16 juin 2019

Beau, exigeant

 

 

Je me suis aligné sur la Cap Nore ce matin …

 

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Deux mots pour qualifier cette manifestion labellisée à juste titre « rando d’or » par la FFC : beau, exigeant.

 

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Le départ est donné à Villegly, les deux distances reines sont le 80 et le 100 km sur lequel je me suis inscrit. Les circuits de 60, 80 et 100 km vont chercher le Pic de Nore (1200 m d’altitude) par des variantes spécifiques. Attention à la barrière horaire sur le 100 km, il faut impérativement partir avant 7h30 pour espérer passer, et ne pas traîner, à moins d'être un missile ...

 

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Le site est magnifique, grandiose, sauvage ; les terrains, la végétation, sont très variés et la pierre bien présente …

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Exigeant : je vous laisse deviner le dénivelé cumulé, les descentes sont très techniques, typées endruo, voire trialisantes, sans répit. D’ailleurs, le samedi, 2 courses enduro sont organisées au départ du Pic de Nore.
Les montées sont aussi ardues, même si certaines empruntent quelques pistes.

Les participants aux deux longues distances ne sont pas là pour rigoler : ça envoie dur, j’ai vu passer tout au long de la journée (plus de 10 heures sur ou au-dessus de la selle, et aussi à côté pour pousser, ou descendre) de vrais missiles …
De toute façon, les 25 premiers kilomètres sont là pour te faire comprendre que tu vas en baver, au cas où tu aurais l’intention de venir en touriste … J’en ai bavé, un peu, beaucoup … Pendant un long moment, j'ai tout débranché, la variante du 100 km était dure, et repris du poil de la bête en atteignant (enfin) le sommet du Pic de Nore, ce genre de circuit ne pardonne pas si tu n'es pas en grande forme ... Mais les paysages, les terrains, sont tellement beaux ... Passionnément, à la folie ...

Raid (très) exigeant pour le pilote (en tout cas pour moi) mais aussi pour la monture : ce genre de circuit met à rude épreuve le vélo et le matériel. Mon Titus n’a pas bronché, encore une fois c’est le pilote qui a montré ses limites, pas la machine … J’ai déjà écrit sur les chaussures SUPLEST, les Offroad ont bien passé l’épreuve dans la caillasse et les portés .

 

 

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Le Pic de Nore nous a accompagnés longtemps : tu le vois au loin, tu te rapproches, tu grimpes, tu descends dans une vallée proche, tu remontes, tu redescends, tu avances, il recule, tu le vois de plus près, tu ne le vois plus, tu te retrouves derrière lui et enfin tu y accèdes pour basculer sur les 25 derniers kilomètres. Là, tu te dis, « C’est bon, ça descend ! ». Oui, ça descend, mais alors dur, et ça remonte un peu plusieurs fois pour finir en beauté sur Villegly. Et la descente empruntait une partie de l'enduro de la veille ...

 

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Plus de 1700 participants sur le week-end pour l’enduro, la rando pédestre, les 5 distances proposées en VTT. Malgré cela, pas de bouchons, les départs libres permettent de fluidifier la circulation.

 

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Les ravitaillements sont copieux : fruits frais ou secs, gâteaux, saucisse grillée (excellente !) et un peu de pinard pour les amateurs (je n’y ai pas touché), etc.
Organisation au top, circuits très bien pensés, un sacré travail en amont, notamment pour le tracé du circuit, la manifestation est réputée, ça vient de très loin pour s’aligner sur la Cap Nore. Bravo au club ATAC qui a aussi une belle réputation et bravo à tous les bénévoles !

 

 

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Le circuit a emprunté la voie de Carcassonne, ancienne voie qui ralliait la cité et toute la région aux glacières installées sur les contreforts du Pic de Nore : l'homme récoltait la neige, la stockait dans des puits d'une dizaine de mètres de profondeur, recouvrait de fougère. La neige était stockée dans des moules dans des balles de tissus de 50 à 100 kg. Le transport se faisait par charrette. Les premières glacières datent du XVIème siècle.

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« Respect les mecs  ! » à Adrien et Marc qui sont venus des Landes en bikepacking pour la manifestation, se sont alignés sur le 100 km et vont rentrer chez eux en vélo … J'ai roulé un peu roulé avec eux, les messieurs en ont sous la pédale ...

 

 

 

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31 mai 2019

Où le vent te mènera …

Ce soir, j’avais envie d’aller rouler en garnotte en semi-nocturne. Quand je roule sur route ou en gravel, je vérifie toujours d’où vient le vent, je pars en général face au vent pour revenir plus facile, ou alors vent de dos pour se faire mal au retour … Ce soir, il n’y avait pas de vent … Je me dis, tu vas longer le Girou, passer à Gragnague, prendre un chemin que je n’avais pas pris depuis un moment, puis aller pourquoi par vers Beaupuy, puis Flourens … Finalement, je suis parti vers Rouffiac, et là je me suis dit « Ça fait longtemps que tu l’as pas fait celui-là. », je suis donc remonté vers Castelmaurou. Et je me suis « Et si tu allais chercher Saint-Geniès pour faire la descente sur Launaguet et aller vers Toulouse …»
À Launaguet, je me suis dit « Et si tu allais longer l’Hers » … Alors je suis allé par là, je suis remonté vers Gratentour, et là je ne pouvais pas manquer le bois entre Gratentour et Cépet …

Arrivé à Cépet, je me suis « Et si tu allais vers la forêt royale ... ». Alors je suis allé tourner autour de Vacquiers, entre forêt et vignoble frontonnais. Et ensuite, je ne pouvais pas ne pas passer dans la forêt de Buzet …

Enfin, je devais passer aux Mortiers … Mais cela faisait un moment que je ne n’avais pas fait le chemin vers Gémil …

C’est bon de rouler sans direction précise, juste pour aligner quelques kilomètres en se faisant plaisir.

Entre chien et loup … Boucle faite en semi-nocturne, le gibier sort aux derniers rayons du soleil. Rapaces, lièvres, chevreuils …

 

La trace : https://www.visugpx.com/StuiV8PE6X

 

Petit salut à Stéphane Mi. : « Ta » flaque dans le petit bois du côté de Vacquiers est toujours là, je pense y installer une plaque commémorative de ta façon d'aborder les coins bien trempés style pilote de char d'assaut. Cyril et Pascal de la Farfelue Team sont pas mal eux aussi ...

 

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Et c’est quoi cette nouvelle manie de rouler sur du chemin voire du tout-terrain avec des vélos de course ? C’est que se disent les vététistes que je croise quand je fais de la garnotte ou les routiers qui me voient débouler d’un  chemin très chaotique, faire un brin de route avec eux et repartir sur la gauche (ou sur la droite, ou en face) ensuite sur un autre chemin …

Si la question se pose (j’ai déjà pas mal écrit sur le sujet) c’est que ce type de vélo fait vraiment le lien entre toutes les pratiques cyclistes, toujours ce retour aux sources du cyclo d’autrefois ou du cyclomuletier avec la technologie d’aujourd’hui, je suis même sûr que tu peux te lancer avec sur une piste de BMX race et t’amuser …

Avec des roues de 700 même équipées de « gros » boudins de 38 mm, tu réapprends (ou tu apprends) à piloter, à rouler fluide, léger, quand ça tabasse. Seule limite quand même pour moi et qui justifiera l'utilsation  du VTT : la grosse caillasse.

Je me suis surpris ce soir à passer deux petits murs en 44/42 que je passe habituellement sur mon plus petit rapport en VTT, question rendement, ça envoie, attention à l’euphorie et à s’obliger à gérer sur de la longue …

 

 

 

12 mai 2019

VTT sur la Clape

J’ai déjà écrit sur le sujet sur ce blog : le Massif de la Clape est un véritable paradis pour la randonnée et le VTT.
Les sentiers sont multiples, le dénivelé est là, les terrains sont exigeants et techniques.

Une soixantaine de bornes faites sur le Massif en deux jours avec la Farfelue Team pour avoir un bon aperçu de ce qu’on peut y trouver comme « terrains de jeux ».

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Un premier circuit pour aller faire le tour de la superbe île Saint-Martin qui offre de belles vues sur les marais salans, la mer, l’étang de Campignol, l’île Sainte-Lucie ou au loin ou le Canigou.
Passage près des Goules, par la barre de l’Évêque puis la Combe de l’Abeille pour avoir une bonne entrée en matière : la caillasse est là, et le relief aussi.
On va ensuite chercher le site de la Capoulade pour une boucle. Le circuit jongle avec les parcours n°5 et 6 balisés VTT.

 

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J’aime bien de temps en temps jouer avec le flou en arrière-plan dans mes photos, là par contre je n’en voulais pas pour la photo de groupe que je publie quand même, je n’ai pas fais attention aux herbes qui couraient devant l’appariel photo … Certains pourront y trouver un certain style …

 

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6 circuits peuvent vous permettre de prendre beaucoup plaisir sur votre VTT à la découverte de la clape :

https://gruissan-mediterranee.com/escale-nature/randonnees-vtt/

Le plus joueur est le n°3.

 

Passage du côté du Trou de la Crouzade par les marmites et le passage taillé dans la roche.
Nous sommes ensuite montés sur le massif pour aller voir le site de la Chapelle des Auzils (interdit aux vélos, accès au site à pied) et son superbe point de vue sur la Méditerranée. Descente ensuite par des sentiers (dont certaines portions du circuit n°3) pour revenir aux Ayguades, notre lieu de séjour.

 Trace du circuit du deuxième circuit publiée ici :

 https://www.visugpx.com/LoFAgW1SUW

 

 

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Passage sous le Pech Rouge par la piste et de jolis sentiers, montée à la Vigie, proche du point culminant du massif. Nous sommes allés ensuite vers le magnifique site de Pech Redon pour deux superbes sentiers. La suite du circuit s’est pratiquement faite sur de la mono trace joueuse et technique.

Les vélos et les pilotes peuvent souffrir sur de tels terrains, assez exigeants quant au physique et au pilotage. La Farfelue aura donné sa part avec quelques chutes sans trop de gravité et un chariot de selle cassé (pas de noms).

Ce qui est très intéressant sur la Clape, c’est que les terrains sèchent très vite. Il a plu vendredi soir, samedi soir et une bonne partie de la nuite et malgré cela, nous n’avons pas souffert de la boue.

 

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Le week-end avait été placé sous le signe de la convivialité et de la famille par le Président à vie de la team, la Farfelue était réunie pratiquement au complet. Camp de base au camping des Ayguades, très bien placé pour son accès direct aux plages et très rapide au massif.

 

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Le papa de Séverine (merci à lui) a concocté une randonnée à pied vers Saint-Martin le samedi matin pour les non-vététistes. Chacun a pu s’occuper à loisir tout au long du week-end. Et le groupe s’est retrouvé près des zones de barbecues et des tables communes pour les repas de midi.

Samedi soir, Philippe a réservé pour le groupe un repas au restaurant des Ayguades « Le Croq’ », très bon repas dans un lieu très convivial.

Nous n’avons pas manqué d’aller le samedi après-midi visiter le site du Gouffre de l’Oeil doux après Saint-Pierre la mer. Mention spéciale à Sylvain qui y est allé en tricyle très particulier …

 

Un bon week-end passé en bonne compagnie avec toute la Farfelue Team !

 

 

 

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09 mai 2019

VTT entre Girou et Hers

Réactualisation d’un circuit que je propose chaque année à mes élèves de cours-moyen entre Cépet, Labastide-Saint-Sernin, Montberon, Saint-Loup-Cammas, Launaguet, Fonbeauzard, Castelginest et Gratentour, entre Girou et Hers.

De très jolis sentiers et "single-tracks" en sous-bois, un peu de goudron avec des pistes cyclables, quelques portions pentues, une bouffée d'oxygène et de nature aux portes de la grande agglomération toulousaine. Entre Saint-Loup-Cammas et launaguet, un superbe point de vue sur la vallée toulousaine et au loin mais si grand le site de fabrivation AIRBUS.

 

La trace : https://www.visugpx.com/qKrjTwj8zA

 

 

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03 mai 2019

Gravel autour du bassin d’Arcachon

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Très beau circuit en gravel autour du bassin d’Arcachon, au plus près de l’eau avec un maximum de chemins, sentiers (portions réellement tout-terrains), entre villes touristiques et pittoresques, coins plus tranquilles et nature sauvage. Certaines zones du bassin sont classées sensibles et interdites au vélo. Même si je suis intimement convaincu qu’un vététiste ne fait pas plus de dégâts sur un chemin qu’un randonneur à pied, je respecte ces interdictions, suffisamment de sentiers sont déjà interdits à la pratique cycliste. Si la zone est vraiment sensible, autant l’interdire à toute circulation, même piétonne, cela permettra d’étudier l’impact de la présence humaine dans ces zones. On se doit d’accepter notre impact malheureusement trop souvent néfaste sur la nature qui nous entoure.
Grâce au VTT et au vélo de garnotte, j’ai la chance de pouvoir fréquenter des lieux où la nature, même à la périphérie de grandes agglomérations, sait rester entière, et je suis toujours respectueux de ces lieux, restant sur les chemins existants (quand il y en a, il m’arrive de temps en temps de vraiment sortir des sentiers battus), je ne pense pas y laisser de traces néfastes ...

Je suis parti du très joli camping de la forêt du Pilat installé au bord de cette magnifique et unique dune. De vraies pistes cyclables parcourent toutes les Landes, même si le revêtement peut vieillir sur certaines. Pas de souci en gravel, ce vélo s’il est bien conçu passe vraiment (presque) partout.

J’ai d’abord essayé de suivre le chemin du littoral, impossible entre Le Pilat-plage et Arcachon, même pour des piétons. Vous avez dit « loi littoral ? » … De jolis points de vue sur le bassin, de beaux coins de verudre dans les marais et de jolies plages borderont tout le parcours.

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Premières cabanes en bout d’Arcachon, après Le Moueng, premier sentier et dépaysement garanti à cet endroit, le circuit suivra une bonne partie du grp tour du bassin d’Arcachon. L’activité ostréicole est bien présente, les huîtres du bassin sont renommées (à juste titre), nombreux sont les ports ostréicoles typiques, notamment à la Teste de Buch ou à Gujean-Mestras. Si vous passez dans cette dernière commune, arrêtez-vous au restaurant Les Pavois (port de Larros), vous ne serez pas déçus et le site est très joli et moins touristique qu’en d’autres endroits.

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Un superbe sentier longe le bras de l’Eyre, on se retrouve entre bassin, marais et rivière, le sentier est ensuite interdit aux vélos au niveau de la réserve ornithologique du Tech qui présente un parc d’observation bien aménagé et payant. Là par contre, ce n’est plus sensible, ou alors on ouvre un endroit au public, mais que ce soit pris en charge par les collectivités locales ou l’état pour que ce soit gratuit et vraiment accessible à tous pour faire aussi du pédagogique et on ferme totalement les endroits vraiment sensibles. La sensibisation au respect de l’environnement, comme l’accès à la culture même si ce sont deux sujets bien différents, doit être gratuite.
On passe en sous-bois pour arriver tout au bout du bassin du côté de Biganos. J’ai ensuite cherché à rester au plus près des rives du bassin, la trace traverse de superbes coins sauvages où nichent de nombreux échassiers et migrateurs. Le coin est aussi très prisé des chasseurs, de nombreuses cabanes d’affût sont installées là, circuit à éviter en période de chasse … Le site est vraiment superbe.

Après Audenge, le circuit récupère la piste cyclable qui fait le tour du bassin pour ensuite revenir au bord de l’eau.
Traversée de la très jolie commune d’Andernos-les-bains.
Pause repas au kiosque du port du Betey : un sandwich jambon-beurre, un coca et une crèpe nutella-chantilly pour garder le moral et pour 9 euros, vraiment raisonnable non ? Petit kiosque sympa en bord de plage, abrité par des pins … Ces tarifs ne seront pas aussi raisonnables en fonction des lieux que vous visiterez. On sent dans les communes touristiques et tout autour du bassin une certaine aisance … Et pourquoi pas ?

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Joli passage en sous-bois en suivant le grp pour arriver à Arès.

Le circuit quitte ensuite les bords du bassin pour suivre la (longue) cyclable qui part vers le Cap Ferret et borde l’océan. Petite halte à la plage du Truc Vert pour voir l’océan.

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Je voulais passer au superbe et très pittoresque village de cabanes de l’Herbe, j’ai donc coupé vers Le Canon et suis arrivé sur les hauts de l’Herbe. Ce village est toujours aussi authentique
et pittoresque, l’Hôtel de la plage est toujours là, j’y avais passé deux nuits il y a un certain nombre d’années avec mon épouse, on a encore l’impression de se plonger dans un film avec Jean Gabin ou Arletty quand on passe devant … Ne pas rater non plus la pittoresque chapelle Notre Dame des flots, chapelle de la villa algérienne.

 

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J’ai poussé jusqu’au bout du Cap Ferret et traversé le site des 42ha.

Trace de 110 km publiée ici, quelques kilomètres en plus pour sortir cette trace, retour en bateau entre Cap Ferret et Arcachon (merci au batelier qui me dira qu’il montera mon vélo en dernier sur le bateau car c’est une « pépite »).

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Magnifique circuit, très pittoresque, qui réserve de superbes passages, de quoi se faire plaisir d’abord avec les yeux, puis avec son appareil photo. Et au risque de faire rigoler les purs montagnards, ce n’est pas plat …Et encore une fois ce plaisir du temps « ralenti » : tu fais une longue en vélo, tu sais que tu vas y passer quelques heures, le temps ne s’écoule pas de la même façon … Et quand tu traverses des sites aussi beaux, tu prends le temps d’en profiter, tu ouvres grand les yeux …

Un élément à prendre en compte comme souvent en vélo : le vent ...

Le vélo de garnotte est vraiment le vélo idéal pour découvrir des sites : on n’hésite pas à quitter les routes goudronnées et le rendement est très bon sans délaisser le confort. Ce « phénomène » du gravel a maintenant quelques années, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Son origine vient des États-Unis où de longues pistes gravillonneuses traversent nombreux états. Mais bien avant cela, moi je pense aux randonneurs cyclistes qui roulaient sur les chemins muletiers de montagne ou gravissaient les cols de montagne avant que le bitume n’y arrive.

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La randonneuse, avec ses porte-bagages, ses gros boudins, était un vélo de gravel.
Voilà pourquoi ce vélo n’est plus un phénomène marketing et qu’il a autant de succès : un bon vélo de garnotte rassemble plusieurs pratiques cyclistes et pourra n’être que le seul vélo que vous possèderez. Pour des circuits tout-terrains plus extrêmes (grosse caillasse), le VTT sera indispensable mais avec mon vélo de garnotte je suis déjà passé sur des terrains vraiment orientés tout-terrain sans que la machine ne bronche … On revient aux origines du cyclisme avec les technologies d'aujourd'hui ...
Attention juste à « l’euphorie » de la pratique : tu vas facilement plus vite que sur un VTT mais tu laisses quand même du jus quand c’est cassant, herbeux, moins roulant, et quand tu récupères des portions roulantes tu envoies aussi, il faut bien se gérer sur de la longue …

Un petit mot encore sur la monture qui m’accompagne sur mes sorties all roads : ce superbe STIFF Gravel personnalisé et customisé qui a toujours un très bon comportement : les vitesses passent sans problème, le groupe rival 1 complet fonctionne vraiment bien, le vélo est vif à la relance, il ne bronche pas quand ça tabasse, les roues Hope/ZTR Grail font aussi bien leur boulot. J’en suis très satisfait et comme pour mon vieux Titus, ce n’est pas ce vélo qui imposera ses limites, c’est le pilote … Des vélos comme ça, tu prends déjà plaisir en montant dessus …

 

La trace : https://www.visugpx.com/XOPZIL5w0K

 

L’album photo dédié :

http://cyclerit.canalblog.com/albums/bassin_d_arcachon/index.html

 

 

 

 


17 avril 2019

Ultra VTT, film

 

 

Petit film sur l’aventure du week-end passé dans ce beau département du Lot :

 

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(régler la qualité en HD 1080)

 

 

J’ai oublié de parler du matériel : que dire toujours de ce superbe Titus racer-X titane monté en 2008 qui m’accompagne sans broncher et dont je n’ai jamais vu les limites … Je suis vraiment très satisfait du 1x12 Sram Eagle XO et de la cassette MSC, c’est onctueux, ça passe partout pour peu quand même que le pilote ait le moteur. Les deux pneus Schwalbe Rocket Ron et Nobby Nic n’ont pas bronché et mes chaussures ont été à la hauteur (lire quelques articles précédents sur le sujet …). Le matériel a son importance et souffre sur de tels parcours.

 

En parlant de moteur, il y avait une épreuve VTTAE 87 km sur l’ultra. J’ai regardé les temps. Vincent PAGÈS, vainqueur du 180 solo en 8h49 a bouclé le circuit avec une moyenne de 20,42 km/h (il faut dire que le monsieur fait partie de l’équipe de France de VTT marathon … Il y avait donc quelques « clients » sur l’ultra dimanche) et le vainqueur en VTTAE a bouclé son raid (87 km) en 20,88 km/h, impressionnante la performance de Vincent …

Le site de l'organisation : https://www.cap-orn.org/

 

 

 

15 avril 2019

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi

Je me suis aligné hier matin de très bonne heure sur l’UltraVTT Causses et Vallées Lot Dordogne.
Belle manifestation sur le week-end rassemblant des trailers (180 km solo, 180 km en relais de 4, 87 km solo) et des vététistes (180 km, 87 km en VTTAE).
Nous étions quatre dans l’aventure : Dominique dit « la flèche garidéchoise » sur le 180 VTT, Fulbert et Cédric sur le trail 87 km et moi-même.

Le circuit partait de Cahors, passait par Saint-Cirq-Lapopie, Gramat, Rocamadour, Labastide-Murat, ça donne une petite idée des terrains qui allaient s’offrir à nous et du dénivelé …

Je m’étais inscrit très tôt à cet évènement et en avait fait un défi personnel, non pas que je sois maso mais parce que je voulais réussir un tel exploit (à mon niveau). Entraînement en conséquence mais sans me mettre dans le rouge : des sorties longues en VTT ou garnotte sans dépasser les 7 heures, je me sais capable de tenir 10 heures sur le vélo et je ne voulais pas en faire plus, peut-être aussi pour conserver le « mystère » du défi qui m’attendait. Dès l’inscription, j’avais lancé l’idée autour de moi, Dominique a suivi, Fulbert et Cédric se sont engagés sur le trail, Philippe et Hervé devaient partir sur le VTTAE (Philippe, si tu lis ces lignes …).

Avec un départ à 3h du matin et l’espoir d’être finisher en moins de 18 heures, je ne me sentais pas capable de rentrer seul le soir, j’ai donc proposé à mon paternel de m’accompagner et de prendre son camping-car. Dominique avait prévu aussi de dormir dans son fourgon et Fulbert et Cédric ont loué une chambre (enfin une chambre, un appartement de toute beauté dans le vieux Cahors et pas cher, un truc rénové avec beaucoup de goût, et qui te donne une sacrée surprise car la cage d’escalier de trois étages sans ascenseur te laisse perplexe au vu de son état).
Rendez-vous donc samedi en fin d’après-midi pour retirer les plaques de cadre et les dossards. Plaque à ton prénom et balise gps pour un suivi live pour la famille et les amis, super !

C’est une épreuve chronométrée, moi je n’y allais pas pour ça mais il y a quand même les barrières à respecter sous peine de disqualification, donc une petite pression alliée à une certaine euphorie t’habite, tu te dis « J’y suis ».
Je savais que Dominique le terminerait entre 12 et 15 heures (plus près des 12 heures) et moi je m’étais fixé les 18 heures limites.

Début de soirée samedi entre amis, une bonne bière (il faut soigner son alimentation), repas avec Fulbert et Cédric (merci les amis) et je pars avec le paternel au camping à 800 m du terrain de sport où aurait lieu le départ … Très joli camping de la rivière de Cabessut. Préparation du matériel et dodo …

Réveil 2h20, tu sens qu’il te manque du sommeil mais tu es content car tu sais que tu y vas.
Drôle d’atmosphère sur le stade, chacun est serein et concentré.

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Départ donné avec un tour de stade et d’entrée de jeu première bien grosse grimpette, ça bouchonne un peu, les missiles sont déjà devant, Dominique doit y être.

Première descente, je n’aime pas les ornières et c’est réciproque, donc j’en prends une bonne (d’ornière et de gamelle), pas de bobo mais je me mets sur le côté et tout le monde passe, l’aventure en solo commence très tôt pour moi mais j’avais rendez-vous avec ça, ça ne m’empêchera pas de discuter avec des concurrents très sympas, de plaisanter, de rouler sur certaines portions avec d’autres coureurs (clin d’œil amical à un autre Thierry avec qui on aura fait une grosse partie du parcours très proches).
Je remonte sur le vélo et là je me rends compte que ma lampe ne tient plus … Mais comme je ne voulais pas abandonner sur pépin mécanique j’avais pris quelques précautions comme avoir dans mon sac une deuxième lampe … J’ai donc changé de lampe et ai pu repartir. J’ai réparé ça ce soir, c’est juste le support de la lampe qui en fait s’était dévissé.

J’avais aussi mis double dose de produit préventif dans mes tubeless, bonne précaution car quelques kilomètres plus loin j’ai dû rouler sur un truc bien pointu et pendant plusieurs tours de roue le liquide a fusé façon feu d’artifice du pneu et le colmatage s’est bien fait.

 

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Je l’ai déjà écrit sur ce blog : rouler de nuit est extraordinaire, tu découvres un monde nouveau, de nouvelles sensations, tu n’appréhendes pas le relief de la même façon (tu le vois moins, tu le sens dans les jambes mais ça semble plus facile). Et découvrir une trace que tu ne connais pas de nuit, c’est quelque chose, d’autant quand il y a du technique !

Passage sous l’autoroute A20 par aller rejoindre Les Thézauriès. Impressionnante la campagne seul sur les pistes en pleine nuit, quelques maisons étaient éclairées, tu roules dans un silence total, quelques bruits naturels percent à ton passage … Quelques chiens hurlent à la nuit …
Belle descente sur Saint-Cirq-Lapopie traversé en pleine nuit, magnifique la pierre éclairée par les réverbères, les rues désertes …

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On descend encore par un petit mur bien technique pour aller chercher le GR36 qui longe le Lot par une superbe voie taillée dans la roche. Elle en fait des méandres cette rivière que l’on va retrouver tout au long du parcours …
Et comme nous sommes bien descendus, il va falloir bien remonter pour passer au Pech Merel et près de sa grotte pour attaquer une descente trialisante et très technique sur Cabrerets, lieu du premier ravitaillement solide. Dans la descente, je me dis « Tu  t’appliques, tu passes ! », je me m’avance légèrement sur le vélo pour réenclencher la pédale gauche, et là je me prends ma deuxième (et dernière) gamelle. Toujours pas de bobo (un gros bleu après coup sur la cuisse droite) mais ça freine un peu les ardeurs …

Le soleil commence à pointer, c’est magnifique.

J’arrive à Cabrerets, quelques coureurs sont derrières et les premiers sont passés depuis bien bien longtemps, Dominique aussi … Je suis en avance sur la barrière horaire et, aussi parce que le profil sera moins exigeant malgré quelques gros raidillons, j’améliorerai tout au long du parcours mon avance.
Une soupe chaude, du coca, des fruits secs, je recharge en eau et je repars.
Et donc ça remonte ! Direction Nord vers Gramat, prochain ravitaillement solide et barrière horaire. Point de départ aussi à 5h00 de Cédric et Fulbert sur le trail, parcours commun à partir de ce point. Je pense à eux, peut-être va-t-on croiser quelques trailers en toute fin de parcours …

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Traversée du Causse, forêt, rencontre avec un jeune cerf, désolé de l’avoir dérangé mais il n’en verra pas souvent des bipèdes sur de drôles de monture à cette heure-là et le VTT pour moi est une façon de communier (cela n’a rien de mystique) avec la nature. Et ces murs de pierre infinis qui balisent la forêt et la lande. Recouverts de mousses, ils communient aussi avec la nature, sacré travail de l’homme.

« Ça descend, plus que 20 kilomètres. » me dira un bénévole sur le ravito liquide avant Gramat. Oui, le profil est descendant mais tu te payes le Causse et sa caillasse, omniprésente, ça secoue … L’été, ça doit cogner dur … Le Causse est entaillé de vallées vertes et feuillues que nous traversons, ça monte aussi …

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Arrivée à Gramat où j’avais rendez-vous avec mon paternel qui me suivait sur le parcours.
Une salade piémontaise, du coca, des fruits secs, je fais une petite pause mais ne m’attarde pas trop pour maintenir mon avance sur la barrière horaire. La moitié du parcours a été faite, je me sens bien.

Magnifique sentier dans le canyon de l’Alzou jusqu’au superbe site de Rocamadour, jamais approché pour ma part de cette façon. De nombreux randonneurs croisés, je croiserai de nombreux chemins balisés, des traces, de quoi prendre beaucoup de plaisir à randonner … Le ciel était nuageux, le soleil perce et le fond de l’air est frais.
J’avais étudié le profil du circuit, je savais qu’il y avait un gros mur à la sortie de Rocamadour. Il était bien là, un peu de marche donc …

 

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Le VTT, pour moi, c’est bien sûr rouler mais c’est aussi porter et pousser. Avec le monoplateau et la galette derrière en 50, tu passes quasiment partout mais il faut quand même avoir le moteur qui va bien. Pour ma part, sur de très longues montées et sur de longues distances, je n’hésite pas pour me préserver à descendre et pousser. Je marche à entre 2,5 et 4 km/h et sur des montées dures, sur le vélo je descends quasiment à 4 km/h, je me fais moins mal en poussant.

Passé Rocamadour et ce gros mur, je me dis que si je tiens jusqu’au dernier ravito qui tient lieu aussi de barrière horaire, ce devrait être bon …
Direction donc Labastide-Murat par du vallonné mais sans trop grosses (relatives) difficultés. Pour ceux qui s’y arrêtent quand ils utilisent l’A20 dans leurs déplacements, nous passerons au petit lac de la très belle (et très grande) aire de repos des Causses du Quercy.
Dernier ravitaillement à Labastide-Murat, le circuit part ensuite le long du Vers, proche du GR46, pour arriver à la commune éponyme et retrouver le Lot qu’on ne va plus quitter. Et là, tu te dis que ça ne peut plus monter et donc que c’est tout bon …
Deuxième passage dans la journée sur un pont métallique de chemin de fer, pour passer rive gauche.

 

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Je rejoins Cédric qui est en difficulté pour finir, on discute rapidement et je lui souhaite bon courage, je sais qu’il arrivera au bout même s’il va déguster.

Sur les derniers kilomètres, je vais doubler un certain nombre de trailers du 87 et même du 180 partis la veille et là tu te dis que ces gars (et dames) sont des fous furieux : moi je déguste mais ma machine en prend une partie, elle souffre elle aussi. En trail, tes chaussures ont un petit rôle mais c’est ton corps qui assume tout l’effort et toutes les agressions du terrain. J’ai vu des corps meurtris, titubants, hagards. Chapeau bas, mesdasmes et messieurs les trailers longue distance et chapeau bas à mes deux potes Cédric et Fulbert.

Là, j’essaie de tenir le rythme pour faire mon temps. Un joli petit rampaillou façon de te faire comprendre que tu n’as pas encore gagné et une jolie trace en hauteur du Lot.
Les derniers kilomètres sont très durs, c’est presque un paradoxe : tu sais que tu vas finir, que c’est tout proche mais toute la fatigue de la journée, les coups, sortent à ce moment et tu dois vraiment te le gagner.

Arrivée sur le stade, il n’y plus grand monde, Dominique (49ème sur 119 classés en 12h15, une vingtaine de concurrents ne seront pas classés, et nous n'étions qu'une trentaine dans notre classe d'âge, ça compte aussi) et Fulbert (28ème en 11h07 sur 72 classés, bravo à tous les deux pour leur performance) m’accueillent pour mon tour d’honneur.

Quel plaisir d’entendre ton nom au micro et te voir remettre la belle breloque du finisher !

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Comme je travaillais ce matin et que mon paternel devait se lever très tôt, nous avons dû partir assez vite et n’aurons pas vu Cédric arriver, finisher lui aussi en 15h42.

Nous avons tous les quatre atteint notre objectif.

Très beau parcours, organisation très sérieuse et efficace (top le suivi live, merci à la famille et aux amis qui m’ont suivi, ça m’a aidé). Toutes les personnes sur le parcours, sur les ravitos, étaient aux petits soins.
Le marquage réfléchissant la nuit était très efficace. Par contre, ces balises se voyaient beaucoup moins bien de jour (grises), mais il y avait aussi un balisage au sol, flèches oranges ou petits points, peut-être à renforcer. J’avais la trace mise à disposition par l’organisation sur le site internet, je n’ai pas manqué la trace.

Mal au dos aujourd’hui, pas mal aux jambes, un beau bleu sur la cuisse, mal au bras droit mais debout.

Mais pourquoi se faire mal comme ça ? Cela n’a rien de masochiste, j’aime le sport, j’aime le pratiquer, j’aime le vélo sous toutes ses formes et il est logique d’avoir envie de progresser dans certains domaines. Pour moi, c’est la longue que j’affectionne, à laquelle j’ai envie de temps en temps de me frotter, des trucs comme le TCR me font rêver mais c’est un autre univers, inaccessible, je vise les heures de selles sans forcément souci du chrono, je veux profiter des paysages qui s’offrent à moi, prendre des photos (même si hier, je n’en ai pas trop pris, c’était quand même une course, mais la caméra a tourné), etc. Et bien sûr, je recherche aussi un dépassement, un « exploit » à mon niveau. Ça peut faire mal mais on ne regrette pas.

Je ne suis pas par contre un drogué de ça, même si je pratique régulièrement il m’arrive de ne pas rouler du week-end et je me tiens quand je peux à une sortie par semaine, cela me suffit pour avoir ce niveau de performance.

Ultra, finisher, solo, 5 ans et demi.

5 ans et demi. J’en ai déjà parlé très succinctement sur le blog, j’ai été très malade il y a 5 ans et demi et j’ai mis 5 ans et demi pour récupérer, pour retrouver ma santé, pour récupérer ma forme. Je dédie cette performance d’abord à mes tous proches dont mon paternel qui m'a suivi sur le terrain, à mes amis, à tous ceux qui m'ont suivi en direct (extra ! J'ai même été suivi en Suisse, merci Tonton !) mais aussi aux charmantes personnes qui m’ont rendu malade, un petit pied de nez qui me fait du bien ! Et ce qui est marrant dans cette histoire, c'est que je peux même les remercier car j'ai fait des choses à la suite que je n'aurais peut-être pas faites sans ça ...

Film à venir à la suite de cet article …

Et prochain rendez-vous de ce type : 17 juillet 0h00, Castelnau d’Estretefonds – île d’Oléron sur la journée en route et gravel solo, 400 km en moins de 18 heures …

 

29 mars 2019

C’est beau une ville la nuit …

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Et c’est beau aussi la campagne la nuit … Le VTT de nuit procure des sensations extraordinaires : les repères changent, on appréhende le relief très différemment (tu vois moins la pente mais tu la sens au pédalage), les sens sont en éveil (on a croisé quelques chevreuils, rapaces nocturnes, un hérisson qui pensait être tranquille sur son sentier en sous-bois), en sous-bois c’est nuit noire, quand c’est dégagé on peut admirer la voûte céleste, les lumières des habitations isolées, les clochers éclairés au loin, les lumières des agglomérations, etc.
De drôles de sensations … Au moindre bruit, l’imagination court.
Et avec un bon éclairage (il s’en vend de très bons à des prix très intéressants), tu lâches les freins sans problème en descente.

 

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Hier soir, sortie juste avant le coucher du soleil avec Dominique en préparation des réjouissances qui nous attendent le 14 avril à Cahors : direction la forêt de Buzet par les coteaux, puis Mézens pour un superbe single qui descend sur le village. Ensuite on grimpe sur la ligne de crêtes qui surplombe le Tarn pour rallier les abords de Rabastens pour traverser les vignobles et passer à l’église de Guiddal non éclairée qui se découvre sous l’éclairage du vélo. Les lignes des coteaux se dessinent dans la nuit, plus sombres.
Le clocher si particulier de Grazac est éclairé la nuit et nous aura accompagnés pendant un moment, il est visible de loin.
On passe ensuite aux Auzerals pour chercher la ferme de Branque et Mascale. On passe devant le superbe moulin à vent restauré à Laprune, impressionnants ces bâtiments non éclairés qui surgissent devant nos phares, on les redécouvre … Trois coteaux à passer ensuite pour arriver à Roquemaure, soit par du chemin agricole bien dégagé soit par du sentier en sous-bois, le circuit est très varié et le relief est bien marqué, le dénivelé cumulé sur la sortie ne sera pas négligeable (2900 m).
À Roquemaure, on va chercher un superbe single pour revenir sur la forêt de Mézens par deux montées bien marquées.
On repasse à Buzet-sur-Tarn pour rallier Roquesérière pas des chemins agricoles (les deux liaisons forêt de Buzet – Buzet et Buzet – Roquesérière se font par des chemins agricoles et un peu de goudron).

 

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Au sortir de la forêt de Buzet pour aller vers la commune éponyme, et avant que la nuit ne tombe vraiment, nous avons pu voir dans un champ une colonie d’oies sauvages qui se plaisent là puisqu’elles ont choisi de se sédentariser.

Je ne publie pas la trace car nous sommes passés sur du privé en début de parcours mais j’ai déjà publié la trace du circuit de Mézens

 

https://www.visugpx.com/1339261463

 

Et celle de Roquesérière

 

https://www.visugpx.com/VZczM8unls

 

Reve-de-velo

23 mars 2019

Gravel entre Girou, Agout, Dadou et Tarn

 

Belle boucle vers le Tarn avec de belles portions de garnotte et tout-terrain.

Le circuit longe d’abord le Girou pour aller chercher le très joli lac de La Balerme, une quinzaine de kilomètres exclusivement gravel/tout-terrain. Ensuite, on prend du goudron pour rallier Montcabrier puis Bannières.

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Là, on suit le très joli chemin de La Landy, on passe au lac du Messal pour ensuite faire un bout de la voie romaine qui rallie Massac-Séran à Puylaurens.
On passe à Viterbe, puis Fiac, réputé pour son golf.

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Le circuit rejoint le sentier des crêtes entre Briatexte et Graulhet. Il y a de quoi faire en tout-terrain sur le secteur.
J’ai fait halte à Briatexte pour manger au restaurant-bar de France : patron très sympa et on mange bien pour pas cher.

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Le circuit part ensuite vers Giroussens.

Comme j’ai pas mal essayé de chemins sur le parcours (la trace non « nettoyée » fait quelques bons kilomètres de plus …) pour sortir cette trace, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu au départ : traverser la forêt de Giroussens pour rejoindre ensuite Rabastens, passer à Mézens et traverser la forêt de Buzet …

Après Giroussens, le circuit passe à Saint-Sulpice-la-pointe, fin de circuit gravel vers Roquesérière et Montastruc-la-Conseillère.

 

 

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Je me régale à rouler avec mes trois vélos (VTT, tandem et garnotte), aujourd’hui j’ai pu encore une fois rallier des sites VTT que je connais mais où j’allais en voiture, j’ai aussi découvert des chemins que je ne connaissais pas.
Le vélo de garnotte est vraiment bien plus qu’un phénomène marketing, par contre il surprend quand on se frotte à du tout-terrain et qu’on croise des vététistes et il interpelle les routiers avec ses gros pneus …
Et peu importe la pratique, faites du vélo : sur route, VTT, sur roulettes, avec assistance, peu importe, c’est bon pour la santé et ça ouvre de jolis horizons !

Le printemps est là, les fleurs sont de sortie, les fruitiers sauvages sont en fleur, les premières semences ont germé, les animaux sortent de la torpeur hivernale.

 

Début de circuit jusqu’à la Balerme fait avec deux membres de la Farfelue Team garidéchoise : Philippe et Sylvain, merci à eux pour la compagnie bien sympathique.

 

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Il faut juste faire attention à une chose en gravel : on roule plus vite qu’en VTT, on a donc l’impression que c’est plus facile, on appuie plus, ça envoie mais on dépense quand même de l’énergie et sur la route ensuite il faut « assurer », donc il faut bien gérer son effort, notamment sur de la longue …

 La trace du jour : https://www.visugpx.com/XXCcFDqeig

 Comme souvent à la publication : dénivelés et moyenne réels plus importants ...

 

 

 

13 mars 2019

Gourmand Tour

 

Je suis abonné au magazine 200, superbe revue qui s’intéresse au vélo de route « autrement ». Belles photos, beaux articles, expériences de vie, raids, matériel aussi, etc.
200 est à l’origine des « love tours », raids en bikepacking, non chronométrés, sans frais d’inscription …

J’ai imaginé le Love gourmand tour …

The « concept »

Le sport de haut-niveau est souvent accompagné de régimes très sévères. Un love Tour, c’est du sport de haut niveau, on y vient pour prendre du plaisir, pour se dépasser aussi. Ce ne doit pas être incompatible avec une gourmandise « modérée ».
J’ai souvent écrit sur le sujet sur ce blog : je fais très attention à mon alimentation quand je roule sur du long : pas plus de 1 burger ou 1 pizza, pas plus de 2 cocas ou 1 bière (et une à l’arrivée bien sûr) … Faut être sérieux !

2 versions de ce gourmand tour avec au programme les spécialité locales … Arrivée commune à Sète avec montée au Mont Saint-Clair et son superbe point de vue (1,6 km de montée, pente moyenne de 10,8 % avec un max à 20 % ...).

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Les étapes – Version 1

 

Etape  

Km +   court (hors autoroute)

Km   prévisibles

1

Cambrai   59 400 / Coucy-Le-Château-Auffrique 02380

83

100

2

Coucy-Le-Château-Auffrique   02380 / Troyes 10000

170

185

3

Troyes   10000 / Flavigny-sur-Ozerain 21150

118

130

4

Flavigny-sur-Ozerain   21150 / Chavignol 18300

157

175

5

Chavignol   18300 / Montmorillon 86500

200

220

6

Montmorillon   86500 / Saint-Léonard-de-Noblat 87400

93

110

7

Saint-Léonard-de-Noblat   87400 / Bort-les-Orgues 19110

116

130

8

Bort-les-Orgues   19110  / Rocamadour 46500

128

140

9

Rocamadour   46500 / Moissac 82200

120

135

10

Moissac   82200 / Castelnaudary 11400

124

130

11

Castelnaudary   11400 / Gruissan 11430

111

125

12

Gruissan   11430 / Sète 34200

77

85

 

Bêtises de Cambrai

Rissoles de Coucy

Andouillette de Troyes

Bonbons de Flavigny

Crottin de Chavignol

Macaron de Montmorillon

Massepain de Saint-Léonard-de-Noblat

Croquants de Bort-les-Orgues

Cabécou de Rocamadour

Chasselas de Moissac

Cassoulet de Castelnaudary

Huître de Gruissan

Tielle de Sète

 

 

 

 

 

 

Les étapes – Version 2

 

Etape  

Km +   court (hors autoroute)

Km   prévisibles

1

Pont-Aven   29930 / Le Croisic 44490

163

180

2

Le   Croisic 44490 / Nantes 44000

87

100

3

Nantes   44000 / Niort 7900

162

180

4

Niort   7900 / Montmorillon 86500

113

130

5

Montmorillon   86500 / Eymoutiers 87120

120

135

6

Eymoutiers   87120 / Rocamadour 46500

143

160

7

Rocamadour   46500 / Agen 47000

134

150

8

Agen   47000 / Gaillac 81600

120

130

9

Gaillac   81600 / Florac-Trois-Rivières 48400

188

210

10

Florac-Trois-Rivières   48400 / Uzès 30700

98

110

11

Uzès   30700 / Sète 34200

104

115

 

Galette de Pont-Aven

Coque du Croizic

Gâteau Nantais

L’angélique de Niort

Macaron de Montmorillon

Pelauds d’Eymoutiers

Cabécou de Rocamadour

Pruneau d’Agen

Muscadelle de Gaillac

Amélou de Florac

Croquignoles d’Uzès

Tielle de Sète

 

 

N’hésitez pas à me contacter si certaines étapes vous intéressent, je vous enverrai la trace road ou gravel (hou la la, je viens d’employer deux anglicismes sur trois mots …)

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