de route, nous sommes en plein Tour de France, pour en profiter, même si l’instant peut être bref quand on voit les vitesses atteintes. Et même si le sport professionnel en général, le cyclisme étant particulièrement exposé médiatiquement, a ses côtés cachés dont le dopage, ce que font ces gars est du domaine de l’exceptionnel, il faut souffrir pour faire ça, ça change de cinéma à la Neymar ou maintenant à la M’Bappé (on nous l’a vendu comme un grand intellectuel, il s’est planté dans ses dernières prestations, c’est dommage, il est aussi très très médiatisé, il est aussi très très très bien payé), les féminines ont apporté une sacré coup de fraîcheur au football mondial en ce début d’été (même si les grosses équipes comme les états-uniennes sont outillées question cinéma). On ne verra jamais un cycliste, un marathonien, un trailer, faire du cinéma … Je sais bien aussi que beaucoup de footballeurs savent ce que signifie mouiller le maillot et connaissent la dureté du sport.

Et quand je parle des exploits au long court, j’aime aussi beaucoup cet anonymat, le gars fait ça pour lui, pas besoin d’en parler, sans forcément se fixer un challenge, c’est aussi beau pour cela.

Et je ne vous ai pas parlé des quelques chansons qui ont traversé mon esprit en roulant, qui m’ont accompagné en pédalant (on a tous une play-list dans la tête …), des quelques jurons que j’ai pu pousser à certains moments face au vent, je le prenais à partie lui précisant que je plaisantais, au cas où il aurait envie de forcer, de tout ce que j’ai pu me raconter, de ce que j’ai pu ne rien me dire quand j’avais tout débranché …

Prendre son temps … J’en ai pas mal pris pendant ce parcours d’un jour … Pas grand-chose finalement mais une belle expérience !

 

 

31 mai 2019

Où le vent te mènera …

Ce soir, j’avais envie d’aller rouler en garnotte en semi-nocturne. Quand je roule sur route ou en gravel, je vérifie toujours d’où vient le vent, je pars en général face au vent pour revenir plus facile, ou alors vent de dos pour se faire mal au retour … Ce soir, il n’y avait pas de vent … Je me dis, tu vas longer le Girou, passer à Gragnague, prendre un chemin que je n’avais pas pris depuis un moment, puis aller pourquoi par vers Beaupuy, puis Flourens … Finalement, je suis parti vers Rouffiac, et là je me suis dit « Ça fait longtemps que tu l’as pas fait celui-là. », je suis donc remonté vers Castelmaurou. Et je me suis « Et si tu allais chercher Saint-Geniès pour faire la descente sur Launaguet et aller vers Toulouse …»
À Launaguet, je me suis dit « Et si tu allais longer l’Hers » … Alors je suis allé par là, je suis remonté vers Gratentour, et là je ne pouvais pas manquer le bois entre Gratentour et Cépet …

Arrivé à Cépet, je me suis « Et si tu allais vers la forêt royale ... ». Alors je suis allé tourner autour de Vacquiers, entre forêt et vignoble frontonnais. Et ensuite, je ne pouvais pas ne pas passer dans la forêt de Buzet …

Enfin, je devais passer aux Mortiers … Mais cela faisait un moment que je ne n’avais pas fait le chemin vers Gémil …

C’est bon de rouler sans direction précise, juste pour aligner quelques kilomètres en se faisant plaisir.

Entre chien et loup … Boucle faite en semi-nocturne, le gibier sort aux derniers rayons du soleil. Rapaces, lièvres, chevreuils …

 

La trace : https://www.visugpx.com/StuiV8PE6X

 

Petit salut à Stéphane Mi. : « Ta » flaque dans le petit bois du côté de Vacquiers est toujours là, je pense y installer une plaque commémorative de ta façon d'aborder les coins bien trempés style pilote de char d'assaut. Cyril et Pascal de la Farfelue Team sont pas mal eux aussi ...

 

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Et c’est quoi cette nouvelle manie de rouler sur du chemin voire du tout-terrain avec des vélos de course ? C’est que se disent les vététistes que je croise quand je fais de la garnotte ou les routiers qui me voient débouler d’un  chemin très chaotique, faire un brin de route avec eux et repartir sur la gauche (ou sur la droite, ou en face) ensuite sur un autre chemin …

Si la question se pose (j’ai déjà pas mal écrit sur le sujet) c’est que ce type de vélo fait vraiment le lien entre toutes les pratiques cyclistes, toujours ce retour aux sources du cyclo d’autrefois ou du cyclomuletier avec la technologie d’aujourd’hui, je suis même sûr que tu peux te lancer avec sur une piste de BMX race et t’amuser …

Avec des roues de 700 même équipées de « gros » boudins de 38 mm, tu réapprends (ou tu apprends) à piloter, à rouler fluide, léger, quand ça tabasse. Seule limite quand même pour moi et qui justifiera l'utilsation  du VTT : la grosse caillasse.

Je me suis surpris ce soir à passer deux petits murs en 44/42 que je passe habituellement sur mon plus petit rapport en VTT, question rendement, ça envoie, attention à l’euphorie et à s’obliger à gérer sur de la longue …

 

 

 

12 mai 2019

VTT sur la Clape

J’ai déjà écrit sur le sujet sur ce blog : le Massif de la Clape est un véritable paradis pour la randonnée et le VTT.
Les sentiers sont multiples, le dénivelé est là, les terrains sont exigeants et techniques.

Une soixantaine de bornes faites sur le Massif en deux jours avec la Farfelue Team pour avoir un bon aperçu de ce qu’on peut y trouver comme « terrains de jeux ».

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Un premier circuit pour aller faire le tour de la superbe île Saint-Martin qui offre de belles vues sur les marais salans, la mer, l’étang de Campignol, l’île Sainte-Lucie ou au loin ou le Canigou.
Passage près des Goules, par la barre de l’Évêque puis la Combe de l’Abeille pour avoir une bonne entrée en matière : la caillasse est là, et le relief aussi.
On va ensuite chercher le site de la Capoulade pour une boucle. Le circuit jongle avec les parcours n°5 et 6 balisés VTT.

 

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J’aime bien de temps en temps jouer avec le flou en arrière-plan dans mes photos, là par contre je n’en voulais pas pour la photo de groupe que je publie quand même, je n’ai pas fais attention aux herbes qui couraient devant l’appariel photo … Certains pourront y trouver un certain style …

 

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6 circuits peuvent vous permettre de prendre beaucoup plaisir sur votre VTT à la découverte de la clape :

https://gruissan-mediterranee.com/escale-nature/randonnees-vtt/

Le plus joueur est le n°3.

 

Passage du côté du Trou de la Crouzade par les marmites et le passage taillé dans la roche.
Nous sommes ensuite montés sur le massif pour aller voir le site de la Chapelle des Auzils (interdit aux vélos, accès au site à pied) et son superbe point de vue sur la Méditerranée. Descente ensuite par des sentiers (dont certaines portions du circuit n°3) pour revenir aux Ayguades, notre lieu de séjour.

 Trace du circuit du deuxième circuit publiée ici :

 https://www.visugpx.com/LoFAgW1SUW

 

 

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Passage sous le Pech Rouge par la piste et de jolis sentiers, montée à la Vigie, proche du point culminant du massif. Nous sommes allés ensuite vers le magnifique site de Pech Redon pour deux superbes sentiers. La suite du circuit s’est pratiquement faite sur de la mono trace joueuse et technique.

Les vélos et les pilotes peuvent souffrir sur de tels terrains, assez exigeants quant au physique et au pilotage. La Farfelue aura donné sa part avec quelques chutes sans trop de gravité et un chariot de selle cassé (pas de noms).

Ce qui est très intéressant sur la Clape, c’est que les terrains sèchent très vite. Il a plu vendredi soir, samedi soir et une bonne partie de la nuite et malgré cela, nous n’avons pas souffert de la boue.

 

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Le week-end avait été placé sous le signe de la convivialité et de la famille par le Président à vie de la team, la Farfelue était réunie pratiquement au complet. Camp de base au camping des Ayguades, très bien placé pour son accès direct aux plages et très rapide au massif.

 

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Le papa de Séverine (merci à lui) a concocté une randonnée à pied vers Saint-Martin le samedi matin pour les non-vététistes. Chacun a pu s’occuper à loisir tout au long du week-end. Et le groupe s’est retrouvé près des zones de barbecues et des tables communes pour les repas de midi.

Samedi soir, Philippe a réservé pour le groupe un repas au restaurant des Ayguades « Le Croq’ », très bon repas dans un lieu très convivial.

Nous n’avons pas manqué d’aller le samedi après-midi visiter le site du Gouffre de l’Oeil doux après Saint-Pierre la mer. Mention spéciale à Sylvain qui y est allé en tricyle très particulier …

 

Un bon week-end passé en bonne compagnie avec toute la Farfelue Team !

 

 

 

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03 mai 2019

Gravel autour du bassin d’Arcachon

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Très beau circuit en gravel autour du bassin d’Arcachon, au plus près de l’eau avec un maximum de chemins, sentiers (portions réellement tout-terrains), entre villes touristiques et pittoresques, coins plus tranquilles et nature sauvage. Certaines zones du bassin sont classées sensibles et interdites au vélo. Même si je suis intimement convaincu qu’un vététiste ne fait pas plus de dégâts sur un chemin qu’un randonneur à pied, je respecte ces interdictions, suffisamment de sentiers sont déjà interdits à la pratique cycliste. Si la zone est vraiment sensible, autant l’interdire à toute circulation, même piétonne, cela permettra d’étudier l’impact de la présence humaine dans ces zones. On se doit d’accepter notre impact malheureusement trop souvent néfaste sur la nature qui nous entoure.
Grâce au VTT et au vélo de garnotte, j’ai la chance de pouvoir fréquenter des lieux où la nature, même à la périphérie de grandes agglomérations, sait rester entière, et je suis toujours respectueux de ces lieux, restant sur les chemins existants (quand il y en a, il m’arrive de temps en temps de vraiment sortir des sentiers battus), je ne pense pas y laisser de traces néfastes ...

Je suis parti du très joli camping de la forêt du Pilat installé au bord de cette magnifique et unique dune. De vraies pistes cyclables parcourent toutes les Landes, même si le revêtement peut vieillir sur certaines. Pas de souci en gravel, ce vélo s’il est bien conçu passe vraiment (presque) partout.

J’ai d’abord essayé de suivre le chemin du littoral, impossible entre Le Pilat-plage et Arcachon, même pour des piétons. Vous avez dit « loi littoral ? » … De jolis points de vue sur le bassin, de beaux coins de verudre dans les marais et de jolies plages borderont tout le parcours.

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Premières cabanes en bout d’Arcachon, après Le Moueng, premier sentier et dépaysement garanti à cet endroit, le circuit suivra une bonne partie du grp tour du bassin d’Arcachon. L’activité ostréicole est bien présente, les huîtres du bassin sont renommées (à juste titre), nombreux sont les ports ostréicoles typiques, notamment à la Teste de Buch ou à Gujean-Mestras. Si vous passez dans cette dernière commune, arrêtez-vous au restaurant Les Pavois (port de Larros), vous ne serez pas déçus et le site est très joli et moins touristique qu’en d’autres endroits.

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Un superbe sentier longe le bras de l’Eyre, on se retrouve entre bassin, marais et rivière, le sentier est ensuite interdit aux vélos au niveau de la réserve ornithologique du Tech qui présente un parc d’observation bien aménagé et payant. Là par contre, ce n’est plus sensible, ou alors on ouvre un endroit au public, mais que ce soit pris en charge par les collectivités locales ou l’état pour que ce soit gratuit et vraiment accessible à tous pour faire aussi du pédagogique et on ferme totalement les endroits vraiment sensibles. La sensibisation au respect de l’environnement, comme l’accès à la culture même si ce sont deux sujets bien différents, doit être gratuite.
On passe en sous-bois pour arriver tout au bout du bassin du côté de Biganos. J’ai ensuite cherché à rester au plus près des rives du bassin, la trace traverse de superbes coins sauvages où nichent de nombreux échassiers et migrateurs. Le coin est aussi très prisé des chasseurs, de nombreuses cabanes d’affût sont installées là, circuit à éviter en période de chasse … Le site est vraiment superbe.

Après Audenge, le circuit récupère la piste cyclable qui fait le tour du bassin pour ensuite revenir au bord de l’eau.
Traversée de la très jolie commune d’Andernos-les-bains.
Pause repas au kiosque du port du Betey : un sandwich jambon-beurre, un coca et une crèpe nutella-chantilly pour garder le moral et pour 9 euros, vraiment raisonnable non ? Petit kiosque sympa en bord de plage, abrité par des pins … Ces tarifs ne seront pas aussi raisonnables en fonction des lieux que vous visiterez. On sent dans les communes touristiques et tout autour du bassin une certaine aisance … Et pourquoi pas ?

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Joli passage en sous-bois en suivant le grp pour arriver à Arès.

Le circuit quitte ensuite les bords du bassin pour suivre la (longue) cyclable qui part vers le Cap Ferret et borde l’océan. Petite halte à la plage du Truc Vert pour voir l’océan.

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Je voulais passer au superbe et très pittoresque village de cabanes de l’Herbe, j’ai donc coupé vers Le Canon et suis arrivé sur les hauts de l’Herbe. Ce village est toujours aussi authentique
et pittoresque, l’Hôtel de la plage est toujours là, j’y avais passé deux nuits il y a un certain nombre d’années avec mon épouse, on a encore l’impression de se plonger dans un film avec Jean Gabin ou Arletty quand on passe devant … Ne pas rater non plus la pittoresque chapelle Notre Dame des flots, chapelle de la villa algérienne.

 

hotel plage l'herbe

 

Chapelle_Sainte-Marie-du-Cap


J’ai poussé jusqu’au bout du Cap Ferret et traversé le site des 42ha.

Trace de 110 km publiée ici, quelques kilomètres en plus pour sortir cette trace, retour en bateau entre Cap Ferret et Arcachon (merci au batelier qui me dira qu’il montera mon vélo en dernier sur le bateau car c’est une « pépite »).

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Magnifique circuit, très pittoresque, qui réserve de superbes passages, de quoi se faire plaisir d’abord avec les yeux, puis avec son appareil photo. Et au risque de faire rigoler les purs montagnards, ce n’est pas plat …Et encore une fois ce plaisir du temps « ralenti » : tu fais une longue en vélo, tu sais que tu vas y passer quelques heures, le temps ne s’écoule pas de la même façon … Et quand tu traverses des sites aussi beaux, tu prends le temps d’en profiter, tu ouvres grand les yeux …

Un élément à prendre en compte comme souvent en vélo : le vent ...

Le vélo de garnotte est vraiment le vélo idéal pour découvrir des sites : on n’hésite pas à quitter les routes goudronnées et le rendement est très bon sans délaisser le confort. Ce « phénomène » du gravel a maintenant quelques années, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Son origine vient des États-Unis où de longues pistes gravillonneuses traversent nombreux états. Mais bien avant cela, moi je pense aux randonneurs cyclistes qui roulaient sur les chemins muletiers de montagne ou gravissaient les cols de montagne avant que le bitume n’y arrive.

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La randonneuse, avec ses porte-bagages, ses gros boudins, était un vélo de gravel.
Voilà pourquoi ce vélo n’est plus un phénomène marketing et qu’il a autant de succès : un bon vélo de garnotte rassemble plusieurs pratiques cyclistes et pourra n’être que le seul vélo que vous possèderez. Pour des circuits tout-terrains plus extrêmes (grosse caillasse), le VTT sera indispensable mais avec mon vélo de garnotte je suis déjà passé sur des terrains vraiment orientés tout-terrain sans que la machine ne bronche … On revient aux origines du cyclisme avec les technologies d'aujourd'hui ...
Attention juste à « l’euphorie » de la pratique : tu vas facilement plus vite que sur un VTT mais tu laisses quand même du jus quand c’est cassant, herbeux, moins roulant, et quand tu récupères des portions roulantes tu envoies aussi, il faut bien se gérer sur de la longue …

Un petit mot encore sur la monture qui m’accompagne sur mes sorties all roads : ce superbe STIFF Gravel personnalisé et customisé qui a toujours un très bon comportement : les vitesses passent sans problème, le groupe rival 1 complet fonctionne vraiment bien, le vélo est vif à la relance, il ne bronche pas quand ça tabasse, les roues Hope/ZTR Grail font aussi bien leur boulot. J’en suis très satisfait et comme pour mon vieux Titus, ce n’est pas ce vélo qui imposera ses limites, c’est le pilote … Des vélos comme ça, tu prends déjà plaisir en montant dessus …

 

La trace : https://www.visugpx.com/XOPZIL5w0K

 

L’album photo dédié :

http://cyclerit.canalblog.com/albums/bassin_d_arcachon/index.html

 

 

 

 

29 mars 2019

C’est beau une ville la nuit …

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Et c’est beau aussi la campagne la nuit … Le VTT de nuit procure des sensations extraordinaires : les repères changent, on appréhende le relief très différemment (tu vois moins la pente mais tu la sens au pédalage), les sens sont en éveil (on a croisé quelques chevreuils, rapaces nocturnes, un hérisson qui pensait être tranquille sur son sentier en sous-bois), en sous-bois c’est nuit noire, quand c’est dégagé on peut admirer la voûte céleste, les lumières des habitations isolées, les clochers éclairés au loin, les lumières des agglomérations, etc.
De drôles de sensations … Au moindre bruit, l’imagination court.
Et avec un bon éclairage (il s’en vend de très bons à des prix très intéressants), tu lâches les freins sans problème en descente.

 

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Hier soir, sortie juste avant le coucher du soleil avec Dominique en préparation des réjouissances qui nous attendent le 14 avril à Cahors : direction la forêt de Buzet par les coteaux, puis Mézens pour un superbe single qui descend sur le village. Ensuite on grimpe sur la ligne de crêtes qui surplombe le Tarn pour rallier les abords de Rabastens pour traverser les vignobles et passer à l’église de Guiddal non éclairée qui se découvre sous l’éclairage du vélo. Les lignes des coteaux se dessinent dans la nuit, plus sombres.
Le clocher si particulier de Grazac est éclairé la nuit et nous aura accompagnés pendant un moment, il est visible de loin.
On passe ensuite aux Auzerals pour chercher la ferme de Branque et Mascale. On passe devant le superbe moulin à vent restauré à Laprune, impressionnants ces bâtiments non éclairés qui surgissent devant nos phares, on les redécouvre … Trois coteaux à passer ensuite pour arriver à Roquemaure, soit par du chemin agricole bien dégagé soit par du sentier en sous-bois, le circuit est très varié et le relief est bien marqué, le dénivelé cumulé sur la sortie ne sera pas négligeable (2900 m).
À Roquemaure, on va chercher un superbe single pour revenir sur la forêt de Mézens par deux montées bien marquées.
On repasse à Buzet-sur-Tarn pour rallier Roquesérière pas des chemins agricoles (les deux liaisons forêt de Buzet – Buzet et Buzet – Roquesérière se font par des chemins agricoles et un peu de goudron).

 

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Au sortir de la forêt de Buzet pour aller vers la commune éponyme, et avant que la nuit ne tombe vraiment, nous avons pu voir dans un champ une colonie d’oies sauvages qui se plaisent là puisqu’elles ont choisi de se sédentariser.

Je ne publie pas la trace car nous sommes passés sur du privé en début de parcours mais j’ai déjà publié la trace du circuit de Mézens

 

https://www.visugpx.com/1339261463

 

Et celle de Roquesérière

 

https://www.visugpx.com/VZczM8unls

 

Reve-de-velo