17 avril 2019

Ultra VTT, film

 

 

Petit film sur l’aventure du week-end passé dans ce beau département du Lot :

 

 

 

(régler la qualité en HD 1080)

 

J’ai oublié de parler du matériel : que dire toujours de ce superbe Titus racer-X titane monté en 2008 qui m’accompagne sans broncher et dont je n’ai jamais vu les limites … Je suis vraiment très satisfait du 1x12 Sram Eagle XO et de la cassette MSC, c’est onctueux, ça passe partout pour peu quand même que le pilote ait le moteur. Les deux pneus Schwalbe Rocket Ron et Nobby Nic n’ont pas bronché et mes chaussures ont été à la hauteur (lire quelques articles précédents sur le sujet …). Le matériel a son importance et souffre sur de tels parcours.

 

En parlant de moteur, il y avait une épreuve VTTAE 87 km sur l’ultra. J’ai regardé les temps. Vincent PAGÈS, vainqueur du 180 solo en 8h49 a bouclé le circuit avec une moyenne de 20,42 km/h (il faut dire que le monsieur fait partie de l’équipe de France de VTT marathon … Il y avait donc quelques « clients » sur l’ultra dimanche) et le vainqueur en VTTAE a bouclé son raid (87 km) en 20,88 km/h, impressionnante la performance de Vincent …

Le site de l'organisation : https://www.cap-orn.org/

 

 

 


15 avril 2019

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi

Je me suis aligné hier matin de très bonne heure sur l’UltraVTT Causses et Vallées Lot Dordogne.
Belle manifestation sur le week-end rassemblant des trailers (180 km solo, 180 km en relais de 4, 87 km solo) et des vététistes (180 km, 87 km en VTTAE).
Nous étions quatre dans l’aventure : Dominique dit « la flèche garidéchoise » sur le 180 VTT, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km et moi-même.

Le circuit partait de Cahors, passait par Saint-Cirq-Lapopie, Gramat, Rocamadour, Labastide-Murat, ça donne une petite idée des terrains qui allaient s’offrir à nous et du dénivelé …

Je m’étais inscrit très tôt à cet évènement et en avait fait un défi personnel, non pas que je sois maso mais parce que je voulais réussir un tel exploit (à mon niveau). Entraînement en conséquence mais sans me mettre dans le rouge : des sorties longues en VTT ou garnotte sans dépasser les 7 heures, je me sais capable de tenir 10 heures sur le vélo et je ne voulais pas en faire plus, peut-être aussi pour conserver le « mystère » du défi qui m’attendait. Dès l’inscription, j’avais lancé l’idée autour de moi, Dominique a suivi, Fulbert et Cédric se sont engagés sur le trail, Philippe et Hervé devaient partir sur le VTTAE (Philippe, si tu lis ces lignes …).

Avec un départ à 3h du matin et l’espoir d’être finisher en moins de 18 heures, je ne me sentais pas capable de rentrer seul le soir, j’ai donc proposé à mon paternel de m’accompagner et de prendre son camping-car. Dominique avait prévu aussi de dormir dans son fourgon et Fulbert et Cédric ont loué une chambre (enfin une chambre, un appartement de toute beauté dans le vieux Cahors et pas cher, un truc rénové avec beaucoup de goût, et qui te donne une sacrée surprise car la cage d’escalier de trois étages sans ascenseur te laisse perplexe au vu de son état).
Rendez-vous donc samedi en fin d’après-midi pour retirer les plaques de cadre et les dossards. Plaque à ton prénom et balise gps pour un suivi live pour la famille et les amis, super !

C’est une épreuve chronométrée, moi je n’y allais pas pour ça mais il y a quand les barrières à respecter sous peine de disqualification, donc une petite pression alliée à une certaine euphorie t’habite, tu te dis « J’y suis ».
Je savais que Dominique le terminerait entre 12 et 15 heures (plus près des 12 heures) et moi je m’étais fixé les 18 heures limites.

Début de soirée samedi entre amis, une bonne bière (il faut soigner son alimentation), repas avec Fulbert et Cédric (merci les amis) et je pars avec le paternel au camping à 800 m du terrain de sport où aurait lieu le départ … Très joli camping de la rivière de Cabessut. Préparation du matériel et dodo …

Réveil 2h20, tu sens qu’il te manque du sommeil mais tu es content car tu sais que tu y vas.
Drôle d’atmosphère sur le stade, chacun est serein et concentré.

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Départ donné avec un tour de stade et d’entrée de jeu première bien grosse grimpette, ça bouchonne un peu, les missiles sont déjà devant, Dominique doit y être.

Première descente, je n’aime pas les ornières et c’est réciproque, donc j’en prends une bonne (d’ornière et de gamelle), pas de bobo mais je me mets sur le côté et tout le monde passe, l’aventure en solo commence très tôt pour moi mais j’avais rendez-vous avec ça, ça ne m’empêchera pas de discuter avec des concurrents très sympas, de plaisanter, de rouler sur certaines portions avec d’autres coureurs (clin d’œil amical à un autre Thierry avec qui on aura fait une grosse partie du parcours très proches).
Je remonte sur le vélo et là je me rends compte que ma lampe ne tient plus … Mais comme je ne voulais pas abandonner sur pépin mécanique j’avais pris quelques précautions comme avoir dans mon sac une deuxième lampe … J’ai donc changé de lampe et ai pu repartir. J’ai réparé ça ce soir, c’est juste le support de la lampe qui en fait s’était dévissé.

J’avais aussi mis double dose de produit préventif dans mes tubeless, bonne précaution car quelques kilomètres plus loin j’ai dû rouler sur un truc bien pointu et pendant plusieurs tours de roue le liquide a fusé façon feu d’artifice du pneu et le colmatage s’est bien fait.

 

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Je l’ai déjà écrit sur ce blog : rouler de nuit est extraordinaire, tu découvres un monde nouveau, de nouvelles sensations, tu n’appréhendes pas le relief de la même façon (tu le vois moins, tu le sens dans les jambes mais ça semble plus facile). Et découvrir une trace que tu ne connais pas de nuit, c’est quelque chose, d’autant quand il y a du technique !

Passage sous l’autoroute A20 par aller rejoindre Les Thézauriès. Impressionnante la campagne seul sur les pistes en pleine nuit, quelques maisons étaient éclairées, tu roules dans un silence total, quelques bruits naturels percent à ton passage … Quelques chiens hurlent à la nuit …
Belle descente sur Saint-Cirq-Lapopie traversé en pleine nuit, magnifique la pierre éclairée par les réverbères, les rues désertes …

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On descend encore par un petit mur bien technique pour aller chercher le GR36 qui longe le Lot par une superbe voie taillée dans la roche. Elle en fait des méandres cette rivière que l’on va retrouver tout au long du parcours …
Et comme nous sommes bien descendus, il va falloir bien remonter pour passer au Pech Merel et près de sa grotte pour attaquer une descente trialisante et très technique sur Cabrerets, lieu du premier ravitaillement solide. Dans la descente, je me dis « Tu  t’appliques, tu passes ! », je me m’avance légèrement sur le vélo pour réenclencher la pédale gauche, et là je me prends ma deuxième (et dernière) gamelle. Toujours pas de bobo (un gros bleu après coup sur la cuisse droite) mais ça freine un peu les ardeurs …

Le soleil commence à pointer, c’est magnifique.

J’arrive à Cabrerets, quelques coureurs sont derrières et les premiers sont passés depuis bien bien longtemps, Dominique aussi … Je suis en avance sur la barrière horaire et, aussi parce que le profil sera moins exigeant malgré quelques gros raidillons, j’améliorerai tout au long du parcours mon avance.
Une soupe chaude, du coca, des fruits secs, je recharge en eau et je repars.
Et donc ça remonte ! Direction Nord vers Gramat, prochain ravitaillement solide et barrière horaire. Point de départ aussi à 5h00 de Cédric et Fulbert sur le trail, parcours commun à partir de ce point. Je pense à eux, peut-être va-t-on croiser quelques trailers en toute fin de parcours …

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Traversée du Causse, forêt, rencontre avec un jeune cerf, désolé de l’avoir dérangé mais il n’en verra pas souvent des bipèdes sur de drôles de monture à cette heure-là et le VTT pour moi est une façon de communier (cela n’a rien de mystique) avec la nature. Et ces murs de pierre infinis qui balisent la forêt et la lande. Recouverts de mousses, ils communient aussi avec la nature, sacré travail de l’homme.

« Ça descend, plus que 20 kilomètres. » me dira un bénévole sur le ravito liquide avant Gramat. Oui, le profil est descendant mais tu te payes le Causse et sa caillasse, omniprésente, ça secoue … L’été, ça doit cogner dur … Le Causse est entaillé de vallées vertes et feuillues que nous traversons, ça monte aussi …

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Arrivée à Gramat où j’avais rendez-vous avec mon paternel qui me suivrait sur le parcours.
Une salade piémontaise, du coca, des fruits secs, je fais une petite pause mais ne m’attarde pas trop pour maintenir mon avance sur la barrière horaire. La moitié du parcours a été faite, je me sens bien.

Magnifique sentier dans le canyon de l’Alzou jusqu’au superbe site de Rocamadour, jamais approché pour ma part de cette façon. De nombreux randonneurs croisés, je croiserai de nombreux chemins balisés, des traces, de quoi prendre beaucoup de plaisir à randonner … Le ciel était nuageux, le soleil perce et le fond de l’air est frais.
J’avais étudié le profil du circuit, je savais qu’il y avait un gros mur à la sortie de Rocamadour. Il était là, un peu de marche donc …

 

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Le VTT, pour moi, c’est bien sûr rouler mais c’est aussi porter et pousser. Avec le monoplateau et la galette derrière en 50, tu passes quasiment partout mais il faut quand même avoir le moteur qui va bien. Pour ma part, sur de très longues montées et sur de longues distances, je n’hésite pas pour me préserver à descendre et pousser. Je marche à entre 2,5 et 4 km/h et sur des montées dures, sur le vélo je descends quasiment à 4 km/h, je me fais moins mal en poussant.

Passé Rocamadour et ce gros mur, je me dis que si je tiens jusqu’au dernier ravito qui teint lieu aussi de barrière horaire, ce devrait être bon …
Direction donc Labastide-Murat par du vallonné mais sans trop grosses (relatives) difficultés. Pour ceux qui s’y arrêtent quand ils utilisent l’A20 dans leurs déplacements, nous passerons au petit lac de la très belle (et très grande) aire de repos des Causses du Quercy.
Dernier ravitaillement à Labastide-Murat, le circuit part ensuite le long du Vers, proche du GR46, pour arriver à la commune éponyme et retrouver le Lot qu’on ne va plus quitter. Et là, tu te dis que ça ne peut plus monter et donc que c’est tout bon …
Deuxième passage dans la journée sur un pont métallique de chemin de fer, pour passer rive droite.

 

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Je rejoins Cédric qui est en difficulté pour finir, on discute rapidement et je lui souhaite bon courage, je sais qu’il arrivera au bout même s’il va déguster.

Sur les derniers kilomètres, je vais doubler un certain nombre de trailers du 87 et même du 180 partis la veille et là tu te dis que ces gars (et dames) sont des fous furieux : moi je déguste mais ma machine en prend une partie, elle souffre elle aussi. En trail, tes chaussures ont un petit rôle mais c’est ton corps qui assume tout l’effort et toutes les agressions du terrain. J’ai vu des corps meurtris, titubants, hagards. Chapeau bas, mesdasmes et messieurs les trailers longue distance et chapeau bas à mes deux potes Cédric et Fulbert.

Là, j’essaie de tenir le rythme pour faire mon temps. Un joli petit rampaillou façon de te faire comprendre que tu n’as pas encore gagné et une jolie trace en hauteur du Lot.
Les derniers kilomètres sont très durs, c’est presque un paradoxe : tu sais que tu vas finir, que c’est tout proche mais toute la fatigue de la journée, les coups, sortent à ce moment et tu dois vraiment te le gagner.

Arrivée sur le stade, il n’y plus grand monde, Dominique (49ème sur 119 classés en 12h15, une vingtaine de concurrents ne seront pas classés) et Fulbert (28ème en 11h07 sur 72 classés, bravo à tous les deux pour leur performance) m’accueillent pour mon tour d’honneur.

Quel plaisir d’entendre ton nom au micro et te voir remettre la belle breloque du finisher !

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Comme je travaillais ce matin et que mon paternel devait se lever très tôt, nous avons dû partir assez vite et n’aurons pas vu Cédric arriver, finisher lui aussi en 15h42.

Nous avons tous les quatre atteint notre objectif.

Très beau parcours, organisation très sérieuse et efficace (top le suivi live, merci à la famille et aux amis qui m’ont suivi, ça m’a aidé). Toutes les personnes sur le parcours, sur les ravitos, étaient aux petits soins.
Le marquage réfléchissant la nuit était très efficace. Par contre, ces balises se voyaient beaucoup moins bien de jour (grises), mais il y avait aussi un balisage au sol, flèches oranges ou petits points, peut-être à renforcer. J’avais la trace mise à disposition par l’organisation sur le site internet, je n’ai pas manqué la trace.

Mal au dos aujourd’hui, pas mal aux jambes, un beau bleu sur la cuisse, mal au bras droit mais debout.

Mais pourquoi se faire mal comme ça ? Cela n’a rien de masochiste, j’aime le sport, j’aime le pratiquer, j’aime le vélo sous toutes ses formes et il est logique d’avoir envie de progresser dans certains domaines. Pour moi, c’est la longue que j’affectionne, à laquelle j’ai envie de temps en temps de me frotter, des trucs comme le TCR me font rêver mais c’est un autre univers, inaccessible, je vise les heures de selles sans forcément souci du chrono, je veux profiter des paysages qui s’offrent à moi, prendre des photos (même si hier, je n’en ai pas trop pris, c’était quand même une course, mais la caméra a tourné), etc. Et bien sûr, je recherche aussi un dépassement, un « exploit » à mon niveau. Ça peut faire mal mais on ne regrette pas.

Je ne suis pas par contre un drogué de ça, même si je pratique régulièrement il m’arrive de ne pas rouler du week-end et je me tiens quand je peux à une sortie par semaine, cela me suffit pour avoir ce niveau de performance.

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi.

5 ans et demi. J’en ai déjà parlé très succinctement sur le blog, j’ai été très malade il y a 5 ans et demi et j’ai mis 5 ans et demi pour récupérer, pour retrouver ma santé, pour récupérer ma forme. Je dédie cette performance d’abord à mes tous proches dont mon paternel qui m'a suivi sur le terrain, à mes amis, à tous ceux qui m'ont suivi en direct (extra ! J'ai même été suivi en Suisse, merci Tonton !) mais aussi aux charmantes personnes qui m’ont rendu malade, un petit pied de nez qui me fait du bien ! Et ce qui est marrant dans cette histoire, c'est que je peux même les remercier car j'ai fait des choses à la suite que je n'aurais peut-être pas faites sans ça ...

Film à venir à la suite de cet article …

Et prochain rendez-vous de ce type : 17 juillet 0h00, Castelnau d’Estretefonds – île d’Oléron sur la journée en route et gravel, 400 km en moins de 18 heures …

 

29 mars 2019

C’est beau une ville la nuit …

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Et c’est beau aussi la campagne la nuit … Le VTT de nuit procure des sensations extraordinaires : les repères changent, on appréhende le relief très différemment (tu vois moins la pente mais tu la sens au pédalage), les sens sont en éveil (on a croisé quelques chevreuils, rapaces nocturnes, un hérisson qui pensait être tranquille sur son sentier en sous-bois), en sous-bois c’est nuit noire, quand c’est dégagé on peut admirer la voûte céleste, les lumières des habitations isolées, les clochers éclairés au loin, les lumières des agglomérations, etc.
De drôles de sensations … Au moindre bruit, l’imagination court.
Et avec un bon éclairage (il s’en vend de très bons à des prix très intéressants), tu lâches les freins sans problème en descente.

 

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Hier soir, sortie juste avant le coucher du soleil avec Dominique en préparation des réjouissances qui nous attendent le 14 avril à Cahors : direction la forêt de Buzet par les coteaux, puis Mézens pour un superbe single qui descend sur le village. Ensuite on grimpe sur la ligne de crêtes qui surplombe le Tarn pour rallier les abords de Rabastens pour traverser les vignobles et passer à l’église de Guiddal non éclairée qui se découvre sous l’éclairage du vélo. Les lignes des coteaux se dessinent dans la nuit, plus sombres.
Le clocher si particulier de Grazac est éclairé la nuit et nous aura accompagnés pendant un moment, il est visible de loin.
On passe ensuite aux Auzerals pour chercher la ferme de Branque et Mascale. On passe devant le superbe moulin à vent restauré à Laprune, impressionnants ces bâtiments non éclairés qui surgissent devant nos phares, on les redécouvre … Trois coteaux à passer ensuite pour arriver à Roquemaure, soit par du chemin agricole bien dégagé soit par du sentier en sous-bois, le circuit est très varié et le relief est bien marqué, le dénivelé cumulé sur la sortie ne sera pas négligeable (2900 m).
À Roquemaure, on va chercher un superbe single pour revenir sur la forêt de Mézens par deux montées bien marquées.
On repasse à Buzet-sur-Tarn pour rallier Roquesérière pas des chemins agricoles (les deux liaisons forêt de Buzet – Buzet et Buzet – Roquesérière se font par des chemins agricoles et un peu de goudron).

 

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Au sortir de la forêt de Buzet pour aller vers la commune éponyme, et avant que la nuit ne tombe vraiment, nous avons pu voir dans un champ une colonie d’oies sauvages qui se plaisent là puisqu’elles ont choisi de se sédentariser.

Je ne publie pas la trace car nous sommes passés sur du privé en début de parcours mais j’ai déjà publié la trace du circuit de Mézens

 

https://www.visugpx.com/1339261463

 

Et celle de Roquesérière

 

https://www.visugpx.com/VZczM8unls

 

Reve-de-velo

23 mars 2019

Gravel entre Girou, Agout, Dadou et Tarn

 

Belle boucle vers le Tarn avec de belles portions de garnotte et tout-terrain.

Le circuit longe d’abord le Girou pour aller chercher le très joli lac de La Balerme, une quinzaine de kilomètres exclusivement gravel/tout-terrain. Ensuite, on prend du goudron pour rallier Montcabrier puis Bannières.

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Là, on suit le très joli chemin de La Landy, on passe au lac du Messal pour ensuite faire un bout de la voie romaine qui rallie Massac-Séran à Puylaurens.
On passe à Viterbe, puis Fiac, réputé pour son golf.

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Le circuit rejoint le sentier des crêtes entre Briatexte et Graulhet. Il y a de quoi faire en tout-terrain sur le secteur.
J’ai fait halte à Briatexte pour manger au restaurant-bar de France : patron très sympa et on mange bien pour pas cher.

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Le circuit part ensuite vers Giroussens.

Comme j’ai pas mal essayé de chemins sur le parcours (la trace non « nettoyée » fait quelques bons kilomètres de plus …) pour sortir cette trace, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu au départ : traverser la forêt de Giroussens pour rejoindre ensuite Rabastens, passer à Mézens et traverser la forêt de Buzet …

Après Giroussens, le circuit passe à Saint-Sulpice-la-pointe, fin de circuit gravel vers Roquesérière et Montastruc-la-Conseillère.

 

 

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Je me régale à rouler avec mes trois vélos (VTT, tandem et garnotte), aujourd’hui j’ai pu encore une fois rallier des sites VTT que je connais mais où j’allais en voiture, j’ai aussi découvert des chemins que je ne connaissais pas.
Le vélo de garnotte est vraiment bien plus qu’un phénomène marketing, par contre il surprend quand on se frotte à du tout-terrain et qu’on croise des vététistes et il interpelle les routiers avec ses gros pneus …
Et peu importe la pratique, faites du vélo : sur route, VTT, sur roulettes, avec assistance, peu importe, c’est bon pour la santé et ça ouvre de jolis horizons !

Le printemps est là, les fleurs sont de sortie, les fruitiers sauvages sont en fleur, les premières semences ont germé, les animaux sortent de la torpeur hivernale.

 

Début de circuit jusqu’à la Balerme fait avec deux membres de la Farfelue Team garidéchoise : Philippe et Sylvain, merci à eux pour la compagnie bien sympathique.

 

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Il faut juste faire attention à une chose en gravel : on roule plus vite qu’en VTT, on a donc l’impression que c’est plus facile, on appuie plus, ça envoie mais on dépense quand même de l’énergie et sur la route ensuite il faut « assurer », donc il faut bien gérer son effort, notamment sur de la longue …

 La trace du jour : https://www.visugpx.com/XXCcFDqeig

 Comme souvent à la publication : dénivelés et moyenne réels plus importants ...

 

 

 

13 mars 2019

Gourmand Tour

 

Je suis abonné au magazine 200, superbe revue qui s’intéresse au vélo de route « autrement ». Belles photos, beaux articles, expériences de vie, raids, matériel aussi, etc.
200 est à l’origine des « love tours », raids en bikepacking, non chronométrés, sans frais d’inscription …

J’ai imaginé le Love gourmand tour …

The « concept »

Le sport de haut-niveau est souvent accompagné de régimes très sévères. Un love Tour, c’est du sport de haut niveau, on y vient pour prendre du plaisir, pour se dépasser aussi. Ce ne doit pas être incompatible avec une gourmandise « modérée ».
J’ai souvent écrit sur le sujet sur ce blog : je fais très attention à mon alimentation quand je roule sur du long : pas plus de 1 burger ou 1 pizza, pas plus de 2 cocas ou 1 bière (et une à l’arrivée bien sûr) … Faut être sérieux !

2 versions de ce gourmand tour avec au programme les spécialité locales … Arrivée commune à Sète avec montée au Mont Saint-Clair et son superbe point de vue (1,6 km de montée, pente moyenne de 10,8 % avec un max à 20 % ...).

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st clair

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Les étapes – Version 1

 

Etape  

Km +   court (hors autoroute)

Km   prévisibles

1

Cambrai   59 400 / Coucy-Le-Château-Auffrique 02380

83

100

2

Coucy-Le-Château-Auffrique   02380 / Troyes 10000

170

185

3

Troyes   10000 / Flavigny-sur-Ozerain 21150

118

130

4

Flavigny-sur-Ozerain   21150 / Chavignol 18300

157

175

5

Chavignol   18300 / Montmorillon 86500

200

220

6

Montmorillon   86500 / Saint-Léonard-de-Noblat 87400

93

110

7

Saint-Léonard-de-Noblat   87400 / Bort-les-Orgues 19110

116

130

8

Bort-les-Orgues   19110  / Rocamadour 46500

128

140

9

Rocamadour   46500 / Moissac 82200

120

135

10

Moissac   82200 / Castelnaudary 11400

124

130

11

Castelnaudary   11400 / Gruissan 11430

111

125

12

Gruissan   11430 / Sète 34200

77

85

 

Bêtises de Cambrai

Rissoles de Coucy

Andouillette de Troyes

Bonbons de Flavigny

Crottin de Chavignol

Macaron de Montmorillon

Massepain de Saint-Léonard-de-Noblat

Croquants de Bort-les-Orgues

Cabécou de Rocamadour

Chasselas de Moissac

Cassoulet de Castelnaudary

Huître de Gruissan

Tielle de Sète

 

 

 

 

 

 

Les étapes – Version 2

 

Etape  

Km +   court (hors autoroute)

Km   prévisibles

1

Pont-Aven   29930 / Le Croisic 44490

163

180

2

Le   Croisic 44490 / Nantes 44000

87

100

3

Nantes   44000 / Niort 7900

162

180

4

Niort   7900 / Montmorillon 86500

113

130

5

Montmorillon   86500 / Eymoutiers 87120

120

135

6

Eymoutiers   87120 / Rocamadour 46500

143

160

7

Rocamadour   46500 / Agen 47000

134

150

8

Agen   47000 / Gaillac 81600

120

130

9

Gaillac   81600 / Florac-Trois-Rivières 48400

188

210

10

Florac-Trois-Rivières   48400 / Uzès 30700

98

110

11

Uzès   30700 / Sète 34200

104

115

 

Galette de Pont-Aven

Coque du Croizic

Gâteau Nantais

L’angélique de Niort

Macaron de Montmorillon

Pelauds d’Eymoutiers

Cabécou de Rocamadour

Pruneau d’Agen

Muscadelle de Gaillac

Amélou de Florac

Croquignoles d’Uzès

Tielle de Sète

 

 

N’hésitez pas à me contacter si certaines étapes vous intéressent, je vous enverrai la trace road ou gravel (hou la la, je viens d’employer deux anglicismes sur trois mots …)

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09 mars 2019

Entre Montastruc et Lugan

Réactualisation d’une trace déjà publiée faite en nocturne hier avec Dominique.

Ce circuit est vraiment très agréable, très varié et présente un bon dénivelé avec quelques bons coups de cul. Les montées et descentes au départ sur Montastruc peuvent être évitée mais sont très ludiques et chauffent la machine de suite.

La trace : https://www.visugpx.com/VZczM8unls

J’en ai déjà parlé sur ce blog, rouler de nuit est très plaisant : on découvre un nouvel environnement, même sur des circuits qu’on connaît particulièrement. On a une autre appréhension du relief (on le « voit »  moins, même si on le sent au pédalage). On peut aussi voir du gibier qu’on ne verrait pas en journée …
Et lâcher les freins by night procure de sacrées sensations.
Cela permet aussi d'étendre ton emploi du temps s'il doit être chargé même le week-end : tu roules le vendredi après le boulot, tu ne rentres pas trop tard, si c'est sec tu n'a pas à passer un long moment au nettoyage, tu ne te couches pas trop tard et tu as le week-end pour toi.

J’ai été étonné par contre : j’ai roulé en garnotte récemment, notamment sur le Lauragais et c’était assez sec ; hier par contre, même si cela a concerné de courtes portions, on est revenu bien boueux, lavage obligatoire du vélo et des chaussures …

Parlons un peu matériel, même si ce n’est pas le sujet que j’aborde le plus souvent sur mon blog. Je préfère souvent raconter mes sorties d’un point de vue nature et humain.


Deuxième sortie après l’Alaric avec ma transmission 1x12 : au top ! Fluide, très bien pensée. Uniquement sur le plat très roulant le 32-11 est un peu limité mais cela n’empêche pas de rouler à 30 à l’heure si on appuie bien. Le 1x12 est une autre façon de pédaler, plus « souple ».
Test des chaussures VAUDE TVL PAVEI : très bonne tenue du pied, très bonne transmission à la pédale, grand confort, je n’ai pas fait de poussé ou porté hier pour les tester dans cette configuration. Cette marque fait de très bonnes choses pour tout ce qui touche la montagne et les pratiques sportives qui y sont associées.

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Je verrai très bientôt si les SUPLEST Offroad Pro X.1 sont aussi à la hauteur (notamment pour les portés ou poussés), elles devraient l’être …

Un éclairage puissant est nécessaire de nuit, on en trouve de nombreux modèles très performants et peu onéreux. L’importance est dans la puissance de l’éclairage et la durée de fonctionnement de la batterie. Pour ma part, en VTT, j’ai opté pour des modèles d’éclairages à batteries externes et j’ai plusieurs batteries, je suis tranquille pour un bon nombre d’heures, j’en reparlerai plus longuement je l’espère en fin de raid à Cahors le 14 avril.

Petit coup de pub à la marque ENDURA dont j’ai quelques articles, dont les lunettes Spectrum orange que j’utilise sur route et la nuit, très bon produit, léger et vraiment pas onéreux, c’est à souligner. ENDURA fait de très bonnes choses, techniques à assez bon prix, pour le VTT.

J’aime beaucoup la marque FOX comme beaucoup de fashions victims aimant le VTT ou la moto. Cette marque fait de beaux produits, parfois d’un certain prix. Hier soir j’ai roulé avec les gants Attack water, légers, respirants, très confortables ; je ne les ai pas testés sous la pluie pour laquelle ils sont théoriquement adaptés.

Un grand merci à Dominique qui a prétexté des soucis mécaniques au niveau de ses disques pour me laisser assez souvent devant et l’attendre …

  

 

03 mars 2019

Tour de l'Alaric

 

D’un canal à l’autre … J’ai roulé récemment en route ou en garnotte le long du canal latéral à la Garonne vers le Lot et Garonne, traversé Toulouse par le canal de Brienne puis les berges de Garonne, longé le canal du Midi à l’est de Toulouse ; ce matin départ de Trèbes, très jolie commune bordant l’Aude et le canal de Riquet, bien tristement touchée il y a presque un an, et plus récemment par les inondations, les stigmates sont toujours là …

 

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Longue à VTT faite avec Dominique, préparation à notre participation à l’Ultra VTT Causses et vallée de Dordogne le 14 avril …
Avec Dominique, c’est assez simple, moi derrière, moi derrière et lui devant, il a toujours du courage, il partage, pas de mauvais temps par contre comme dans la chanson, toujours content sur le vélo et bien sûr pas d’histoire d’éclair blanc, l’éclair c’est lui ! Pierre-Yves, si tu lis ce message, il faut vraiment qu’on roule un jour avec Dominique, j’aurai deux sacrés lièvres devant moi …
J'espère ne pas dévoiler un des secrets de cette sacrée condition physique qu'a l'ami Dominique : sur de la longue comme ça, il mange régulièrement sa petite salade de riz agrémentée et un bon paquet de noix de cajou, boit de l'eau et comme beaucoup une boisson non pas énergisante mais riche en sels minéraux pour faciliter l'élimination des toxines. J'adhère !

Mise en bouche ou en jambes le long du canal du Midi jusqu’à Marseillette pour se diriger via Capendu (superbe entrée en matière par le petit lac et le parcours de santé) vers le plat unique mais très copieux qu’est la montagne d’Alaric, sur les terres de la Birado, de la Trace du sanglier ou de la Fumade, de belles randos organisées par les clubs du coin. Le circuit suivra en bonne partie le GR36 et ses variantes. Le massif est bien balisé pour la randonnée pédestre et les chemins ou sentiers balisés sont très bien entretenus. Nous croiserons plusieurs groupes de randonneur et un seul vététiste (de Tournefeuille) que nous essaierons de suivre dans la première descente depuis le Signal de l’Alaric où nous passerons deux fois. Impressionnant le monsieur en descente !

Petite précision : le circuit est, en tout cas pour mon niveau, très exigeant et très technique, en descente comme en montée … J’ai poussé, porté … Sur ce genre de parcours, j'essaie de ne pas me mettre dans le rouge, je ne cherche pas à faire exploser le chrono, je n'en ai pas les moyens, j'y vais pour en baver quand même un peu (ou beaucoup), mais c'est tellement beau !

 

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L’Alaric est un magnifique massif à aborder en VTT, constitué de deux barres rocheuses, d’une vingtaine de kilomètres de long sur 3 à 6 de large, avec du dénivelé, du technique, de la caillasse, de jolis sentiers, de superbes paysages avec vue sur les massifs voisins et les Pyrénées, et une nature sauvage. Les sentiers sont soit en sous-bois, soit à travers la garrigue (les odeurs !), dans les cailloux, les terres calcaires ou quelques terres rouges,  très variés !
La géographie, la géologie, la végétation offrent aussi une grande variété. La journée a eu un patit goût de printemps avec les premières fleur, jonquilles ou violettes, les lavandes en fleurs, les fruitiers envahis par les insectes pollinisateurs, ... Et ces odeurs !

Ce massif tient son nom de l’installation dans notre région au 5ème siècle des Wisigoths du roi Athaulf, successeur d’Alaric. La légende prétendrait d’ailleurs que le tombeau d’Alaric se trouverait dans une grotte du massif, mais peut-être serait-ce celui d’Alaric deuxième … Sans parler du trésor (dont le trésor du temple de Jérusalem et le chandelier à 7 branches) qu’Alaric aurait dérobé à Rome … Voilà pour la page histoire.

 

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On est allé chercher le point culminant à 600 m (sacrée montée) quand même pour s’engager ensuite dans une magnifique descente qui nous ramènera une deuxième fois au sommet, le panorama au sommet est magnifique et vaut bien deux fois le détour …
Petit répit ensuite vers Montlaur.
J’avais prévu d’attaquer ensuite le flanc sud de l’Alaric avec une superbe descente pour rallier Monze, Montirat et la fin du circuit par le lac de La Cavayère.
Finalement après Montlaur, on est allé chercher les ruines du château de Miramont, superbe site, d’où une fin de circuit moins intéressante ensuite après Barbaira. Par contre le plateau après Montlaur est superbe.
Vous pouvez pousser jusqu’à la cité de Carcassonne si vous ne la connaissez pas.

La trace : https://www.visugpx.com/shd2Ryy6fz?t=2

J'avais une grosse différence entre mes données GPS et les données affichées ensuite sur VisuGPX, en publiant avec seuil 0 et lissage 3 points, c'est beaucoup mieux. 

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Cette rando longue a été l’occasion de tester ma nouvelle transmission 1x12 : pédalier Truvativ STYLO carbone, manette et dérailleur SRAM Eagle XO, cassette MSC 12v 11-50 Light (belle pièce) et mes chaussures SUPLEST Edge 3. L’Alaric est le genre de terrain où le matériel est soumis à rude épreuve … Je précise que le matériel que je teste est le matériel que j’ai acheté et avec lequel je roule.

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 Le 1x12 fonctionne super bien, le dérailleur bodybuildé doit y être pour quelque chose. La chaîne reste assez droite sauf sur le grand pignon où on voit un léger déport. Il faut un peu de pratique pour s’adapter à ces nouveaux braquets un peu différents d’un transmission 3x9 vitesses. Je m’explique avec ce tableau récapitulant les différents rapports des deux versions, calculs que je fais chaque fois que je change une transmission pour être sûr de retrouver les rapports auxquels je suis habitué ou des rapports proches :

3x9 vitesses

Dents pignons

11

12

14

16

18

21

24

28

32

 

Rapport 42/

3,82

 

3,5

3

2,625

2,33

2

1,75

1,5

1,313

Rapport 32/

2,91

2,67

2,29

2

1,78

1,52

1,33

1,14

1

Rapport 22/

2

1,83

1,57

1,375

1,22

1,05

0,92

0,79

0,69

1x12 vitesses

Dents pignons

11

13

15

17

19

21

24

28

32

36

42

50

Rapport 32/

2,91

2,46

2,13

1,88

1,68

1,52

2,86

1,14

1

0,89

0,76

0,64

Vert : rapports égaux.
Orange : rapports très proches (au centième).
Bleu : les rapports extrêmes proches entre les deux systèmes.

Pourquoi roulons-nous en deux ou trois plateaux ? Pas pour avoir 18, 20, 27 ou 30 vitesses : certains rapports se répètent, on utilise en fait une quinzaine de vitesses mais certainement les rapports extrêmes qui ont leur importance. Pour choisir une cassette ou des plateaux, c’est ces extrêmes qu’il faut regarder.
Le 1x12 essaye en fait, en réduisant le matériel (mais en le renforçant) d’optimaliser la plage de vitesses sans jouer du dérailleur avant, et ça marche plutôt bien, même si pour les sprinteurs ou gros appuyeurs ou pourrait dire qu’il manque au moins un rapport avec une petite denture derrière mais alors on peut monter un plateau de 34 devant ou pour les très gros mollets un 36 dents (là on retrouve les rapports du 3x9).

Cette configuration choisie me va très bien, les rapports en 12v sont un petit peu inférieurs aux rapports correspondants en 3x9, d’où une adaptation nécessaire, on pédale plus souple.

Et même si le dérailleur et la cassette sont bodybuildé, on peut, en fonction du matériel choisi, gagner un poids on négligeable, environ 350 g pour mon montage (si tu tapez encore plus haute dans la gamme et dans les prix, vous ferez mieux).
Mon vélo tout équipé, avec la tige de selle KS télescopique, pèse 11,660 kg. Vélo « rajeuni », le titane lui est intemporel, toute la suspension a été révisée et remise en état par X1 Racing Suspension, boîte de l’Hérault qui fait du très bon travail.

 

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Le pédalier et la cassette font merveille associé au dérailleur. Attention à prévoir des embouts protège-manivelles pour le carbone, j’ai touché plusieurs fois dans la grosse caillasse.

Mon pneu avant a particulièrement souffert de mon pilotage ce jour hésitant : je suis loin d'avoir choisi les bonnes traces dans les gros cailloux et quelques crampons sur le côté droit du pneu avant en ont un souvenir impérissable ... Pneu peut-être à changer pour l'Ultra en avril ...

Gros bémol sur les chaussures mais sont-elles vraiment faites pour ce genre de terrain ou tu marches pas mal, tu frottes sur la roche, etc ? Terrains que j'ai déjà pratiqués ici en Alaric ou ailleurs avec des chaussures beaucoup moins haut de gamme (et certaines typées XC) et sans ce problème rencontré aujourd'hui. On est quand même dans du (très) haut de gamme et le revêtement devant les chaussures et le talon est déjà très entamé, un peu rageant ... C’est peut-être plus de la chaussure XC compétition où tu poses rarement le pied ou un truc tellement beau que tu le mets dans une vitrine ... Question rendement et confort par contre, rien à redire.

 

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02 mars 2019

Semi-nocturne (ou 3/4 nocturne) le long du canal latéral à la Garonne

 

 

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Rouler de nuit est vraiment particulier, sur route ou encore plus en VTT.

Longue le long du canal latéral à la Garonne faite ce soir (ou plutôt hier soir, enfin tout à l'heure quoi, on est parti vers 18h30) avec Dominique « team machine ».
Dominique est un garçon modeste. Et même s’il travaille dans le domaine pharmaceutique, il roule 100% naturel, et il envoie, tu peux même mettre une sangle à sa tige de selle, il t’ouvrira la route sans problème et te tirera, pour rendre service. Un gars à qui tu as envie, sans aucune arrière-pensée, de sucer la roue, encore faut-il s’accrocher …

Personne sur la piste (ou quelques rares piétons qui te prennent pour un extraterrestre : « Où allez-vous ? À Bordeaux … », on a un peu menti, mais on aurait pu, je devrais le faire en juillet, un peu plus tard dans la nuit, ou plus tôt le matin, et même aller plus loin), pas de danger, quelques lumières par-ci par-là au gré des communes traversées …  Le pont-canal de Moissac, la gare de Castelsarrasin, la façade éclairée de l’hôtel Le moulin de Moissac ou du pont Napoléon, les lumières sur la brique orange la nuit ou la pierre blanche, ou pas de lumière du tout dans les communes ayant choisi d’éteindre l’éclairage public en pleine nuit, je ne crois pas que cela augmente la délinquance urbaine, les éclairages dans les péniches, bout de vies nocturnes, les bords de Garonne à Valence, les petits villages traversés saisis dans leur nuit immobile, Donzac, Sainte-Sixte ... La pente d'eau de Montech saisie par la nuit, le bistrot Constant qui reçoit ses clients, on a envie de s’y arrêter,  très bonne adresse …

Les abords de la centrale de Golfech qui dégagent une certaine poésie industrielle ... Golfech qui illumine par contre, le petit pont sur le canal étincèle, toutes les bâtisses sont bien retapées, je pense que monsieur EDF participe largement et grassement aux impôts locaux, les infrastructures ne manquent pas ... Quand tu roules sur cette portion de canal, tu vois de loin les cheminées de Golfech, c’en est même presque décourageant car elles sont quand même imposantes et tu les voies à plus de 10 km à la ronde, ou au moins leur panache de (je l’espère) vapeur d’eau. Tu es content de ne plus les voir, cela signifie que tu as envoyé quelques bons kilomètres …

De nuit, tu n’as pas d’appréhension face au relief (bon ce soir, il n’y en avait pas …), un autre monde s’offre à toi. Et c’est encore plus vrai en VTT.

Température assez clémente pour la saison, peu de dénivelé, parfait pour une longue en nocturne, belle sortie !

Petit bonsoir au gars en vélo croisé à Montech qui a cru en nous voyant arriver de front que c’était une voiture et s’est rangé sur la côté. Petit bonsoir aux quelques chiens que nous avons dérangés, aux ragondins, échassiers et autre gibiers rencontrés ; et petite dédicace à l'ami Christophe qui devait en être ... Mais s'il était venu, le connaissant avec ses gênes booneniens, il aurait lui aussi appuyé et moi j'en aurais encore plus bavé avec mon vélo aux gros pneus et avec mes sacoches remplies. Vélo aux gros pneus capable quand même d'envoyer pour peu que le pilote soit à la hauteur ... Je continue de le dire et de l'écrire : le vélo de garnotte est une excellente machine pour celui qui veut un seul vélo et c'est un excellent lien pour celui qui pratique aussi le VTT exclusif. Ça envoie si tu appuies, ça répond, ça passe sans problèmes le mauvais bitume ou les chemins même cahotiques, c'est confortable quand ça devrait tabasser, bref, ce n'est vraiment un phénomène marketing, ou les gars qui voulaient en faire un simple phénomène marketing se sont plantés et on fait une superbe machine ! Essayez-le !

 

 

 

 

23 février 2019

D’un coteau à l’autre en vélo de garnotte autour de Toulouse

Boucle de 90 km (plus de 100 bornes pour sortir cette trace "propre") avec de bonnes portions gravel ou de pistes cyclables ralliant les coteaux du nord-est toulousain de la vallée du Girou aux coteaux du Lauragais du côté de Pech-David.

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On longe d’abord le Girou (rencontre insolite avec un ragondin albinos, je n’ai pas eu le temps de sortir l’appareil photo) pour monter à Lapeyrouse-Fossat et basculer sur la vallée de la Garonne. On passe à Launaguet, on va chercher le canal latéral à la Garonne, on suit le canal de Brienne pour arriver sur les berges de Garonne en face du dôme de La Grave. Ensuite, on passe à l’île du Ramier et son superbe pôle nature. Là, on prend le chemin des Étroits et on attaque le chemin des Canalets avec ses premiers 200 m avec une pente à 24 % (la côté fait 850 m pour 12 % de pente moyenne) …  Je pense que c'est "la" pente de l'agglomération toulousaine, je voulais y passer, le 44-42 a été bienvenu ...

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On arrive à Pech-David, où passe le GR 653. De nombreuses possibilités en VTT dans le coin.

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Passage à Ramonville pour aller rouler le long du canal du Midi. On reprend les coteaux à Odars, on passe à Lauzerville, de nombreux chemins existent dans le coin …

On va ensuite rejoindre le Girou du côté de Verfeil en passant par Aigrefeuille, Dremil-Lafage et Gauré. Fin du circuit sur les terres de Riquet.

Traversée de Toulouse très agréable par le canal ou le long de la Garonne. Le soleil présent sur la région a bien séché les chemins et a apporté un petit avant-goût de printemps avec les premières violettes.

Le vent s’est levé et a soufflé fort et de face sur le retour, dur …

Toujours un dénivelé cumulé beaucoup plus important sur mon GPS qu’à la publication sur VisuGPX, pareil pour la vitesse moyenne, même si ce n’est pas si me préoccupe quand je roule, c’est un peu contrariant …

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De superbes vues sur les coteaux, la vallée de la Garonne, les bords de canaux sont très agréables. La traversée de Toulouse par les canaux ou le log de la Garonne est très agréable.

L’île du ramier est un petit écrin de nature en pleine ville, même si la faune qu’on peut y rencontrer est un peu particulière …

J’ai déjà parlé sur ce blog des coteaux de Pech-David et des nombreuses possibilités qu’ils offrent à la pratique VTT ou gravel, que ce soit en suivant le GR653 ou en partant vers l’Ariège.

Les coteaux du côté d’Escalquens, Odars, Lauzerville présentent aussi de nombreux chemins ou sentiers.

On trouve facilement et rapidement des coins de nature aux portes de l’agglomération toulousaine.

 

 

Je suis repassé dans des coins que je connais à VTT et je me suis régalé à y passer en vélo de garnotte, le circuit m’a aussi permis d’aligner plus de bornes … Quand je roule en VTT du côté de Pech-David ou d'Escalquens, j'y vais en voiture ...

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Sur un sujet plus technique, le 1x11 est vraiment judicieux pour cette prtaique ou en tout cas la mienne. D'ailleurs, je suis aussi passé au mono plateau 1x12 pour mon VTT avec un belle galette de 50 à l'arrière, test la semaine prochaine du côté de Carcassonne et la montagne d'Alaric sur des terrains réservés au VTT ...

 

La trace du jour : https://www.visugpx.com/cnZy012pzr

 

 

Toujours sur un autre sujet (j’aime disgresser), la longue distance, je me suis lancé cette année dans deux défis.

Le premier est de participer à l’ultraVTT Causses et vallée Lot Dordogne à Cahors le 14 avril, et être finisher … Mon ami Dominique s’y est inscrit aussi, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km, Philippe et Hervé sur le 87 km VTTAE …
J’ai déjà écrit sur le sujet : 180 km de VTT entre Cahors et Gramat le long de la vallée de la Dordogne, départ à 3h00 du matin, ça fait rêver … J’y serai, je pars un peu vers l’inconnu, 180 bornes de VTT c’est quand même quelque chose, j’espère faire ça en moins de 18h …

Deuxième défi : rallier l’île d’Oléron par le canal de Garonne et la Gironde via la pointe de Grave et Royan (400 km avec passage par le bac) sur la journée en juillet avec départ à 0h00, arrivée en fin d'après-midi …

Mais pourquoi faire ça ? Je ne sais pas si j’ai une explication à cela.
Je ne suis pas un drogué du vélo, je n’ai pas besoin de rouler 3 fois par semaine pour avoir ma dose, je me fiche du chrono, de la perf, même si bien sûr j’aime accrocher les potes ou un autre cycliste que j’ai vais rencontrer sur une sortie.
Pour moi, ce n’est pas une question de performance sportive, c’est plus, même si je le fais en solo, une expérience de vie, une étape, on se construit à travers ce genre d’expérience, mais à 50 ans passé. Ce n’est pas non plus une pratique par procuration, les gars qui font de l’ultra en bike-packing sur la TCR ou en solo à travers le monde me font bien sûr rêver mais sans regret, j’apprécie ma vie ici, aux côtés de ma tendre et de mes enfants.
Mais le vélo fait partie de ma vie, à mon petit niveau, il m’accompagne partout.

 

Je n’en serai pas maître, mais je l’écris aujourd’hui, j’aimerais accrocher un jour le record de Monsieur Robert Marchand, un sacré monsieur …

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20 février 2019

Petite boucle en garnotte sur les terres de Riquet

Circuit gravel entre Garidech, Gragnague, Bonrepos-Riquet et Verfeil.

J’ai déjà écrit que j’aimais beaucoup le terme employé par nos cousins d’outre-atlantique pour désigner le vélo gravel.
Je suis toujours et donc définitivement ravi de mon vélo de garnotte. Il ne remplacera pas mon VTT mais offre vraiment un lien entre la route et le chemin.
Cette boucle sur les terres de Riquet l’illustre bien : j’ai emprunté des chemins sur lesquels on pourrait s’ennuyer en VTT (très roulants, ou dont l’accès se fait par de longues portions goudronnées) et roulé sur le goudron comme un cyclo. Bien plus qu’un phénomène marketing et même si la pratique gravel est beaucoup plus répandue chez les ricains car la géographie s’y prête et que les pistes sont nombreuses, le vélo de garnotte a toute sa place chez nous (certaines régions sont particulièrement adaptées), et il permet, pour les cyclistes qui veulent un seul vélo, de se faire doublement plaisir. Pour ma part tout de même, le VTT ouvrira ensuite d’autres horizons ..

J’ai profité du beau soleil qui nous accompagne en cette fin de mois, les chemins ont un peu séché (j’ai quand même dû laver le vélo en rentrant), l’hiver n’est quand même pas terminé et l’eau est bien là …

Je voulais publier quelques photos, petit bug, j’ai effacé … Heureusement, je ne suis pas loin, partie remise … Superbes vues sur les coteaux et les Pyrénées, passage devant le château de Bonrepos-Riquet, passage au lac du Laragou. Possibilité de continuer sur d’autres traces, notamment vers le lac de la Balerme … J’aime aussi flâner à vélo …

La trace : https://www.visugpx.com/I5H3PJ0Fo2

 

 

 

 

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