29 septembre 2018

Gravel ? Gravier ? Allroad ? Cyclo-muletier ? Gravelle ou Garnotte ?

 

 

Si vous vous intéressez un petit peu au vélo, vous n’avez pas manqué l’évènement « gravel » … Les grandes marques nous ont présenté il y a 3 ans environ ce « concept » comme nouveau dans le monde du vélo.

Le gravel, c’est quoi ? C’est du vélo de route qui se permet de temps en temps de faire quelques incursions sur du chemin gravillonneux, du chemin forestier, à mi-chemin (c’est le cas de le dire) du VTT … C’est un vélo qui sera toujours performant sur le goudron et qui pourra aussi performer sur des voies plus cahotiques … Du cyclocross au long cours quoi …
Cette publication n’est pas un coup de gueule pour dire que le gravel n’a rien de nouveau, bien au contraire, je veux juste souligner le fait que ce type de vélo revient à l’essence même du vélo originel, l’Adam (et l’Ève, les dames aussi y ont droit) historique : les premiers vélos se tapaient des routes pas vraiment bitumées … Et depuis toujours les cyclos se sont intéressés aux pistes non bitumées …
Ce qui est nouveau par contre, c'est que les fabricants de vélo ont travaillé pour développer des vélos spécifiques pour cette pratique mixte : cadre entre VTT et route, freins à disques, guidon spécifique, etc.

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Oui, d’accord, dans le Midwest des EU (USA pour les anglophones) les cyclistes ont pris l’habitude de rouler sur les petites routes et chemins non-goudronnés depuis une dizaine d’années. A l’époque, les riders bidouillaient leur vélo de cyclocross ou de route en leur ajoutant les plus gros pneus qui passaient entre les bases pour encaisser les chocs. Des courses d’endurance existaient déjà là-bas … Mais moi j’ai des images en noir et blanc de cyclos sur les routes forestières ou montagnardes ou simplement les premiers tous de France …
Et même les ricains reconnaissent qu’ils n’ont pas la paternité historique du Mountain bike, ils l’ont rendu populaire, merci à eux !
Pareil pour le gravel.

Voilà pourquoi j’aime bien le terme « allroad » ou plus français cyclo-muletier.

Le gravel, donc, c’est pas nouveau mais malgré tout ça redonne un sens à la pratique cycliste « routière »: prendre plaisir sur la route et ne pas avoir peur de s’engager sur un chemin en se disant « Mais où va-t-il celui-là ? ».
Ce matin par exemple, j’avais prévu de faire une longue sur route mais je suis parti un peu tard, j’ai donc révisé à la baisse mes prétentions. Je roule sur les coteaux entre Castelmaurou et Saint-Loup-Cammas pour aller chercher Launaguet et le canal. Je me fais d’abord doubler par 2 fanas du chrono amenés par un avion roulant sur un aéro avec cintre de chrono. Mais là n’est pas mon propos, je disgresse. Je continue ma route, vais chercher le canal des deux mers à Lacourtensourt et suis le dit-canal, passe le pont-canal sur l’Hers et arrive à Saint-Rustice. Je décide de monter sur les coteaux et je prends un chemin en terre et gravier cahotique, je fais du gravel quoi, du cyclo quoi, et ça passe. En fin de parcours, je prendrai aussi une petite liaison en terre et gravier du côté de la forêt de Buzet.

 

Je fais du VTT, du vrai, du que tu pourrais pas passer même avec un gravel, sans prétention. Je fais du tandem VTT aussi, avec mon fils, avec des potes, et surtout avec Bruno et mes amis résidents du foyer Marie-Louise de Gratentour. Je fais de la route aussi avec mon « vieux » Look KG381 qui (je trouve) a un sacré look … Et je fais déjà du gravel avec mes roues Mavic Ksyrium et mes pneus en 25 mm, ça secoue un peu … Mais je vais sans doute quand même me mettre au « vélo de route à cadre spécifique et roues plus larges pour pouvoir aller sur des chemins gravillonneux ou cahotiques » pour que ça secoue moins tout en ayant une machine performante sur route, moi qui suis un inconditionnel du 26’’, amoureux du titane (même suspendu), adepte quand même du tubeless (pour crever, faut vraiment le vouloir), du frein à disque et de la tige télescopique (je ne suis donc pas réfractaire à la nouveauté, même si historiquement cette nouveauté va souvent chercher dans des concepts développés il y a bien longtemps …).

Le gravel en fait « réunifie » les pratiques cyclistes. Elle ont tellement été segmentées qu'on pouvait croire qu'il fallait au moins 3 vélos pour pouvoir rouler : route, cyclo, aéro, cross, cross-country, marathon, descente, enduro, all mountain, etc. En compétition ou en pratique extrême, cette segmentation est obligatoire.
Je me suis toujours refusé pour ma part et avec ma pratique à cette catégorisation, même si on peut quand définir 2 grandes familles : le vélo de route et le tout-terrain (avec le mien, je passe dans des secteurs bien raides mais sans l'engagement d'un descendeur ou d'un enduriste). Je n'oublie pas le BMX ou le trial.
Le gravel (mince, voilà que j'emploie sans problème ce terme, mais c'est un peu long « vélo de route à cadre spécifique et roues plus larges pour pouvoir aller sur des chemins gravillonneux ou cahotiques », nos cousins québécois disent « vélo à gravelle » ou « à garnotte ») est un bon trait d'union entre ces deux familles ... Il doit permettre de rouler sur route et sur des chemins que l'on ne pratiquerait pas forcément pas en VTT, il doit donc ouvrir de nouveaux horizons ... Pas besoin d'acheter un 3ème vélo par contre, le gravel remplace le vélo de route (pas pour les purs routiers qui ne fréquentent que les nationales ou départementales au goudron parfait). Je vous en reparlerai bientôt sur ce blog avec un test, en espérant ne pas me tromper dans mon analyse préliminaire ...


Cela relève aussi d'un certain état d'esprit qui donne plus de place au plaisir qu'au chronomètre. Chronomètre qui souvent pousse certains routiers à ne pas répondre à un salut convivial (il est vrai que lever la main une demie seconde ou dire « Salut ! » te plombe le chrono), encore moins quand le mec qui te salue ose rouler sur le goudron avec de gros boudins à crampons. Les vrais cyclos ou les cyclistes au long court te rendront avec plaisir ton salut ! (encore une disgression ...)

 

Et en France il y a quelques marques qui méritent le coup de pub question vélo et gravel :

 

Stiff : https://www.stiffbicycles.com/fr/accueil/ (beaux vélos carbone, fabriqués en Asie mais avec un cahier des charges, une conception et un assemblage en France, test à venir dans ces pages)

 

Caminade : https://caminade.eu/

 

Distance : https://distance.bike/ (site ouvert mais produits pas encore disponibles)

 

Histoire : http://www.histoire.bike/

 

Léon (Ah, le titane …) : https://cycles-leon.com/

 

Victoire : http://www.victoire-cycles.com/fr/

  

2-11 : https://www.2-11cycles.fr/21-randonneusesgravel

 

Fée du vélo : https://www.feeduvelo.com/

 

ETC … Il y a de beaux vélos à se monter avec des budgets pas forcément supérieurs à des vélos de série …

 

J’ai déjà parlé sur ce blog de l’excellent site « Bike Café », je vous invite à y lire l’article sur le gravel au début de son apparition (ou de sa réapparition si on n’oublie pas les cyclo-muletiers originels) sur le vieux continent :

 

https://bike-cafe.fr/2015/03/le-gravel-bike-un-velo-concu-pour-arpenter-de-nouvelles-routes/

 

 

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25 septembre 2018

cad (9)

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21 septembre 2018

Le Vélo Géant

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Bande dessinée de Lou Bergey et Nicolas André aux Éditions La Joie de Lire. 40 pages.

Martha vit à la campagne. Son passe-temps préféré, c’est rouler à toute allure sur les chemins de traverse au guidon de son petit vélo. Un beau jour de printemps, ses parents lui offrent le grand vélo d’adulte dont elle rêve depuis longtemps. Mais un jeune homme s’installe à la maison pour travailler dans les champs de ses parents. Martha est partagée entre son vélo tant attendu et le si mystérieux Peter et ses intrigants talents : Peter est un ouvrier singulier, il est aussi dessinateur. Tous les soirs après la journée de travail, il s’installe à la grande table sous l’auvent de sa cabane et dessine dans des carnets de toute sorte. Martha, chargée de lui porter le dîner, prend l’habitude de l’observer, fascinée par la magie du geste, et l’imaginaire graphique de Peter. Mais à la fin de l’été, Peter s’en va… Le destin n’a cependant pas dit son dernier mot. 

Une belle histoire tout en douceur et en finesse sur le pouvoir de l’imagination et de l’art et la force de l’amitié. 

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Album plutôt destiné à la jeunesse plein de poésie.

 

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20 septembre 2018

mezens 2 juin (3)

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16 septembre 2018

« Plus de 50 bornes, je ne vais pas y arriver ! »

 

 

Idée reçue : « Plus de 50 bornes, je ne vais pas y arriver ! »

Plus de 50 bornes de quoi ? De VTT ou plus de 80 bornes en route …


Il y a des caps à passer sur le vélo, celui des 50 bornes pour le VTT en est un, puis 70 puis 100, ou celui des 80 en route, puis 100, 150 et 200 …
Je ne pense pas que ce premier cap soit difficile à passer, il faut juste changer d’objectif sportif : ne pas viser la performance chronométrée (je parle pour moi, nombreux vététistes et routiers envoient du lourd sur de longues distances) mais viser l’endurance. Sur de la longue distance, en tout cas en VTT, je roule sur des rapports inférieurs et je n’hésite pas à poser le pied et pousser un peu sur les montées trop abruptes ou trop longues …
Et ça passe ! N’hésitez pas !
Il faut aussi trouver la bonne motivation …

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La seule certitude, c’est que la sortie prend plus de temps : mes plus longues sorties ont dépassé les 9 heures sur la selle … Je suis encore loin des pratiquants de l'ulta longue distance ...

 

 

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15 septembre 2018

sorèze (15)

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08 septembre 2018

VTT autour de Cordes-sur-ciel

Circuit de 60 km au départ des Cabannes (mais vous pouvez partir aussi de Milhars).

Les premiers kilomètres longent le Cérou et passent par le magnifique site protégé des dunes rouges de Maraval, site privé ouvert aux randonneurs. Respectez le site et restez sur les traces existantes, le plaisir n’en sera pas moindre.

Après Milhars, le circuit remonte la vallée du Bonnan (il y a des variantes) pour rejoindre le plateau et le Causse et les vignobles du Gaillacois avant de revenir sur Cordes-sur-ciel. Il y a un peu de goudron sur la deuxième moitié du circuit mais la trace réserve de bonnes surprises … Belle variété des terrains parcourus, de beaux panoramas, une bonne partie du circuit est ombragée.

Comme dans certaines de mes traces, il y a une portion « hors sentier » qui tombe au-dessus d’une bergerie et rejoint une petite route, passez doucement …

Plusieurs itinéraires VTT ont été tracés et sont balisés dans le secteur, la trace du jour suit en partie (dans l’autre sens sur une grosse montée et donc une superbe descente pour le circuit balisé) ou croise le superbe n°33 que vous pouvez prendre au départ de Milhars (68 km, il passe à Bruniquel).

Et comme à chaque publication sur visugpx, le dénivelé cumulé affiché est inférieur au dénivelé noté sur mon gps …

Ces terres accueillent aussi la très belle rando VTT La Cordiolo ...

Une petite dédicace spéciale pour Sébastien et Thierry avec qui j'ai fait quelques belles sorties, notamment sur ce secteur, et Patricia, Guillaume, Séverine et Annabelle. Si vous lisez ces lignes ...

Et si vous passez par Gaillac, arrêtez-vous chez Nicolas et Jean-Paul Hirissou au Domaine du Moulin pour déguster leurs excellents crus ...

 

La trace : https://www.visugpx.com/SZM4kMmRch

 

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(le flou en arrière-plan est volontaire !)

 

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04 septembre 2018

sivensbuzet (48)

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01 septembre 2018

Berges de Garonne

Actualisation d’une trace déjà publiée. Circuit au départ de l’église de Lespinasse qui longe d’abord le canal latéral pour aller rejoindre la rive droite de la Garonne, remonter jusqu’au pont de Blagnac pour rouler le long de la rive gauche jusqu’à la superbe passerelle de Gagnac-sur-Garonne. Pour la petite histoire (ou la grande), cette passerelle a été construite à la place d’une ancienne passerelle de transbordement des graviers de Garonne … Elle permet aux randonneurs et aux vététistes ou graveleurs (je ne sais pas si on dit comme ça) de rallier les deux rives de Garonne de jolie façon.

Je trouve cette boucle très agréable, elle est pratiquement ombragée tout le long, sauf pour la traversée de Beauzelle, et c’est une jolie bouffée de nature si près de l’agglomération toulousaine. Boucle faite en tandem avec Bastien, tranquillement … À noter que le jour où nous avons fait la boucle, l’accès au plus près rive gauche juste après le pont de Blagnac (avant la petite montée qui rallie la digue, le chemin part à droite) était interdit à toute circulation.

Boucle de 35 km que vous pouvez bien sûr faire directement des bords de Garonne sans passer par Lespinasse, mais la trace en contrebas du canal latéral le long du lac du Bocage mérite le détour …

La trace : https://www.visugpx.com/P98vDaTBoR

 

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