08 janvier 2013

Pain d’alouette – deuxième époque

J’ai déjà parlé du superbe album de Lax L’Aigle sans orteil, la suite est aussi réussie avec les eux tomes du pain d’alouette

 

 

pain alouette 2

 

1924, dans le Nord de la France, Élie Ternois, 14 ans, a définitivement pris sa décision : dès qu'il sera majeur, il sera coureur cycliste ! La souffrance et la persévérance de ces trimards du vélo ont bel et bien forcé le respect de ce jeune mineur, qui sait ce que douleur et risque signifient... Pour l'heure, il doit encore obéir à son père, et descendre avec lui dans la mine, tels de la chair à charbon. De toute façon, cela ne l'empêche pas de s'entraîner, plus ou moins en cachette mais avec les conseils précieux et la plus grande bienveillance de son oncle. À Flayssac, en Haute-Garonne, Reine Fario, la fille de l'Aigle sans orteils, qui a finalement été adoptée par Clémence et Camille Peyroulet, grandit dans l'affection et la tendresse de ses nouveaux parents, et dans le souvenir de son champion cycliste de père. À 14 ans, lors des étapes pyrénéennes du Tour de France, elle découvert l'univers du cyclisme et attrape elle aussi le virus : « Elle vibrait aux coups d'éclat des seigneurs, mais c'est les prouesses des petits, des sans-grade qui la bouleversaient vraiment. »

Les graves traumatismes subis à l'orphelinat, s'estompant peu à peu, elle devient une jolie jeune fille au caractère bien trempé, qui se confronte à la petite reine avec ténacité et constance ! Bachelière, elle décide de faire l'école de journalisme à Lille. Non loin de Roubaix et de ses pavés... Ces pavés sur lesquels Élie se prépare activement pour la prochaine édition de la fameuse Pascale.

 

pain alouette 2 pl

 

 

Lax nous a encore gâtés avec son dernier album sorti récemment L’Écureuil du Vel d’Hiv

 

écureuil vel d'hiv

 

En 1940 à Paris. Sam et Eddie sont deux frères. Sam, l'aîné, est un pistard, un coureur cycliste sur piste, l'un des meilleurs de sa génération, particulièrement apprécié du public populaire du vélodrome d'hiver à Paris, le fameux Vel' d'Hiv'. Eddie, le cadet, souffre d'une hémiplégie inférieure du bras gauche et de la jambe gauche. Entre Sam et Eddie, c'est un amour fraternel, quasi fusionnel. Adulé par sa mère, Eddie est rejeté par son père, le docteur Ancelin. Serge Ancelin, persuadé en ses temps d'occupation qu'il vaut mieux Hitler que le Front populaire, soigne le jour ses patients, souvent gratuitement, et passe ses nuits à se perdre dans le jeu avec des officiers allemands. Le 15 juillet 1942, Sam, qui a trouvé portes closes, ne sait rien du drame qui se déroule à l'intérieur du Vél d'Hiv' : C'est plus de 13 000 Juifs, raflés par la police française, qui sont enfermés dans des conditions sanitaires inhumaines. Ce que Sam ignore aussi, c'est que sa mère, accourant au secours d'une amie, est jetée sans ménagement à l'intérieur du vélodrome …

 

écureuil pl

 

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20 décembre 2012

livre

Cyclistes aux Pyrénées

cyclistes

 

Les deux récits de voyages cyclistes ici réunis nous promènent à travers l'Ariège, l'Aude et les Pyrénées-Orientales des années 1900.
Ils témoignent de cette courte période durant laquelle la bicyclette - cet instrument essentiellement géographique - contribua à la naissance du tourisme … juste avant le triomphe de l'automobile.
Leurs auteurs - un avocat bordelais et une inconnue toulousaine - soucieux de partager un goût, savent donner au lecteur l'impression de tenir le guidon, de respirer la poussière, de lutter contre la pente ou le vent, et surtout de découvrir un pays.
Tout en se faisant les témoins d'un cyclisme d'heureuse errance, Monsieur comme Madame racontent à travers leur cheminement l'histoire du paysage et de l'activité humaine dans l'est pyrénéen de la Belle Époque.

Textes réunis et présentés par Henri Taverner, auteur de L'Ariège cycliste, Prix du Document sportif 2005.

Éditions le Pas de l’Oiseau

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02 novembre 2011

Bashung

L'arrivée du tour – Alain Bashung

 

A genoux, les majorettes
Ces demoiselles aux parloirs
Sonnez, résonnez musettes
A nous deux la victoire !
Grands les culs de jattes, ça court les rues
A la poursuite du môme sans but
Non, y a pas le feu au QG
Non, y a pas le feu au QG
Le feu au QG
Ce n'est qu'un arrosoir,
Un tomahawk sur l'armoire

Qu'est-ce que tu fait ? Mais tu tapines en bourg ?
Pas du tout c'est l'arrivée du tour !
Bain de minuit, mes minettes
Rendez-vous les séchoirs
Astiquez baïonnettes
Vous qui passez sans m'avoir
Suis trop pompé pour le César
Smoking fumé, fin de non recevoir
Et une garde mobile, et une garde mobile
La garde mobile
Ce n'est qu'un arrosoir,
Un tomahawk sur l'armoire

Qu'est-ce que tu fait ? Mais tu tapines en bourg ?
Pas du tout, c'est l'arrivée du tour !
Tout est si clairinette
Laisse-moi faire un canard
Cuisine-moi un kitchenette
C'est la fée du hasard
Ouvrez, ouvrez la charentaise
Touche-moi le pompon, t'auras une rime en "ez"
Et une garde mobile, et une garde mobile
La garde mobile
Ce n'est qu'un arrosoir, un tomahawk sur l'armoire

Qu'est-ce que tu fait ? Mais tu tapines en bourg ?
Pas du tout, c'est l'arrivée du tour !

Ce n'est qu'un arrosoir, un tomahack sur l'armoire
Qu'est-ce que tu fait ? Mais tu tapines en bourg ?
Pas du tout, c'est l'arrivée du tour !


Alain Bashung - L'Arrivée Du Tour

 

 

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24 octobre 2011

Chanson

Rebecca – Les Wriggles

Mais pourquoi moi j'arrive pas à tenir sur le vélo ?
Sans m'éclater la face sur le bitume aussitôt,
Depuis que mon papa m'a enlevé les roulettes
Je me casse, je me casse toujours la binette

Tout à l'heure devant les voisins je suis tombé,
Au fond de moi je sais bien que je ne suis plus un bébé,
Mais le pire c'est que Rebecca, Rebecca était là,
Et qu'elle m'a montré du doigt en chantant avec sa p'tite voix:
"Ouh la femmelette, il sais pas faire de vélo sans roulettes"

Ecoutez-moi tout le monde moi je vais m'en aller,
Et quand je serai parti, ben vous allez tous pleurer.
Je reviendrai dans 10 ans avec tout plein d'argent,
Des voitures, des châteaux et des millions de cadeaux,
Et puis toi Rebecca quand tu verras tout ça,
à genoux tu viendras et tu me supplieras
de t'emmener avec moi faire un tour de bateau,
Parce que j'ai oublié de le dire mais j'aurai aussi des bateaux...
"Et là j'te dirai"
Souviens-toi du vélo... souviens-toi du vélo !

"Heu... J' m'en souviens du vélo hein... mais j'veux dire,
t'arrives pas à t'nir dessus ou... hahaha !"
Alors là Rebecca tu vas beaucoup trop loin,
J'appelle immédiatement tous mes copains martiens,
J'ai fabriqué 200 milliards de robots de la mort,
on verra ma jolie si tu rigoles encore !

"Haha ouai... hé hé j' rigole pas du tout mé j'veux dire heu...
si on t'retire les roulettes, tu t'casses la gueule ?!"


WRIGGLES - Rebecca

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09 août 2011

La jeune fille à bicyclette

La jeune file en bicyclette – Gérard Lenorman

 

Comme dans les photos d'Hamilton
Y'avait la pluie et puis l'automne
En ce temps-là aux Feuillantines
J'étais interdit de l'école
J'avais 8 ans et la rougeole
Dans la maison de mes cousines

Et chaque après-midi
Juste après le goûter
Je grimpais sur mon lit
Debout sur l'oreiller
Je regardais au loin la départementale
Regarder mon amazone sur son drôle de cheval

La jeune fille à bicyclette
Passait sans détourner la tête
Elle donnait un coup de sonnette
Juste à la croisée des chemins
La jeune fille à bicyclette
Ne regardait pas ma fenêtre
Et je la voyais disparaître
Sans me faire signe de la main
La jeune fille à bicyclette
Avait un amoureux peut-être
Et je l'imaginais secrète
Au bord de l'eau et sans façon
La jeune fille à bicyclette
On devait lui écrire des lettres
Des musiciens et des poètes
Lui chanter sûrement ma chanson

Fini le temps de la rougeole
Je suis retourné à l'école
J'ai appris la mort de Louis XVI
Et pendant que j'étais pas là
La guerre et la règle de trois
S'étaient emparées des élèves

Et chaque après-midi
A la récréation
Au lieu de jouer aux billes
Moi en observation
Je regardais au loin la départementale
Loin de mon amazone j'étais en punition

 

Gerard Lenorman - la jeune fille à bicyclette

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24 juillet 2011

Chanson

Le vélo – Sarclo

 

Elle met, quand elle se réveille,
Sa jolie jupe rouge
Qui tourne qui bouge
Quand elle va courir au soleil
Ou danser devant les miroirs
Et moi, je voudrais savoir
Quel est l'enfant de salaud
Qui lui a tiré son vélo

Elle vient, quand elle se réveille,
Sous mon édredon
Trouver des jurons
Qu'elle me dit trop fort à l'oreille
Ou qu'elle crie devant son miroir
Mais moi, je voudrais savoir
Quel est l'enfant de salaud
Qui lui a tiré son vélo

Elle prend, quand elle se réveille,
Une ou deux poupées
Pas bien fagotées
Elle en a tout plein la corbeille
Ou planquées derrière son miroir
Mais moi, je voudrais savoirvélo rose
Quel est l'enfant de salaud
Qui lui a tiré son vélo

C'était pas grand chose
Un petit vélo rose
Juste une bicyclette
Avec des roulettes
Mais ça fonçait sur les trottoirs
C'est pour ça que j 'voudrais savoir
Quel est l'enfant de salaud
Qui lui a tiré son vélo

Elle a cinq ans depuis trois mois
Le temps défile comme un salaud
Elle a les fesses et les yeux beaux
Et sa vie se fout bien de moi
Et moi, je voudrais bien savoir
Ce qui traîne derrière les miroirs
On va aller chez Courajod
Il va lui trouver un vélo

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20 mai 2011

Marie-Paule Belle

La bicyclette – Marie-Paule Belle

 

J'aime bien regarder ma bicyclette
J'aime bien astiquer son guidon bleu
Et j'aime bien faire tinter sa sonnette
Elle me fait rêver
Et je crois m'envoler
M'asseyant près d'elle pour la regarder

J'aime bien parler à ma bicyclette
Et j'aime faire des projets pour nous deux
Lui acheter des nickels pour sa fête
Elle me fait rêver
Et je crois m'envoler
M'asseyant près d'elle pour bavarder

J'aime bien chanter pour ma bicyclette
Je vais lui dire bonsoir dans le grenier
Mais quelquefois, j'ai peur qu'elle ne s'embête
Qu'elle ne me fasse la gueule
Qu'elle se sente un peu seule
Il faudrait peut-être la promener

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13 mai 2011

Un peu de poésie

En VTT

 

En VTT,

Descentes et montées

Monter pour descendre, free-rider ...

Single-track, sentiers ou pierriers,

N'aie pas le trac,

Gère bien le frein avant, gare à l'OTB,

Vélo et pilote en vrac ...

 

En VTT,

La nature est à ta portée.

Il faut la gagner,

L'effort permet de relativiser.

Pas d'émission de CO2,

Le moteur est humain.

Attention quand tu les lâches les freins !

Besoin de s'oxygéner,

O2 à volonté !

Et de l'eau pour s'hydrater.

Certains y mélangent de l'EPO,

Moi je préfère aller dans les P.-O.,

Les sentiers catalans sont bien beaux.

Et tout près de chez toi tu trouveras

De jolis sentiers,

Il suffit de monter en selle et pédaler

Chevaucher ton fidèle destrier.

Il ne te laissera jamais tomber,

Les limites, c'est toi qui les fixeras ...

Et tu peux aller à pied.

Pilote et canasson

À l'unisson !

Il faut de l'allant

Mais tu peux aussi pédaler pépère,

À ton rythme savourer la vue

Que t'offre dame nature,

Et en prendre plein la vue.

 

En VTT,

En compétition,

Les français sont plutôt bons.

Ce n'est pas un sport de salon,

Demandez à Absalon !

 

 

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06 avril 2011

Brassens

Pour me rendre à mon bureau – Jean Boyer / Georges Brassens

 

Pour me rendre à mon bureau
J'avais acheté une auto
Une jolie traction avant
Qui filait comme le vent
C'était en juillet trente-neuf
Je me gonflais comme un bœuf
Dans ma fierté de bourgeois
D'avoir une voiture à moi
Mais vint septembre, et je pars pour la guerre
Dix mois plus tard, en revenant
Réquisition de ma onze chevaux légère
"Streng verboten"
Provisoirement

Pour me rendre à mon bureau
Alors j'achète une moto
Un joli vélomoteur
Faisant du quarante à l'heure
A cheval sur mon teuf-teuf
Je me gonflais comme un bœuf
Dans ma fierté de bourgeois
D'avoir une moto à moi
Elle ne consommait presque pas d'essence
Mais presque pas, c'est beaucoup trop
Voilà qu'on me retire ma licence
J'ai dû revendre ma motoGeorgesBrassens2

Mais pour me rendre à mon bureau
Alors j'achète un vélo
Un très joli tout nickelé
Avec une chaîne et deux clefs
Monté sur des pneus tous neufs
Je me gonflais comme un bœuf
Dans ma fierté de bourgeois
D'avoir un vélo à moi
J'en ai eu tour à tour une douzaine
On m' les volait périodiquement
Comme chacun d'eux valait l' prix d'une Citroën
Je fus ruiné très rapidement

Pour me rendre à mon bureau
Alors j'ai pris le métro
Ça ne coûte pas très cher
Et il y fait chaud l'hiver
Alma, Iéna et Marbœuf
Je me gonflais comme un bœuf
Dans ma fierté de bourgeois
De rentrer si vite chez moi
Hélas ! Par économie de lumière
On dut fermer bien des stations
Et puis ce fut la ligne tout entière
Qu'on supprima sans rémission

Pour me rendre à mon bureau
J'ai mis deux bons godillots
Et j'ai fait quatre fois par jour
Le trajet à pied aller-retour
Les Tuileries, le Pont-Neuf
Je me gonflais comme un bœuf
Fier de souffrir de mes cors
Pour un si charmant décor
Hélas, bientôt, je n'aurai plus d' godasses
Le cordonnier ne ressemelle plus
Mais en homme prudent et perspicace
Pour l'avenir j'ai tout prévu

Je vais apprendre demain
A me tenir sur les mains
J'irai pas très vite, bien sûr
Mais j'userai plus mes chaussures
Je verrai le monde de bas en haut
C'est peut-être plus rigolo
J'y perdrai rien par surcroît
Il est pas drôle à l'endroit
Pour peu que sur le trottoir, j'aie la chance
De mettre la main en plein dedans
En plein dedans de la chose que je pense
Je serai l'homme le plus content

Ça me portera bonheur
Et ça me donnera du cœur
Pour attendre patiemment
Ma future traction avant

 

 

 

Petit clip très sympa : http://www.youtube.com/watch?v=W0zO8S_HIOM

 

Et chanson en lien accès chansons

 

 

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15 mars 2011

La môme Rustine

La môme Rustine – Bourvil

 

Elle travaillait dans une usine
Elle collait des petits morceaux
De caoutchouc à la Seccotine
Peu à pneu, ça faisait des boyaux

On l'appelait la môme Rustine
Elle était mordue du vélo
Quand elle était sur sa machine
Elle n'avait jamais les grelots

Elle v'nait à vélo à l'usine
Mais quand il pleut ça fait trop d'boue
Alors dans l'métro ça se devine
Elle arrivait en gare debout

On l'appelait la môme Rustine
Et dès les beaux jours à vélo
Elle passait par la porte Dauphine
Car porte de Saint-Cloud, on crève trop

Elle avait un bon équilibre
Sa vie, son travail tournaient rond
Elle ne faisait jamais roue libre
Car elle en mettait un rayon

On l'appelait la môme Rustine
Et le dimanche à Fontainebleau
Pour manger avec les copines
Elle emm'nait une selle de gigot

Elle achetait des fleurs aux Halles
Puis elle disait d'un air finaud :
«Quand je regarde les pétales,
Je pense aux pétales de mon vélo»

On l'appelait la môme Rustine
Elle dormait été comme hiver
La f'nêtre ouverte, car la gamine
Voulait avoir sa chambre à air

Elle connut Natole, un cycliste
Qui se dégonfla aussitôt
Comme il était philatéliste
Il prit le timbre de son vélo

On l'appelait la môme Rustine
Elle retrouva son Anatole
Et maintenant pour plus qu'y s'débine
Elle lui a mis un antivol

Méfiez-vous de la môme Rustine
Ne dites pas oui sans réfléchir
C'est attachant la Seccotine
Car elle vous interdit de fuir.

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