31 juillet 2019

Catusse

Catusse

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30 juillet 2019

Comme Eddy Merckx ...

COMME EDDY MERCKX SUR SON VELO - Les Enfantastiques - Choeur d'enfants

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29 juillet 2019

Frontonnais

Vacquiers

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26 juillet 2019

Estuaire de la Seudre

 

 

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Boucle avec de vraies portions gravel au départ de l’île d’Oléron qui suit l’estuaire de la Seudre au plus près de l’eau, rive droite, jusqu’à Saujon, pour descendre vers La Tremblade et passer le pont sur la Seudre. Cette boucle peut se faire sans passer par l’île, au départ du très joli site de Marennes-plage.

Une belle promenade dans les marais de la Seudre, des endroits très sauvages, des prés occupés par le bétail, des espaces de l’activité ostréicole typique.
Ne pas hésiter à pousser dans les accès à l’estuaire, de superbes points de vue s’offrent à vous, par contre cela oblige à faire demi-tour … En fin de journée, j'aurai parcouru bien plus que les quelques 100 km publiés sur la trace.

A Marennes, le circuit suit le canal de la Seudre à la Charente dont j’ai déjà parlé sur une trace publiée au départ de Bourcefranc.

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https://www.moulin-des-loges.com/

 

 

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Passage sur le très beau site du Moulin des Loges, en plein marais. De nombreux échassiers, dont des cigognes, nichent là. Si vous voulez les voir de près, il faut se faire très discret : les échassiers ont sûrement de très bonnes raisons de craindre l’homme et s’envolent dès qu’ils vous repèrent …

Saujon est une bourgade très agréable, la Seudre la traverse très sagement avant de s’ouvrir très largement au niveau de l’Eguille. Quelques carrelets pittoresques sont placés là. Ne pas manquer le point de vue à la Pointe de l’Eguille.

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Le circuit passe ensuite rive gauche de l’estuaire et suit la voie de chemin de fer du Petit train des mouettes qui rallie La Tremblade.

https://www.traindesmouettes.fr/

Ne pas manquer le village de Mornac-sur-Seudre, pittoresque.

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Arrivé à La Tremblade, donner quelques coups de pédale le long du chenal vers l’esuaire avant d’aller chercher le pont sur la Seudre. Vous pouvez aussi pousser jusqu’à Ronce-les-Bains pour un point de vue sur Saint-Trojan, Gatseau et le pertuis de Maubuisson.

Circuit très peu ombragé, à faire plutôt tôt le matin ou en fin de journée en semi-nocturne, tenir compte aussi du vent …

La trace :

https://www.visugpx.com/p8SPsWe4cV

 

 

 

 

 

Gravel or not gravel ?

Je n’aurai pas fait ce circuit avec mon VTT : un peu trop de goudron pour du pur VTT et pourtant de bien belles choses à voir … Prendre du plaisir sur son VTT, c’est pour moi à la fois du domaine du visuel, de l’immersion dans des milieux naturels ou en tout cas assez préservés, et du domaine du technique : suivre des traces où tu vas aussi être obligé de regarder au sol quelques mètres devant toi si tu ne veux pas t’en prendre une, réfléchir à la trace, prendre de la caillasse, passer où rien ne passe sauf le randonneur à pied … En gravel, on est moins soumis à cette technicité même si, sur les portions engagés (et j’en recherche sur tous mes cicuits en garnotte), tu dois aussi bien choisir ta trace et piloter « fluide » ou « léger ». Tu fais plus de bornes, attention toujours à ne pas se laisser aller à l’euphorie du rendement accru de la machine, le moteur doit suivre …

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Je me répète : si tu ne recherches pas une pratique « extrême », technique, de la grosse caillasse, si tu veux juste pédaler ou bon te semble, y compris hors des sentiers battus, suivre ce chemin en terre, gravier ou herbe, même si 500 mètres plus loin, tu seras obligé de faire demi-tour car tu te retrouveras devant un énorme roncier, un ruisseau, ou en plein champ de maïs ou de tournesol (ça m’est arrivé plusieurs fois sur ce circuit), un vélo de garnotte pourra être ton seul vélo. Et les marques qui ont d’abord surfé sur cette vague à la mode et marketing, conçoivent de vrais vélos, bien réfléchis, dédiés à cette pratique qui a toute sa place puisqu’elle renvoie aux origines mêmes du deux-roues à moteur musculaire.

 

23 juillet 2019

Le Tour de France des philosophes

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« Imaginez Socrate, Aristote, Nietzsche, Pascal et consorts sur la ligne de départ. Suivez leur préparation pour le Tour de France, la plus prestigieuse épreuve cycliste au monde, à laquelle ils ont étrangement été conviés. Partagez leurs interrogations, leurs doutes, leurs errements. Réfléchissez à leurs côtés. Pédalez avec ces drôles de sportifs, ces coureurs philosophes, ces « vélosophes  » – comme je m’amuse à les appeler. On dit qu'ils seraient dotés d'une potion magique : leur intelligence. Celle-ci leur permettra-t-elle de conquérir le maillot jaune tant convoité ? »

Guillaume Martin
 

Dans Socrate à vélo, Guillaume Martin ouvre les vannes de l’imagination pour nous faire découvrir le monde du cyclisme et nous donner à penser. Ici l’essai se mêle à la fiction, la fable aux méditations les plus profondes; on voit Nietzsche s’entrainer courageusement en écoutant Les chemins de la philosophie sur France Culture, d’illustres philosophes grimper les cols aux côtés des plus grands champions, Heidegger tomber dans un fossé, Socrate prendre la tête du peloton ou encore Sartre coacher de l’équipe de France… Le but de cette fantaisie philosophique ?  Effacer les clichés qui collent à la peau des sportifs, montrer que l’effort physique de haut-niveau n’est pas l’ennemi de l’activité intellectuelle, que la tête et les jambes n’ont aucunement lieu d’être distinguées. Car, comme le rappelle très justement Bergson, « il faut penser en homme d'action et agir en homme de pensée ». 
 

 

Très bon article sur le non moins bon blog du BikeCafé :

https://bike-cafe.fr/2019/07/socrate-a-velo/

 

 

 

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22 juillet 2019

Oléron ...

Cela fait un certain nombre d’années que nous venons sur Oléron, plutôt l’été. Je continue d’écrire que cette île est ou peut être superbe (peut être car tout site touristique a sa face cachée : dépôts d’ordures sauvages, zones lugubres, etc.), et est très adaptée à la pratique cycliste en tous genres (freerdiders et descendeurs auront je pense vite compris qu’il n’y a rien pour eux ici, quoique je connaisse une petite descente du côté de Saint-Trojan qui pourrait être ludique, oui, oui, descente). On y trouve des coins encore très sauvages malgré l’activité humaine et le tourisme.

Je vous invite d’ailleurs à parcourir les articles de ce blog et les albums dédiées à Oléron, ainsi que les traces que je vérifie pratiquement chaque année.

 

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Aujourd’hui, j’ai fait une variante en vélo de garnotte du tour de l’île en essayant d’être au plus près de l’eau, avec un peu plus de route donc que la trace publiée. 100 km quasiment tout ronds pour 4h et quart de roulage effectif  (avec un petit peu de vent, pas mal donc …) sur du bitume, de la cyclable en terre, du chemin et du single, car oui il y a des singles sur Oléron ! Pas en grand nombre il est vrai, mais très ludiques et vallonnés, entre La Rémigeasse et Vert-Bois, sous les arbres.

Je pars donc du Grand-Village-plage dans la forêt pour aller chercher par des chemins et des pistes les abords de Gatseau et remonter vers Saint-Trojan-les-Bains, un des incontournables de l’île, passage au point culminant de l’île entre le château d’eau, le poste d’observation D.F.C.I et la maison forestière de Saint-Trojan. Je roule ensuite sur la cyclable pour passer au Petit-Village et au site lui aussi incontournable des Salines.

http://www.port-des-salines.fr/

L’intérêt de ce circuit est de passer dans les sites les plus intéressants de l’île, rues marchandes de Dolus avec son très bon bouquiniste et de Saint-Pierre, l’église de Saint-Georges et sa cloche et Marais aux oiseaux mis à part.

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http://www.ot-chateau-oleron.fr/

Le Château d’Oléron vaut la visite, que ce soit pour sa citadelle ou pour ses boutiques dans les cabanes du port, sa Fête de l’huître et du pineau et son très beau feu d’artifice … Un bon resto juste à l’entrée du port : L’Annex, cuisine façon tapas ou sur la plancha, réussie.

Site pittoreque aussi : les cabanes de La Baudissière entre Le Château et Boyardville avec la cabane « Chez Mamelou » très courrue.

Parcours entre marais, rivage avec vue sur le continent, l'île Madame, l'île d'Aix, Fort Boyard, Brouage, Rochefort, et plus loin La Rochelle.
Petite incursion dans les marais entre Les Allards, Arceau et l’Aiguille, coin très sauvage, propice à l’observation d’échassiers ou autres.

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Passage à Boyardville qui comme son nom l’indique est un point de départ de croisières vers le fort du même nom ou l’île d’Aix, très joli site.

On longe ensuite la forêt des Saumonards avec ses jolies plages.

La trace que j’ai publiée part ensuite vers l’intérieur de l’île pour rester sur des pistes ou chemins. Aujourd’hui, j’ai voulu rester au plus près de l’eau et donc suis parti sur du bitume vers La Brée-les-Bains. On passe d’abord au port du Douhet, d’où part une cyclable vers le centre de l’île le long du chenal du même nom.
On peut observer plusieurs écluses à poissons entre La Brée et Chassiron : murets bâtis par l’homme destinés à la pêche.

http://www.saintdenisoleron.fr/decouvrir/le-petit-train-de-chassiron/ 
(lien renvoie bien aux écluses à poissons, pas au peit train qui est aussi très joli à prendre)

 

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Le phare de Chassiron marque le bout de l’île et la nuit il balaye l’océan de son faisceau lumineux. Il répond aux autres phares de la côte …

C’est là que commence la Côte « sauvage », plein pied sur l’océan et en face de New-York …

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Je longe la côté jusqu’au port de La Continière, site pittoresque et très touristique, incontournable, surtout le soir !

http://www.saint-pierre-oleron-tourisme.fr/decouvrir/le-port-de-peche-de-la-cotiniere/

Je continue ma route jusqu’au joli site de La Perroche pour aller ensuite chercher ce fameux single à la
Remigeasse et rallier Le-Grand-Village via la passe de l’Ecuissière et la forêt au niveau de Vert-Bois.

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Le vélo de garnotte, le gravel, est vraiment parfait pour ces types de terrains, très roulants même si parfois en peu cabossés. Je commence à avoir une certaine pratique de la chose, n’hésite pas à utiliser mon garnotte tant que la caillasse n’est pas trop grosse … Et ça envoie ! C’est du 29 pouces avec des développpements supérieurs et des boudins plus fins (je roule avec des Overide en 38 mm qui offrent un bon grip et un très bon rendement). Et dans les singles en virages, le vélo joue bien et est très réactif, ça révise un peu mes a-priori sur le 29 pouces …

 

 

21 juillet 2019

Equation

Un peu plus de 400 bornes, départ 0h00, canal de Garonne puis rive gauche de la Garonne jusqu’à l’océan, Royan, Oléron, vent défavorable pendant un bon moment, je n’ai pas tout à fait résolu l’équation le 17 juillet … Je vais surveiller la météo, surveiller l’état de forme et peut-être reprendre une partie des données, en changeant de méthode : dans l’autre sens, départ au lever du soleil (vers 6h00), rive droite jusqu’à Langon, canal de Garonne, Castelnau d’Estrétefonds, maison, même distance … Affaire à suivre … Ou non, ou une autre fois …

 

 

 

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19 juillet 2019

Un peu de temps sur le vélo …

 

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C’est parti, juste une lueur devant toi qui va te guider pendant quelques heures …

Mercredi 17 juillet, 0h00 ou presque, bords du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds. Philippe m’a transporté jusque-là, j’équipe le vélo, sacoches, éclairages, je donne le premier coup de pédale d’une longue journée dont l’objectif est d’arriver à Oléron …
Presque 430 kilomètres prévus, 350 effectifs sur le vélo, objectif quand même atteint pour moi, je vais vous raconter tout cela …

Comme prévu, pas grand monde le long du canal de nuit : des rats, des ragondins, des échassiers, des chouettes dont une superbe effraie, des lapins, des hérissons, deux gars couchés à même le sol en bord de piste enroulés dans une couverture, vélo couché, quelques cartons, un peu de lumière auprès des maisons des environs, quelques lumières sur les nombreux bateaux arrêtés en bord de canal ou dans les ports, des jeunes qui fument quelques herbes tard dans la nuit ou vraiment très tôt le matin à Agen, des tentes posées par-ci par-là, des aires de camping-cars en sommeil, deux ou trois voitures dont les occupants semblent bien occupés, Versailles à Golfech, des poissons bruyants, des chats, des quais de gare déserts, des usines qui tournent 24/24 on dirait toutes seules, des terrasses de restaurants éclairées désertes,  …

 

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Gestion du temps et de l’effort, je roule à 25-26 au départ pour ne pas trop me cramer et tenir quand même (à mon niveau) un bon rythme, j’étais parti sur du 23 de moyenne sur l’ensemble du parcours, sans compter les arrêts, soit 18 heures effectives à pédaler … Sous réserve que le vent ne soit pas trop défavorable … Dans ce cas, je pouvais rajouter au moins 2 heures de plus.

Le vent … Je vais en parler de suite car il s’est invité assez tôt au voyage, dès Moissac, défavorable bien sûr, souvent de face, assez fort en Gironde puis en Charente-Maritime, voilà pourquoi je n’ai pas fait le total du parcours sur le vélo, n’allons pas trop vite, prenons le temps, je vais vous raconter.

Rouler de nuit est particulier, je l’ai fait en pleine nature, en montagne, seul, accompagné ou sur des raids, mais le long du canal une atmosphère bien particulière imprègne les lieux, même quand l’activité ou la présence humaine sont proches … Cette nuit j’étais accompagné d’une belle Lune quasiment pleine, j’aurais pu rouler – en tout cas sur les portions dégagées – sans lumière, je l’ai d’ailleurs fait quelques minutes.
Rouler seul et longtemps est aussi particulier, je ne l’avais jamais fait sur une si longue distance et aussi longtemps de nuit, le temps peut passer assez vite, cela a été le cas jusqu’à Agen.

 

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Golfech, c’est Versailles : les quais de canal éclairés comme en plein jour, des lampadaires partout, un pont tout de bleu éclairé, la centrale illuminée, c’est Versailles … Une centrale, c’est pas beau, c’est pas bon, je ne vais partir dans les discours sur le bon ou pas bon du nucléaire, il faut que nos politiques prennent leurs responsabilités et des décisions cohérentes pour l’avenir et donnent aussi aux gens les moyens d’enclencher la transition énergétique … Tout ça pour dire que malgré tout, j’ai trouvé beau ce 100 % industriel de nuit, comme j’ai trouvé beaux ce quai de gare désert ou cette usine semblant fonctionner toute seule …

Je roule régulièrement le long de ce canal au moins jusqu’à Montech, j’aime beaucoup le site de la pente d’eau même s’il est abandonné, ce qui est bien dommage.

http://www.ville-montech.fr/cote-tourisme/presentation/la-pente-deau/

Et j’ai roulé avant ce voyage par deux fois plus loin, de nuit jusqu’à Agen avec Dominique et de jour l’an dernier pour mon voyage en 3 étapes vers Oléron jusqu’au bout du canal à Castets-en-Dorthe.

Ce canal, prolongement du canal du Midi vers l’Océan, relève tout de même d’un sacré défi ! Et que dire des ponts-canaux dont le plus long est celui d’Agen, magnifiquement entretenu. Drôle d’impression de nuit, même s’il est très joliment éclairé, de rouler sur celui-ci entre canal et Garonne dans le noir juste à droite plus bas, impression de vide même s’il y a une bordure en dur …
Tout le bord du canal est aménagé en cyclable, plus ou moins bien bitumée, on change juste de rive régulièrement, le lien avec la Garonne est ténu puisque qu’on la borde plusieurs fois et la dernière écluse à Castets-en-Dorthe ouvre les portes à la Garonne et un peu plus loin l’océan … Mais nous n’y sommes pas encore.

 

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Le vent a commencé à se montrer présent dès Moissac et même si le canal est souvent bordé d’arbres, je le sentirai bien, défavorable …

Fin de nuit entre Agen et Castets-en-Dorthe, environ 80 kilomètres, un peu dur, bonne occupation : compter les ponts qui enjambent le canal. Il y en a un tous les kilomètres environ (tout au long du canal en fait), et contrairement à tous ceux rencontrés plus tôt, on ne passe pas dessous, ce qui me fait affirmer qu’il y du dénivelé le long du canal, et je vais en faire rigoler certains ou beaucoup en écrivant cela … Mais multiplie le nombre de ponts par le nombre de fois où tu vas prendre ces quelques mètres et tu verras que cela commence à faire …
Et chaque pont a son nom et sa commune, je peux dire que Bruch, par exemple, dont la population ne doit pas être trop élevée, est un commune étendue, je ne sais combien de ponts en dépendent … Ou alors, j'ai eu cette impression car la vitesse moyenne avait cruellement chuté sur cette portion ...

 

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Très beau lever de soleil sur le Lot-et-Garonne, les communes se réveillent, les magasins lèvent leurs devantures, les cafés et restaurants en bord de canal reprennent vie, les propriétaires ou employés nettoient les restes de la soirée précédente pour préparer la journée à venir …
Chocolat au lait pris au premier resto trouvé ouvert, à Castets-en-Dorthe, après cette portion de 80 bornes et avant de prendre les petites ou plus grosses routes vers Bordeaux. Un peu plus loin, un pain aux raisins et un coca.

De jolies communes traversées, Buzet-sur-Baïse, Daumazan ou le Mas d’Agenais, Caumont-sur-Garonne, et d’autres. De nombreux aménagements ont été faits pour accueillir les touristes ou permettre aux voyageurs, notamment en vélo, de faire halte et dormir.

 

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Premier point sur l’horaire, je ne dois pas oublier, cela aura son importance par la suite, que je dois prendre le bateau au Verdon, en Pointe de Grave et donc je ne dois pas trop tarder, je suis en retard sur mon horaire et ai rendez-vous sur les quais de Garonne à Bordeaux, Place des Quinconces, avec notre cousine Christiane, amatrice elle aussi de vélo. Le temps se rappelle donc à moi dans ce périple dont il est un des sujets : prendre du temps, prendre le temps nécessaire, passer du temps. Il va quand même falloir faire avec.
Sur le vélo, le temps prend une autre dimension, mais cette fois encore une barrière horaire s’impose (si je loupe le bateau, je dois redescendre jusqu’à Bordeaux, ou dormir sur place, je ne me suis pas équipé pour cette éventualité). Le temps commence donc à me rattraper, je vais relancer un peu la machine, tomber 2 dents, beaucoup moins sortir l’appareil photo tout en gardant la boîte à souvenirs naturelle bien ouverte. Et le problème avec le vent, quand tu l’as dans la tronche, que tu n’es pas abrité et que tu es tout seul (essaye de te mettre dans ta roue, ça marche pas, j’ai essayé), c’est qu’il souffle et te ralentit méchamment, tu perds facilement 10 km/h pour la même énergie …

J’aime le vin, avec modération bien sûr, et comme l’an dernier, je vais prendre plaisir à traverser ces terres de vignobles aux noms prestigieux : Sauternes, Barsac, Cadillac (rive droite), Graves, Pessac-Léognan, Haut-Médoc, Margaux, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe, etc. De superbes châteaux s’offrent à la vue.

J’arrive rapidement sur l’agglomération bordelaise. C’est grand Bordeaux … J’ai failli ne pas sortir de Bègles : je tombe sur un rond-point où toutes les accès donnent sur des voies rapides interdites aux deux roues non motorisés, gag … Je prends le seul accès possible qui donne sur une zone commerciale, passe derrière 2 ou 3 bâtiments et retrouve enfin mon chemin.
13 heures passées quand je m’arrête sur les quais de Garonne à Bordeaux, en bout de la Place des Quinconces pour manger et passer un petit moment avec Christiane qui m’a apporté aussi de quoi me ravitailler : barres et eau. Merci !
Bordeaux est une très belle ville, venant d’un Toulousain le compliment a sa valeur ! Les quais de Garonne ont été très joliment rénovés, mis en valeur. Très joli le miroir d’eau, point incontournable d’une visite.

 

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(Merci Christiane pour cette belle photo du miroir d'eau)

 

 

 

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Je fais un point horaire avant de repartir : le chemin est encore long jusqu’à la Pointe de Grave, et le moindre pépin mécanique pourrait compromettre mon passage de l’estuaire (la troisième option, traverser à la nage, étant impossible malgré mes qualités quasi-exceptionnelles de nageur, ayant gagné à la nage mon surnom de « fer à repasser »), je choisis de pousser jusqu’à Lamarque après Marsac, un bac en part pour rallier Blaye, j’y serai rapidement et aviserai ensuite en descendant rive droite jusqu’à Royan, quitte à demander à Sylvie de venir me chercher si le vent persiste …

Les deux rives de la Gironde sont magnifiques, j’ai voisiné les îles du Nord à proximité du confluent Garonne-Dordogne.

Et belle surprise en arrivant sur la commune de Macau, à une quinzaine de bornes du port Lamarque. Et aide appréciable et appréciée. Je peux le révéler dans ces lignes, ça va faire le buzz dans le monde du cyclisme : une équipe continentale à prétention World Tour italo-berrichonne ou berricho-italienne est en train de se monter avec quelques jeunes espoirs très talentueux et d’anciens pros encore bien en cannes. Cette équipe était dans le coin pour un premier regroupement sportif et touristique. Bus, voitures, mécanos, une belle organisation. Et là, incroyable, la directrice sportive (car c’est une femme) me reconnaît. « C’est bien vous Thierry du Cyclerit et d’À deux c’est encore mieux ? On suit votre blog régulièrement ! ». Là, je me dis que j’ai un avenir là-dedans … Nom de l’équipe : « Bella-mama y papa ».

J’ai oublié de vous dire que ma chère et tendre était un peu inquiète de ce périple nocturne puis diurne, mon paternel aussi … C’est d’ailleurs une des raisons qui m’ont fait acquérir ma balise satellite qui m’accompagne dans mes balades à vélo quand je suis seul, elle propose un suivi en temps réel et permet de faire appel aux secours même en zone non couverte par le réseau téléphonique, et il y en a !
J’avais aussi promis à mon paternel de couper le périple en deux étapes : Toulouse-Bordeaux le matin et Bordeaux-Oléron l’après-midi, cela ne l’avait pas convaincu …
Qui vois-je donc à Macau en bord de route : mon père et Marie-Aimée … Belle surprise ! Je m’arrête bien sûr, les remercie d’avoir fait tout ce chemin juste pour voir un mec tout seul passer sur une petite route de Gironde à un rythme bien inférieur aux cadences des compétiteurs et des professionnels … Comme ils sont là tous les deux, je vais pousser jusqu’à la Pointe de Grave avec eux, transporté, pour les 70 kilomètres qui restent pour prendre le ferry là-bas et poursuivre mon périple.
Nous rallions donc Le Verdon-sur-Mer et la Pointe de Grave où je pourrai prendre le bateau largement dans les temps. Un point pour moi face au temps, je suis allé plus vite que lui ! J'ai remonté le temps !

 

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Traversée de ce beau territoire du Médoc avec ses châteaux somptueux, le territoire est prospère.

 

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Très jolie, cette Pointe de Grave où la Gironde rejoint l’océan. On distingue bien la rive droite avec Royan juste en face.

 

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Je prends donc le bateau au Verdon-sur-mer à 18h10, comme prévu initialement mais plus tôt que prévu malgré le temps passé et en remerciant comme il se doit mes deux directeurs sportifs.
Gros ferry, pouvant accueillir des camions, des voitures, des vélos (c’est gratuit pour les vélos) et leurs passagers ou usagers pour traverser la Gironde entre Grave et Royan, moins de 4 euros pour la traversée, ce n’est vraiment pas onéreux.
J’accoste à Royan, j’appelle Sylvie pour lui dire que tout va bien, depuis Bordeaux mon téléphone indique que la batterie n’est pas loin d’être déchargée, je l’utilise avec parcimonie. Je vais essayer de terminer mon périple sur le vélo, il reste une cinquantaine de bornes à couvrir, si besoin j’appellerai Sylvie qui viendra me chercher.

Vous ai-je déjà parlé de ces cyclistes que je croise régulièrement, en général le dimanche (d’où l’expression à venir) sans aucun équipement mais qui n’ont pas oublié leur téléphone, arrêtés au bord de la route suite à une crevaison ou un petit pépin technique et qui appellent à la maison pour qu’on vienne les chercher … Cyclistes du dimanche ! Vous pourrez toujours m’appeler, je ne viendrai pas ! Tu ne pars pas rouler sans un minimum d’équipement. Sur ce parcours, j’ai roulé avec mes deux sacoches, la sacoche de cadre (pas de sac à dos) et de l’équipement nécessaire : vêtements, 3 batteries pour la nuit au cas où (j’en utiliserai deux, la troisième pourrait servir le soir), un éclairage de rechange, deux éclairages arrières, un litre d’eau en plus des deux bidons, des barres, une petite pharmacie, un minimum d'outillage, etc. Le vélo était un peu chargé, pas autant que si j’étais parti pour un parcours avec bivouac, même si j’ai un équipement léger pour. J’ai croisé quelques cyclistes en itinérance.

Je pars de Royan pour quelques deux heures et demie de route, le vent n’ayant pas freiné sa fugue et le terrain étant plutôt dégagé.
Je vais chercher les bords de Seudre, ce coin est aussi superbe, avec ses marais, ses claires, ses prés dans les marais, etc. Direction La Tremblade, le pont sur la Seudre, Marennes et Oléron.
J’ai déjà parlé de ce clocher de Marennes que tu vois au loin et que cela n’en finit pas de le rejoindre …

Le vent a eu raison du cycliste, et je trouvais que j’avais quand même pas mal réussi mon truc, j’ai donc appelé Sylvie qui est venue me chercher à La Tremblade avec Bastien pour finir, sans déshonneur, mon parcours.

 

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Un grand merci au paternel, à Marie-Aimé, à mon épouse et mes enfants, à mes amis, à Philippe et Christiane, pour les encouragements et l’aide apportée.
J’ai d’autres projets en tête, j’ai du temps devant moi même si je n’ai pas les commandes de l’horloge, on en reparlera, avec toujours cet objectif à très long terme, mais le temps en décidera vraiment même si j’ai quelques cartes à lui jouer, ce record de l’heure détenu par Monsieur Robert Marchand.

Quand même 350 kilomètres parcourus, 30 heures éveillé depuis la petite sieste de la veille après-midi, plus de 18 heures effectives de vélo, je n’avais pas besoin de passer dans le rouge pour ces quelques 15 derniers kilomètres, et j’avais déjà passé le pont sur le vélo l’an dernier en fin de voyage de 3 jours.
Un petit défi personnel relevé, pas grand chose par rapport à beaucoup d'autres choses ...
30 heures … Certaines professions sont confrontées à cela, on nous en parle dans les médias pour la police, les hôpitaux, etc. Danger ! Même si ces personnes sont très consciencieuses, ce n’est pas possible de garder une vigilance nécessaire au bon exercice du métier dans de telles conditions … Danger pour elles et pour les autres ...
En forme le lendemain, pas grillé, pas mal aux jambes, un peu de raideur quand même, prêt à rouler pour faire un peu de garnotte sur cette belle île d’Oléron ; je vous invite d’ailleurs à lire tout ce que j’ai déjà publié sur le sujet.

Et toujours le chapeau bas aux cyclistes professionnels en particulier et autres sportifs de haut niveau pour leurs exploits et à ces cyclistes moins médiatisés qui alignent des milliers de kilomètres en continu, que ce soit sur des épreuves comme le Paris-Brest-Paris, la BTR (pas la clé, la Born to Ride), la Great Divide, les Race across, la Transcontinentale qui se court en ce moment (le Graal), ou sans challenge sportif en voyageant en itinérance … Tous les sports sont difficiles, sans aucun doute ; le cyclisme a sa particularité. Par exemple d’offrir un spectacle gratuit, il suffit de se poster en bord de route, nous sommes en plein Tour de France, pour en profiter, même si l’instant peut être bref quand on voit les vitesses atteintes. Et même si le sport professionnel en général, le cyclisme étant particulièrement exposé médiatiquement, a ses côtés cachés dont le dopage, ce que font ces gars est du domaine de l’exceptionnel, il faut souffrir pour faire ça, ça change de cinéma à la Neymar ou maintenant à la M’Bappé (on nous l’a vendu comme un grand intellectuel, il s’est planté dans ses dernières prestations, c’est dommage, il est aussi très très médiatisé, il est aussi très très très bien payé), les féminines ont apporté une sacré coup de fraîcheur au football mondial en ce début d’été (même si les grosses équipes comme les états-uniennes sont outillées question cinéma). On ne verra jamais un cycliste, un marathonien, un trailer, faire du cinéma … Je sais bien aussi que beaucoup de footballeurs savent ce que signifie mouiller le maillot et connaissent la dureté du sport.

Et quand je parle des exploits au long court, j’aime aussi beaucoup cet anonymat, le gars fait ça pour lui, pas besoin d’en parler, sans forcément se fixer un challenge, c’est aussi beau pour cela.

Et je ne vous ai pas parlé des quelques chansons qui ont traversé mon esprit en roulant, qui m’ont accompagné en pédalant (on a tous une play-list dans la tête …), des quelques jurons que j’ai pu pousser à certains moments face au vent, je le prenais à partie lui précisant que je plaisantais, au cas où il aurait envie de forcer, de tout ce que j’ai pu me raconter, de ce que j’ai pu ne rien me dire quand j’avais tout débranché …

Prendre son temps … J’en ai pas mal pris pendant ce parcours d’un jour … Pas grand-chose finalement mais une belle expérience !

 

 

18 juillet 2019

Fabio Wibmer

Fabio Wibmer - Fabiolous Escape 2

 

Street Riding with Danny Macaskill, Martin Söderström & Fabio Wibmer

 

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17 juillet 2019

Vélosophie et disgressions

J’aime beaucoup ce terme de « vélosophie », tiré du « Petit traité de Vélosophie, réinventer la ville à vélo », beau programme de Didier Tronchet, aussi auteur de BD truculentes, dont je vous recommande chaleureusement la lecture.

 

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Extrait :


La différence d’attitude face au monde entre le cycliste et l’automobiliste, c’est au plus intime qu’on peut la saisir. Au niveau du cul (postérieur). Observons celui du cycliste ; légèrement en arrière, il favorise l’envol de la colonne vertébrale. La posture est proche de la statuaire antique. Elle induit une vision dynamique, un mouvement vers l’avant qui témoigne d’une belle confiance en ce que la vie lui réserve.
Le postérieur automobiliste, coincé au confluent du dossier et du siège, ne peut se permettre l’arrogance d’un cul cycliste, qui exporte ses fessiers aux confins sans limites de la selle. Non, tout racrapauté sur sa molle concavité, il implique chez son propriétaire une pose semi-fœtale, qui trahit son repli sur lui-même ; impression renforcée par la simili-coquille d’œuf galvanisée de son habitacle, illusoire parodie de sécurité placentaire car elle se brisera au premier gros choc.
Cette prostration évoque l’avachissement du téléspectateur dans son sofa. Dans les deux cas, la tête doit renoncer à tout port un tant soit peu altier. Dans les deux cas, l’image qui nous est renvoyée, d’une humanité au volant, ou d’une humanité devant l’écran, est indigne.
L’automobiliste nous objectera qu’il s’en fout, qu’en voiture on avance plus vite. Le cycliste objectera que si c’est au prix de la dignité, ce n’est pas avancer. C’est reculer.

Le cycliste, droit comme un i, juché sur un vélo hollandais, arbore un port de tête d’aristocrate britannique ou d’officier de l’armée des Indes. La tranquille majesté de son véhicule se transmet à lui par osmose. Cet ensemble étroitement imbriqué homme-machine dégage une incontestable impression de noblesse.
L’imbrication vaut aussi pour l’ensemble voiture-conducteur. À cette différence que l’automobiliste ne donne plus le sentiment de faire corps avec sa voiture, mais bel et bien d’en être prisonnier.
Que les portières puissent être déverrouillées à tout instant, et que la prison soit mobile, ne change rien à cette première vision négative offerte par l’automobiliste ; captif prostré dans une ambiance skaï, doublement privé de sa liberté par une carcasse de métal et par une ceinture qui fait de lui le prolongement organique du siège avant.

Le mot de l'Éditeur :

À travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville, en passe de redevenir humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. Àsa façon il est en train de changer le monde.  

Journaliste, humoriste, dessinateur, comédien et scénariste, Didier Tronchet, né en 1958, se définit avant tout comme un cycliste urbain libre et républicain. Il est notamment l'auteur de Raymond Calbuth et Jean-Claude Tergal, deux BD à succès.

 

 

 

La publication de ce message doit s’accompagner de mon départ à l’instant du bord du canal de Garonne à Castelnau d’Estrétefonds sur mon cher vélo de garnotte en direction de l’océan, via le canal puis la rive gauche de la Garonne par la cyclable du canal puis des petites routes et des chemins au plus près de la rive. Je ne devrais pas me perdre et lorsque je serai devant l’océan, je prendrai à droite pour traverser la Gironde à la pointe de Grave pour rallier Royan et la cinquantaine de bornes me restant à parcourir pour arriver au Grand-Village sur Oléron, quelques 400 km en tout plus loin et dans quelques heures … Là, je retrouverai Sylvie et mes enfants pour quelques jours de vacances ... Et faire un peu de vélo sur les chemins et sentiers de cette belle île d'Oléron ...

J’ai déjà écrit sur le sujet et je vais sans doute m’étendre si je réussis mon périple : le temps prend une autre dimension en vélo : il peut être un obstacle, il peut être un objectif, il peut ne pas importer …
Aujourd’hui, je devrai passer au moins 18 heures sur le vélo (sans compter les arrêts), autant – Ô temps ! – vous dire que j’ai le temps.
Parler de tout, de rien, penser à tout, à rien, à rien quand tu débranches tout car ça devient dur, à tout car tu as le temps, parler tout seul, parler pour ne rien dire, penser, je vais avoir du temps aujourd’hui pour cela et je vous raconterai ça … Je vais aussi prendre du temps pour profiter du paysage, dès que le soleil se sera levé, et prendre quelques photos …

Si vous voulez suivre ma trace aujourd’hui, cliquez sur le lien suivant :

https://share.findmespot.com/shared/faces/viewspots.jsp?glId=0spxgDj8rGBRqPfRLXUqrqNBLIdUN3SeW

 

evolution

Quelques heures sur le vélo avec tout de même une petite prétention sportive bien sûr, je vais essayer de faire mon temps tout en le prenant, toucher à un petit exploit ... Avec un petit peu de folie aussi ... J'ai d'autres projets de ce type ...

 

 

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